Inauguration de la stèle de la mémoire future à Biarritz le 29 octobre 2021 à 16h

Inauguration de la stèle le 29 octobre 2021 à 16 h
au Monument aux Morts de Biarritz Nouvelle-Aquitaine

En présence de son Excellence Madame Hasmik Tolmajian Ambassadrice d’Arménie en France
et de Madame Maider Arosteguy Maire de Biarritz

Cette stèle est une contribution collective initiée et réalisée par l’Association Culturelle AgurArménie du Pays Basque.

Pourquoi une stèle mémorielle ?

Cette pierre tombale, poussière d’étoile, symbolise le massacre prémédité d’un million et demi de victimes innocentes aujourd’hui encore sans sépulture.
Ces martyrs arméniens rejoignent inexorablement le pays de l’Oubli. L’Oubli est une contrée mystérieuse fantasmée, au ciel bleu délavé, au limon fertile déserté, aux sources claires devenues amères et carminées, aux légendaires abricotiers dessouchés.
Ils annoncent, telle Cassandre ignorée, la cohorte des sacrifiés de la folie humaine qui jalonnera les décennies à venir.
Nos aïeux évaporés vagabondent dans cet oasis-mirage depuis un siècle d’éternité, mais miracle ! le mirage se cristallise dans cette stèle, et c’est ici à Biarritz…

Le khatchkar ou la croix-pierre

Elle est là debout sous le ciel
Elle est là debout face au soleil
Comme une tristesse
Et un pilier de conscience.
Elle est là debout face aux siècles
Comme une beauté crucifiée.

Poésie de Vahagn Davitian, 1922-1996

Télécharger le flyer de l’annonce :
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Merci pour votre participation à la fondation de la stèle de la mémoire

Notre association réunit à ce jour près d’une centaine de membres.
Certains d’entre nous avait le projet secret et longtemps inavoué d’ériger une stèle à la mémoire des parents et proches volatilisés au cours de ce massacre de masse que d’aucuns n’osent pas nommer génocide.
Le rêve devient réalité grâce à la bienveillance de la municipalité de Biarritz représentée par Madame le Maire Maider Arosteguy
Un espace nous est ainsi dédié au Monument aux Morts de Biarritz, lieu évocateur de tant de chagrins.
Nos morts, nous devrions dire « nos disparus » sans sépulture auront leur modeste lieu de repos, nous pourrons enfin nous y recueillir et pour beaucoup prier.
Ce rêve a aussi une matérialité. Merci à tous les intervenants qui ont permis la réalisation de ce symbole de mémoire.
Si vous êtes sensibles à notre démarche, vous pouvez, exceptionnellement nous aider à son financement.

Oui je participe
Sinon un mot d’encouragement et de soutien nous ira droit au cœur

Envoyez vos dons par chèque à :
Association Agur Arménie, 2 rue Darrichon 64200 Biarritz
chèque libellé au nom de : « Association Agur Arménie »
Ou par virement bancaire :
IBAN Banque Courtois Anglet : FR76 1026 8045 7110 2567 0020 003

Une attestation fiscale sera délivrée vous permettant de bénéficier d’une réduction fiscale d’impôt de 66% sur la somme versée.
Ainsi un don de 100€ versé représente une somme réelle de 33€.

Ardem Patapoutian – Prix Nobel de Médecine en 2021

Ardem Patapoutian | National Institute of Neurological Disorders and Stroke

Ardem Patapoutian, né en 1967 à Beyrouth au Liban, est un biologiste moléculaire et neuroscientifique libano-américain d’origine arménienne au Scripps Research à La Jolla en Californie.

Il est co-lauréat du prix Nobel de médecine avec David Julius en 2021.

Biographie

Ardem Patapoutian fréquente l’université américaine de Beyrouth avant d’émigrer aux États-Unis en 1986. Il obtient un baccalauréat en biologie cellulaire et du développement de l’Université de Californie à Los Angeles en 1990 et un doctorat en biologie du California Institute of Technology en 1996. En tant que chercheur postdoctoral, Patapoutian a travaillé avec Louis F. Reichardt à l’Université de Californie à San Francisco. En 2000, il est nommé professeur assistant au Scripps Research Institute. Entre 2000 et 2014, il occupe un poste de recherche pour la fondation de recherche Novartis. Depuis 2014, Patapoutian est chercheur pour le Howard Hughes Medical Institute (HHMI)

Récompenses et honneurs

Ardem Patapoutian est membre de l’ Association américaine pour l’avancement des sciences depuis 2016, membre de la National Academy of Sciences depuis 2017 et de l’Académie américaine des arts et des sciences depuis 2020. En 2017, Patapoutian a reçu le prix W. Alden Spencer (en), en 2019 le Rosenstiel Award, en 2020 le prix Kavli en neurosciences et le BBVA Foundation Frontiers of Knowledge Award in Biology / Biomedicine

En 2021, il reçoit le prix Nobel de physiologie ou médecine conjointement avec David Julius pour leurs découvertes de récepteurs de la température et du toucher.

Commentaire de notre ami Pierre Anhoury :
En plus ses travaux sont presque basques puisqu’ils partent du piment 😃https://www.sciencesetavenir.fr/…/remise-du-prix-nobel…

Festival à Mauléon du 7 au 10 oct 2021

Pour cette première édition du festival Ainerak, l’invité d’honneur de la Ville de Mauléon ne pouvait bien évidemment n’être qu’une femme, courageuse, engagée : Pinar Selek.
Née à Istanbul, sociologue, militante antimilitariste et féministe, contrainte à l’exil en France où elle a obtenu la nationalité française en 2017, Pinar Selek évoquera à travers diverses conférences son parcours et la force artistique qui émane d’une vie de lutte.

Télécharger le Flyer de l’événement

L’identité arménienne – France Culture du 25 09 2021 avec Raymond Kévorkian

Se souvenir, entretenir la mémoire, ne pas la laisser périr ; autour de la question de l’identité arménienne et du génocide de 1915, le philosophe Michel Marian et l’historien Raymond Kévorkian

MARSEILLE, FRANCE - 2018/04/24 : Marche commémorative des Arméniens vers l'Ambassade Turque pour marquer l'anniversaire du Génocide Arménien

Alain Finkielkraut s’entretient avec le philosophe Michel Marian et l’historien Raymond Kévorkian, à propos de la question de l’identité arménienne.
Replay France Culture

Dans un livre intitulé La Présence de Dieu dans l’histoire (éditions Verdier, 2005), le philosophe Emil Fackenheim écrit :  » (…) Aujourd’hui, la distinction entre juifs religieux et juifs séculiers est supplantée par celle entre juifs inauthentiques, qui fuient leur judéité, et juifs authentiques qui l’affirment. Ce dernier groupe comprend des religieux et des séculiers. Et ils se trouvent unis par la Voix prescriptive qui se fait entendre depuis Auschwitz. Que prescrit la voix d’Auschwitz ? Il est interdit aux juifs de donner à Hitler des victoires posthumes. Il leur est prescrit de survivre comme juifs, de peur que périsse le peuple juif. Il leur est commandé de se souvenir des victimes d’ Auschwitz de peur que périsse leur mémoire. (…) »

Comment ne pas repenser à ce texte en lisant L’Arménie et les Arméniens en 100 questions : les clés d’une survie, de Michel Marian, et Seule la terre viendra à notre secours : journal d’une déportée du génocide arménien, de Serpouhi Hovaghian, édité par Raymond Kévorkian ?

 » Existe-t-il pour les Arméniens une voix prescriptive du génocide de 1915  » ? (Alain Finkielkraut)

Michel Marian

La formule, que je découvre, est très forte, frappante, et elle peut s’appliquer au cas arménien. Je n’en dirai peut-être pas autant du début du texte cité à propos des juifs authentiques et des juifs inauthentiques, dans la mesure où pour les Arméniens, il n’y a pas le même risque d’antisémitisme que pour les Juifs – en tous cas, pour ce qui est des Arméniens de la diaspora. Pour ce qui est de la Voix prescriptive, bien sûr, il y a eu à un moment donné un projet de faire disparaître les Arméniens, et c’est même, peut-être, le nerf du besoin de transmission et de maintien d’une forme d’arménité – le nerf, c’est-à-dire  le fait de répondre négativement à cette volonté destructrice. 

Si l’on regarde cela d’un point de vue sociologique, on vit dans un monde de diaspora, où l’on voit qu’objectivement, ce ne sont pas les Arméniens qui gardent le plus leur langue, par exemple, ils ne sont pas non plus les plus endogames – ils seraient exogames à 90% – et pourtant, ils frappent par leur résilience collective, et cela tient principalement, me semble t-il, à cette voix prescriptive.

Raymond Kévorkian

Je pense que cette voix prescriptive est centrale, elle est essentielle ; il faut quand même souligner que cette diaspora arménienne si souvent évoquée, est le fruit du génocide : c’est une grenade qu’on a fait éclater, avec une dispersion de survivants qui va des Etats-Unis à l’Australie. C’est donc un phénomène nouveau. 

 » On peut parler de la naissance d’une identité arménienne diasporique qui repose sur les fondations de cette violence originelle « 

Avec un saut de générations – j’ai pu l’observer : il s’agit souvent, non pas de la première génération née en France, mais de la deuxième, qui s’empare de la mémoire et de l’héritage douloureux.

Parmi les Arméniens, l’exogamie, nous dit Michel Marian, est largement majoritaire. Cela veut-il dire que d’ici quelques générations, l’identité arménienne sera vouée à se dissoudre ?  Elle n’est pas la seule. Dans les communautés juives, par exemple, il y a toujours cette inquiétude « mon fils/ma fille épousera t-il un juif/une juive  » ? Cette inquiétude, exprimée naguère de manière pressante, l’est aujourd’hui moins, mais tout de même, pour précisément que la dissolution n’ait pas lieu. (Alain Finkielkraut)

Michel Marian

Il nous faut quand même ajouter un codicille à ce propos de Fackenheim : ce type d’injonction ne peut devenir aussi fort que pour des peuples qui ont déjà un terrain, une histoire favorable, à cette réception – peuples pour qui  » il y a un impératif de se souvenir  » – et on parle de périodes bien plus reculées qu’ Auschwitz. Pour les Arméniens, c’est pareil, il y a ce terrain favorable à une sorte de prise en compte d’une histoire cyclique, avec des moments de soulagement voire de résurgence, et des moments, au contraire, d’abattement ou de destruction. Il faut avoir cela à l’esprit. (…)

L’intégralité de l’émission est à écouter sur l’application radio-France

30e Anniversaire de l’Indépendance de l’Arménie

Arménie, la perle menacée du Caucase

Enquête exclusive par Bernard de la Villardière
M6 Magazine 19 sept 2021
Voir le Replay

Émission Allegretto par Denisa Kerschova
France Musique 13 sept 2021
Écouter le Podcast

Un mois de Juin 2021 très animé !

Vous trouverez ci-dessous les Petites Infos de votre association AgurArménie, avec un retour en images (et parfois des vidéos) sur un mois de juin très animé,
ainsi qu’une invitation à partager notre animation du stand 44  AgurArménie au Forum des Associations de Biarritz ce dimanche 29 août.

Cliquez ici ou sur le texte pour visualiser le pdf et activer les liens

OCELYANE nous a quittés ce vendredi 6 août 2021

OCELYANE nous a quittés dans la nuit de jeudi à vendredi. Elle s’est éteinte doucement à l’hôpital., suite à une longue maladie.. Jusqu’au bout elle était restée positive, souriante. Avec Clément, elle a connu et aimé les Arméniens, elle a participé à nos rencontres. Généreuse elle parrainait des enfants d’Ashotsk et participait avec l’association Planete-Ecoles à la rénovation de l’école de Charentsavan en Arménie.

Une grande Dame

Peintre, et aussi poétesse, elle avait écrit de nombreux recueils de poésie qui traduisent sa grande sensibilité et son empathie envers autrui… Pour Océlyane « la poésie est un cri dont l’écho est en chacun de nous», humanisme qui lui a valu de nombreuses récompenses officielles.

Quelques jours avant de partir,  elle a écrit ce poème…

Adieu Océlyane, nous ne t’oublions pas et nous nous rappelons la rencontre poétique du 13 avril 2019 à la Médiathèque de Biarritz.

La cérémonie d’adieu aura lieu JEUDI 12 aout à 11h45 au crématorium de Cornebarrieu, chemin de Faudouas, 31700. Un coussin de fleurs aux couleurs de l’Arménie de la part de notre association l’accompagnera..

Traditionnelle fête champêtre de l’Asso AgurArménie (« Tacht’ahantes ») Dimanche 27 juin 2021

A partir de MIDI, dans une ambiance conviviale et musicale, en conformité avec les consignes sanitaires du moment ,
à BAYONNE, Maison Diocésaine, 10 avenue Darrigrand
,
comme l’an dernier, patio extérieur

N’oubliez pas d’apporter vos couverts, boisson eau vin, et un plat salé ou sucré (ou plus) qui sera mis en commun pour un buffet partagé, comme dans la tradition….

Apéritif convivial offert par l’Association. Ambiance musicale assurée par Jean-Christian

Une petite participation à votre convenance sera demandée (location des lieux privatisés) et nous prévoyons une tombola..

Une balade dans le parc peut être proposée , soit le matin, soit l’après-midi (merci de nous prévenir pour l’organisation)

QUI VIENT ???
Répondre rapidement à LUCIE

« Si le vent tombe » en présence de sa réalisatrice Nora Martirosyan – jeudi 10 juin 2021 20h30 cinéma l’Atalante Bayonne

« Si le vent tombe » : l’impossible envol d’un peuple dans le Haut-Karabakh
Nora Martirosyan réalise un premier long-métrage ubuesque et puissant, inspiré par la situation de la province arménienne et République autoproclamée.

Le Monde par Clarisse Fabre

L’immersion malgré lui d’un Français dans la vie en pointillé du Karabakh/Artsakh martyr. A l’heure où un nouveau conflit a une fois de plus embrasé le Haut-Karabakh avec son lot de victimes, d’exactions et de souffrances, le film « Si le vent tombe » résonne de manière magistrale.  

Voir la bande annonce
Réserver une place à l’Atalante

La réalisatrice Nora Martirosyan en 2020  lors du festival de film à d’Angoulème.

Pour son premier long-métrage, la réalisatrice d’origine arménienne a posé sa caméra dans le Haut-Karabakh, un territoire en crise, afin d’évoquer l’espoir sans cesse déçu de tout un peuple à « faire pays ».

Le Monde Mathieu Macheret

‘Seule la terre viendra à notre secours’ – Journal d’une déportée du génocide arménien – Serpouhi Hovaghian

Oublié pendant des décennies dans un grenier avant de rejoindre les collections de la BnF, le carnet de Serpouhi Hovaghian constitue l’un des rares témoignages connus d’une victime écrit alors même que le génocide arménien se commettait. La présente édition critique du récit qu’il renferme nous plonge dans une des périodes les plus sombres du XXe siècle.

Pour comprendre et décrypter ce document fragile, bouleversant, les éditions de la BnF ont fait appel à l’historien Raymond Kévorkian, spécialiste de l’histoire arménienne, qui livre ici une édition critique indispensable.

 » Nous marchions sans but, six heures par jour, sans manger ni boire. Marche, marche sur la route jusqu’à ce que tu en finisses avec ta vie [… ]. « 

Serpouhi Hovaghian

Le 25 octobre 1915, une jeune Arménienne de vingt-deux ans échappée d’un convoi de déportés arrive dans le port de Giresun sur la mer Noire dans des conditions dramatiques. Le génocide orchestré par les Jeunes-Turcs contre les Arméniens de l’Empire ottoman fait rage depuis le mois d’avril. Comme beaucoup de ses compagnes d’infortune, Serpouhi Hovaghian a dû abandonner son fils de quatre ans en cours de route, et demeurera cachée plusieurs années, au prix de fréquents changements de domicile.
Au cours de sa longue clandestinité, elle utilise un carnet pour consigner par écrit avec plus ou moins de régularité son expérience et les événements dont elle a vent dans une sorte de journal intime, tenu en arménien, puis en français, avec quelques passages en grec. Dans ce récit fragmentaire, elle relate son périple à travers l’Anatolie, depuis son départ en déportation de Trébizonde où elle vivait avec sa famille en juin 1915, et sa vie recluse à Giresun.

Voir l’annonce de BnF Editions

Supplément du Parisien du 4 juin 2021

‘La solitude de l’Arménie face à la menace turque’ – L’édito de Valérie Toranian dans la ‘Revue Des Deux Mondes’ – 7 juin 2021

Nous sommes nos montagnes, disent les Arméniens. À parcourir les routes en lacets de l’Arménie, petite République du Caucase où la beauté des paysages vous coupe le souffle, la phrase prend tout son sens. Sans leurs montagnes, les Arméniens n’existeraient plus depuis longtemps.

Voir l’article

C’est sur les promontoires les plus reculés qu’ils ont bâti leurs forteresses. C’est dans les grottes, sur les flancs des massifs inhospitaliers, qu’ils se cachaient des envahisseurs, après avoir creusé la roche, sous les dalles de pierre des monastères, pour y enfouir les manuscrits précieux qu’ils sauvaient ainsi des flammes. Ce sont les hauteurs qui abritèrent leurs îlots de résistance. De leurs montagnes, ils ont la résilience. Et quelle résilience ! Des siècles d’envahisseurs d’est en ouest, du nord au sud : les Parthes, les Romains, les Arabes, Tamerlan, Byzance, les Mongols, les Turcs Seldjoukides, les tribus turques du Caucase, les Perses, que les Russes chasseront de la partie orientale de l’Arménie au XIXe siècle. L’empire ottoman, bien sûr, qui soumit et saigna sept siècles durant les Arméniens, jusqu’au génocide de 1915, et dont Erdoğan a repris le flambeau et les rêves de grandeur : panturquisme, islamisme, nationalisme. L’Azerbaïdjan enfin, qui a mené à l’automne 2020 une guerre éclair contre les Arméniens du Karabakh, région historiquement arménienne arbitrairement rattachée à l’Azerbaïdjan par Staline en 1921. Des milliers de soldats arméniens tués à coup de drones, des prisonniers que Bakou refuse toujours de libérer, des crimes de guerre, des monastères et des églises détruits ou transformés en mosquées. Erdoğan est bientôt attendu à Chouchi pour la fête du « salut national ». Et pour inaugurer une école des Frères musulmans, disent les rumeurs. Chouchi, ville reprise aux Arméniens par les Azéris. Le drapeau de l’Azerbaïdjan flotte désormais sur la cathédrale. L’Histoire se répète.

« Il y a quelques jours, des soldats azéris ont pénétré sur le territoire arménien, ont tué un soldat et en ont kidnappé six autres. Les Arméniens attendaient que la Russie réagisse. La Russie attend. La Russie louvoie. »

Voir l’article

‘Chouchi, forteresse disputée’ – Émission ‘Villes divisées’ sur France Culture – 3 juin 2021

Chouchi, ou Choucha, est disputée par l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Elle a une importance symbolique au niveau culturel comme religieux pour les deux pays. Depuis sept mois elle a été reprise par l’Azerbaïdjan. Comment les deux camps utilisent-ils l’histoire pour démontrer leur droit à cette ville ?

Écouter l’émission (58 min)

Le 22 novembre 2020, des soldats de la paix russes montent la garde à l'extérieur de la ville de Choucha, les combats avaient repris dans la région contestée du Haut-Karabakh.

Les invitées de l’émission sont Taline Ter Minassian, historienne, professeure des universités à l’Institut national des langues et civilisations orientales et Taline Papazian, politiste et chargée de cours à l’université Aix-Marseille.

Une femme prie dans la cathédrale du Saint-Sauveur (Ghazanchetsots) endommagée par une attaque à la roquette des forces armées azerbaïdjanaises, le 18 octobre 2020.

Seconde partie – Le focus du jour 

Le massacre de Chouchi, une péripétie tragique dans une longue histoire 

En mars 1920 a lieu le massacre de Chouchi : la ville est incendiée et environ 20 000 Arméniens sont tués. A l’époque, la ville était le centre administratif et culturel d’Artsakh. Mais cette destruction est à mettre en perspective à une plus grande échelle. Les relations internationales entre Soviétiques et Britanniques sont en jeu dans ce massacre, qui donne à voir les prémices d’un scénario voué à se répéter en 1988. La ville a-t-elle réussi à se remettre de ce massacre ?

Entretien avec Claire Mouradian, spécialiste du Caucase, directeur de recherche au CNRS et responsable de l’équipe Caucase au CERCEC (Centre d’Etude des Mondes Russe, Caucasien et Centre-Européen).

Une émission préparée par Margaux Leridon et Albane Barrau. 

‘Six cents ans de Solitude’ article de V de Jaeghere dans le Figaro Histoire

Lire l’article du Figaro…

Si vous suivez  l’actualité concernant l’Arménie, vous n’êtes pas sans savoir que ce pays ami reste sous la menace de l’expansionnisme azéri,après l’agression turco-azérie en Artsakh

Voici un article du Figaro Histoire intitulé « Six cents ans de solitude », envoyé par Paulette Coutant, notre conférencière d’octobre 2020 (Les Arméniennes de l’Empire ottoman à l’école de la France », et Présidente de l’asso AEFA (Amitiés et Échanges Franco-Arméniens)

Évoquant à la fois le passé et le présent, cet article contient des cartes très intéressantes et fait une analyse claire de la situation. Il rappelle que « l’atonie de l’Europe a permis à la deuxième armée de l’Otan de violer impunément le droit international ».

Radio « AYP FM  » 99,5 dans son émission « Cartes sur table » de samedi 29 mai a traité du même sujet intitulé : »Arménie solitaire ? »
Vous pourrez écouter à nouveau les différents intervenants, Christian Makarian, Jean Robert Raviot et Kéram Manoukian avec le lien suivant http://aypfm.web-isi.org/cst/20210529.mp3

Lire l’article du Figaro…

Le 28 mai de 20h30 à 22h30 Après la guerre de sept-nov 2020, Les artistes s’unissent pour rebâtir l’Artsakh !

Soirée offerte sur inscription
Je m’inscris gratuitement

Entre septembre et novembre 2020, les Arméniens de la République d’Artsakh ont perdu les deux tiers de leur territoire.

L’Arménie est la première nation chrétienne au monde. L’Artsakh, l’une de ses régions historiques, est un berceau du christianisme et un musée à ciel ouvert. Territoire grand comme la moitié de la Corse, il est couvert de 500 églises et monuments chrétiens datant pour certains des tous premiers siècles du christianisme.

Chouchi était la capitale historique et culturelle de l’Artsakh. Cette ville, et de nombreux autres villages, ont été pris par l’Azerbaïdjan. Les enfants et leurs familles ont tout perdu – maisons, écoles, centres d’accueil – contraints de fuir pour survivre.

Grâce à cette soirée de soutien, l’association Espoir pour l’Arménie, active depuis 1989, créera pour eux à Stepanakert – la capitale actuelle – un nouveau centre d’accueil nommé « La maison de l’Espoir ».

Ils pourront bénéficier d’un soutien scolaire, d’activités éducatives et culturelles. Ce lieu permettra aussi la transmission et la valorisation du patrimoine et des richesses artistiques de Chouchi et de leurs villages d’origine.

Une soirée exceptionnelle parrainée par

« Si le vent tombe » un film de Nora Martirosyan au ciné Le Royal à Biarritz

Film français
de Nora Martirosyan
Avec Grégoire Colin, Hayk Bakhryan, Arman Navasardyan. 1 h 40.

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« Si le vent tombe »,  ou l’immersion malgré lui d’un Français dans la vie en pointillé du Karabakh/Artsakh martyr.

A l’heure où un nouveau conflit a une fois de plus embrasé le Haut-Karabakh avec son lot de victimes, d’exactions et de souffrances, le film « Si le vent tombe » raisonne de manière magistrale

Dans son premier film, la réalisatrice Nora Martirosyan met en scène une étrange histoire de frontière. Cette fiction intime et politique frappe par son audace et sa sensibilité.

Les Echos

Le cinéma de fiction, rattrapé par la réalité douloureuse, reflète parfois avec une rare intensité les soubresauts de la grande Histoire.
Dans cette fiction si pertinente d’un point de vue géopolitique, la cinéaste met en scène Alain, un inspecteur international envoyé au Haut-Karabagh pour valider l’ouverture d’un aéroport dont la situation territoriale pose d’innombrables problèmes vu le contexte local explosif.
Dans ce petit aéroport flambant neuf dont les pistes, pour l’heure, n’accueillent aucun avion, Alain (incarné par Grégoire Colin, dans l’un des meilleurs rôles de sa carrière) plonge dans une aventure à la fois intime et politique où l’absurdité règne en maître et, parallèlement, découvre un pays complexe dont on nie l’existence.

Les Echos

Le film fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020 et de la Sélection ACID Cannes 2020.

Revoir sur LCP un Documentaire Choc « Les Justes Turcs, un trop log silence »

‘Les Justes Turcs, un trop long silence
sur la chaîne LCP (Assemblée Nationale)
Mardi 25 mai à 20h30
Mercredi 1er juin à 00h30
Vendredi 25 juin à 20h30

Un documentaire écrit et réalisé par Laurence D’Hondt et Romain Fleury
Le documentaire diffusé à trois reprises sera suivi sur la chaîne TV LCP d’un débat
Voir la Vidéo

Cela fait plus d’un siècle que la Turquie refuse de reconnaître sa responsabilité dans le génocide arménien et la mort de 1,5 millions d’Arméniens entre 1915 et 1917. Ce négationnisme oppose toujours les deux peuples et a jeté dans l’oubli cette poignée d’hommes et de femmes turcs qui ont choisi de sauver des vies arméniennes.
Simples bergers ou chefs d’entreprise, soldats ou officiels de l’empire ottoman, ces Justes Turcs ont désobéi aux ordres de déportations et de massacres, au péril de leurs vies. Mais leurs actes de résistance qui font d’eux des « Schindlers turcs » restent jusqu’à ce jour méconnus et même niés par l’histoire officielle turque.
Le narrateur, descendant d’une famille arménienne sauvée par des Turcs, se rend en Arménie à la recherche d’autres familles qui comme lui doivent la vie à des Turcs, en Belgique, où il poursuit ses recherches et rencontres et en Turquie, où les descendants de Justes osent témoigner de leur histoire familiale, malgré les risques encourus à parler du génocide arménien dans ce pays.
Tout au long du documentaire, place est faite à des récits d’entraide et d’humanité nés au cœur même de la barbarie, rappelant qu’aucun crime, si atroce soit-il, n’empêche l’humanité de se manifester.

Voir l’article publié par Nouvelles d’Arménie Magazine
sur armenews.com

Ce documentaire raconte l’histoire de ces Turcs qui, face aux ordres de massacres des Arméniens en 1915, ont décidé de désobéir. Ils se sont élevés contre l’injustice, au risque de leur vie. Descendant d’une famille arménienne sauvée par des Justes, le narrateur exhume ces récits d’entraide, nés au cœur de la barbarie.

Webinaire – Programme Santé des Femmes – ASF Arménie – Pr Henri-Jean Philippe

REPLAY DU WEBINAIRE
« Périnatalité »
——————- Chapitres ——————-
00:00​​ Générique
00:16​​ Introduction

Première partie : l’Arménie en 2021
00:45 La guerre dans le Haut-Karabagh : regard d’un chirurgien
15:44​​ L’Arménie et son histoire
32:16​​ La mission d’Actions santé femmes en Arménie
46:17​​ Échanges sur la première partie

Deuxième partie : Actualités en périnatalité (introduction)
53:55​​ Vaccin COVID-19 et grossesse
1:13:40​​ Les nouveaux tests de dépistage néonatal
1:38:42​ Evaluation des maisons de naissance
2:05:30 Conclusion

Intervenants :
Dr Patrick KNIPPER- Chirurgien Plasticien
Robin FABRE – Scénariste et écrivain
Pr. Henri-Jean PHILIPPE – Gynécologue-Obstétricien, Hôpital Cochin-Port-Royal
Léa MARCHAL – Sage-Femmes, Marseille
Pr. Olivier PICONE – Gynécologue-Obstétricien, président du GRIG, Hôpital Louis Mourier
Pr Michel POLAK- Endocrinologue pédiatre, Hôpital Necker
Mariana BEIJA – experte mandatée par la DGOS, Government Healthcare

Conférence Samedi 12 Juin 2021 à 15h30 – Guillaume Perrier – ‘Géopolitique de la Turquie. Où va la Turquie?’

Samedi 12 Juin 2021, à 15h30
Médiathèque de Biarritz
par Guillaume Perrier
Journaliste, grand reporter, ancien correspondant du Monde en Turquie, a longtemps vécu à Istanbul.

Au pouvoir depuis près de 20 ans, le président RT Erdogan a imprimé sa marque sur la Turquie.
Quelle est sa vision? Quelles sont ses ambitions et celles de son pays sur la scène internationale?

Guillaume Perrier
Auteur :

– La Turquie et le Fantôme arménien (2013, Actes Sud), en BD (2015), en film documentaire (2015).
– Dans  la Tête de RT Erdogan (Actes Sud 2018).
Réalisateur : Erdogan l’ivresse du pouvoir (Arte 2016).

Invitation au voyage – Arte.Tv – L’Arménie de Guédiguian

Dans l’émission ‘Invitation au voyage‘ sur Arte.TV le 11 mai 2021 Linda Lorin nous emmène à la découverte de l’Arménie de Robert Guédiguian
Voir la vidéo

L’Arménie, les autres racines de Robert Guédiguian 
D’origine arménienne par son père, le réalisateur marseillais Robert Guédiguian est parti à la rencontre de ses racines en allant tourner son film Le voyage en Arménie.

Revoir la vidéo

Mélinée Manouchian 1913-1989 épouse et biographe de Missak Manouchian, chef des troupes militaires FTP-MOI, fusillé en 1944

Mélinée MANOUCHIAN --- Cliquer pour agrandir

Mélinée Manouchian (en arménien : Մելինէ Մանուշեան), née en 1913 à Constantinople (Empire ottoman) et morte le 6 décembre 1989 à Paris (France), est une immigrée résistante d’origine arménienne, devenue française à la Libération. Veuve du héros de l’Affiche rouge Missak Manouchian, elle en est le premier et principal biographe.

Avant d’être exécuté le 21 février 1944 Missak lui adresse une lettre

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« 21 février 1944
Ma chère Méline,
Ma petite orpheline bien-aimée,
Dans quelques heures je ne serai plus de ce monde….Je m’étais engagé dans l’armée de la libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la victoire et du but…… Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité, après la guerre qui ne durera plus longtemps….J’ai un regret profond de ne pas t’avoir rendue heureuse. J’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, d’avoir un enfant pour accomplir ma dernière volonté…. Je mourrai tout à l’heure avec mes vingt-trois camarades, avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille…. »

En 1977 Mélinée publie une biographie de Missak Manouchian

Trente ans se sont écoulés depuis que les nazis fusillaient, le 21 février 1944, après un procès qu’ils voulaient retentissant, 23 combattants de la Résistance Française. Parmi eux, le commandant de tous les détachements F.T.P. des immigrés de la Région Parisienne, que la célèbre Affiche Rouge présentait en ces termes : « Manouchian, Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés ».

Compagne de Missak Manouchian qui fut aussi poète, journaliste, militant communiste, Mélinée Manouchian raconte, dans un style volontairement direct, leur vie commune, si proche, même durant les séparations inévitables dues à ce dur travail clandestin pour la libération de leur pays d’accueil.

‘Fou d’histoire’ – Simon Abkarian sur France Culture

Émission ‘Le Cours de l’Histoire‘ par Xavier Mauduit
Écouter sur France Culture le 07/05/2021

Acteur, comédien, metteur en scène et dramaturge, Simon Abkarian est un homme de théâtre accompli. À la scène comme à la vie, il transporte avec lui une histoire familiale qui, de l’Arménie à la Syrie, du Liban à la France, porte une culture, raconte une diaspora et éclaire ses engagements.

Les premières années de la vie de Simon Abkarian sont marquées par l’exil et la guerre. Après une enfance passée dans une cité de Goussainville dans le Val d’Oise, ses parents d’origine arménienne repartent avec toute la famille dans leur Liban natal. Surgit alors la guerre en 1975 qui pousse sa mère à fuir de nouveau vers la France puis les États-Unis. C’est à Los Angeles que Simon Abkarian fait sa rencontre avec le théâtre, à travers les œuvres de Shakespeare et l’aide de Georges Bigot qui lui ouvre les portes du Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine. Ces premiers pas le conduisent ensuite à jouer au cinéma pour Ronit Elkabetz, Atom Egoyan, Robert Guédiguian, ou encore Cédric Klapish, puis, à la télévision dans les séries Pigalle, la nuit et Kaboul Kitchen. C’est au théâtre, dans plusieurs pièces qu’il écrit et met en scène que Simon Abkarian raconte la guerre et l’oppression des femmes en réinvestissant les mythes. Comment porter la mémoire d’un génocide ? Comment raconter l’histoire tout en restant attaché à l’imaginaire ? Qu’est-ce que les mythes nous apprennent de l’histoire ?

Comédien, Simon Abkarian a joué au théâtre notamment sous les directions d’Ariane Mnouchkine et d’Irina Brook et, au cinéma, avec de très nombreux réalisateurs dont Cédric Kaplich, Robert Guédiguian, Atom Egoyan. Il a fondé la Compagnie Tera avec laquelle il met en scène ses propres pièces qui sont éditées chez Actes Sud-Papiers.

La transmission de l’histoire du génocide et de l’exil

Parfois, autour d’une table, des gens se lèvent, ils disent une poésie qui raconte ça ou parfois, une fille chante une chanson sur l’exil et tu vois des gens qui ont les larmes aux yeux. Gamin, tu essayes de comprendre pourquoi ils pleurent et puis tu cherches des réponses et là, quelqu’un te raconte. Simon Abkarian