Art Lyrique

QUELQUES STARS DE L’ART LYRIQUE D’ORIGINE ARMENIENNE

Asmik Grigorian Soprano

L’une des sopranos les plus célèbres au monde, elle est demandée partout et chantera dans Eugène Onéguine au MET
Retransmis au Théâtre de la Gare du Midi le 2 Mai 2026

Asmik Grigorian se produit sur les grandes scènes lyriques internationales : Staatsoper de Vienne, Metropolitan Opera de New York, Festival de Salzbourg, Royal Opera House de Londres… Elle a reçu de nombreuses récompenses internationales, telles que la Croix d’Or de la Scène (la plus haute distinction pour les chanteurs en Lituanie). Elle a été nommée meilleure chanteuse de l’année 2019 aux prix du Théâtre Musical d’Autriche, chanteuse lyrique de l’année en 2022 de l’Association Ópera XXI et chanteuse lyrique de l’année des Opus Klassik Awards en 2023.

En 2024, elle a reçu le prix spécial du jury des prix du Théâtre Musical d’Autriche, qui récompense sa contribution exceptionnelle à l’art lyrique et théâtral en Autriche. Elle a gravé de nombreux disques pour Alpha Classics, dont « Dissonance » (mélodies de Rachmaninov), son premier album, en collaboration avec le pianiste Lukas Geniušas, ou encore la Symphonie n°14 de Chostakovitch avec l’Orchestre philharmonique de Radio France sous la direction de Mikko Franck et « Laws of Solitude », où elle a enregistré les Quatre Derniers Lieder de Richard Strauss à la fois dans leur version avec orchestre et dans celle avec piano.

Au cours de la saison 2024-2025, Asmik Grigorian se produit dans le rôle-titre de Rusalka pour ses débuts au Teatro di San Carlo de Naples, au Gran Teatre del Liceu de Barcelone et au Bayerische Staatsoper de Munich.

Elle fait également sa prise de rôle en Elisabetta (Don Carlo) au Staatsoper de Vienne et en Norma au Theater an der Wien. À l’été, elle retrouve le rôle-titre de Salomé pour une version avec London Symphony Orchestra sous la baguette d’Antonio Pappano, et elle incarne Lady Macbeth (Macbeth) au Festival de Salzbourg.

Juliana Grigoryan, une nouvelle étoile vocale est née

Grande soprano, en pleine ascension elle chantera Mimi dans la Bohème au MET,  retransmis au théâtre de la Gare du Midi le 30 Novembre 2025

La soprano arménienne Juliana Grigoryan a fait vive impression mercredi à Genève et jeudi à Lausanne lors d’un concert avec le ténor russe Dmitry Korchak et l’OSR. Elle remplaçait Sonya Yoncheva, souffrante

Notez bien: elle s’appelle Juliana Grigoryan. Cette jeune soprano d’origine arménienne a remplacé au pied levé Sonya Yoncheva – déclarée souffrante – au Concert de l’An de l’Orchestre de la Suisse romande (OSR), mercredi au Victoria Hall de Genève et jeudi au Théâtre de Beaulieu de Lausanne. Arrivée seulement mercredi matin à Genève pour répéter avec le chef Jonathan Nott et l’OSR, elle a réussi à emballer l’audience, qui lui a réservé une standing ovation à Genève et qui l’a applaudie avec enthousiasme à Lausanne. Sa voix ronde et voluptueuse a rayonné dans un programme alignant des airs et duos célèbres de l’opéra italien aux côtés du ténor russe Dmitry Korchak.

Ruzan Mantashyan
soprano

Très appréciée pour ses qualités vocales, musicales et scéniques, la jeune soprano Ruzan Mantashyan figure parmi les chanteuses les plus prometteuses de sa génération.

Née en Arménie, Ruzan Mantashyan étudie le piano à l’École musicale Konstantin Saradjev d’Erevan puis elle commence ses études de chant dans cette même institution auprès de Valey Harutyunov. De 2010 à 2012, elle est membre de l’Accademia di Belcanto de Mirella Freni à Modène. En 2014, elle obtient son master de chant dans la classe de Hedwig Fassbender à Francfort. À l’âge de dix-sept ans, elle se produit en concert avec l’Orchestre Philharmonique d’Arménie. Elle est finaliste du Concours Francisco Viñas 2012 de Barcelone et obtient le Prix Spécial du Concours. Elle chante le rôle de Susanna (Les Noces de Figaro) au Teatro Pavarotti de Modène, puis, en 2013, elle remporte le Concours Toti dal Monte de Trévise avec le rôle de Musetta (La Bohème) qu’elle interprète à Trévise, Bolzano, Fermo et Ferrare. Elle interprète aussi les rôles de Servilia (La Clémence de Titus) à Reggio Emilia puis Echo (Ariane à Naxos) en concert au Konzerthaus de Berlin (direction Ivan Fischer). De 2014 à 2016, elle est membre de l’Atelier Lyrique de l’Opéra national de Paris.

Elle fait ses débuts dans le rôle de Fiordiligi (Così fan tutte) à la Maison des Arts de Créteil et participe à la création de Way back home de Joanna Lee à l’Amphithéâtre de l’Opéra Bastille. Elle se produit au Festival de Glyndebourne (Echo) puis débute dans le rôle de Mimi (La Bohème) au Grand Théâtre de Genève.

Opéra de Paris

Lianna Haroutounian
soprano

Lianna Haroutounian est considérée comme l’une des sopranos verdiennes les plus prometteuses de sa génération.

Ses importants moyens de lyrico-spinto lui permettent d’aborder un large répertoire d’opéra, ainsi que la musique sacrée et la musique de chambre. Lianna Haroutounian est d’origine arménienne, elle a grandi dans une famille passionné d’opéra. Elle étudie le piano et le chant au Conservatoire National de “ Komitas ” à Erevan ( Arménie ) où elle obtient son Diplôme d’Etudes Supérieures de Chant dans la classe de S. Danelian. Ensuite, elle se perfectionne en France au Centre de Formation Lyrique de l’Opéra Bastille et travaille, entre autre, avec Janine Reiss, James Vaughan et Robert Kettelson.Elle participe aux Masterclasses de Christa Ludwig, Renata Scotto, Yvonne Minton, Luigi Alva, Yevgeny Nesterenko … Récemment, la soprano arménienne a fait ses débuts triomphants avec le Royal Opera House de Londres en Mai 2013, “au pied levé ” pour chanter le rôle d’Elisabeth de Valois /Don Carlos, sous la direction de Antonio Pappano et aux côtés de Jonas Kauffman et Ferruccio Furlanetto. Immédiatement, elle a été invitée à chanter le rôle d’Hélène /Les Vêpres siciliennes dans la saison 2013/14 à Royal Opera House.

Liparit Avestisyan
Ténor

Diplômé du Conservatoire d’État Tchaïkovski de Moscou et du Conservatoire d’État Komitas, le ténor arménien Liparit Avetisyan se produit sur les grandes scènes lyriques internationales, parmi lesquelles le Royal Opera House de Londres, les Opéras de Zurich, Berlin, Dresde, Munich, Opera Australia, l’Opéra national du Rhin, l’Opéra de Seattle et le Théâtre Bolchoï de Moscou. Il a été artiste invité des Théâtres Stanislavski et Nemirovich-Danchenko de 2017 à 2019.

Depuis 2016, il est membre du Théâtre académique national arménien d’Opéra et de Ballet. Il est notamment lauréat du concours international de chant Maria Biesu et du IIIe concours international Muslim Magomaev et Artiste Émérite de la République d’Arménie.

Son répertoire comprend les rôles d’Alfredo (La Traviata), Rodolfo (La Bohème), le Duc de Mantoue (Rigoletto), Edgardo (Lucia di Lammermoor), Nemorino (L’Élixir d’amour), Des Grieux (Manon), Don José (Carmen), Don Ottavio (Don Giovanni), le Comte Almaviva (Le Barbier de Séville), Vaudémont (Iolanta) et Lenski (Eugène Onéguine). Ces dernières saisons, il a notamment interprété les rôles d’Alfredo et du Duc de Mantoue au Royal Opera House de Londres, de Vaudémont (Iolanta) avec l’Orchestre philharmonique de Berlin et à Baden-Baden. Il était Cassio dans l’enregistrement d’Otello avec Jonas Kaufmann (Sony Classical) sous la direction de Sir Antonio Pappano.

En concerts, il s’est produit au XXIe Festival international de musique Les Nuits blanches de Saint-Pétersbourg, au Festival de Pâques à Moscou, au Beethoven Fest en Pologne, au Mustonen Fest en Estonie et au Midem en France. Avec le Philharmonique national d’Arménie, il s’est produit dans les Requiem de Verdi et de Mozart, ainsi que dans Le Chant de la Terre de Mahler.

Au cours de la saison 2024-2025, Liparit Avetisyan incarne notamment Lenski à Londres, Nemorino à Munich, Trévise et Rovigo, Rodolfo à Vienne, Roméo (Roméo et Juliette) à Dresde et Alfredo à Munich.

Opéra de Paris

Arsen Soghomonyan
Ténor

L’histoire de l’opéra est jalonnée d’artistes inconnus auxquels un remplacement de dernière minute apporte la célébrité. Sera-ce le cas d’Arsen Soghomonyan, appelée à chanter Otello à la place de Jonas Kaufmann au Festival d’Aix-en-Provence lundi prochain, 13 juillet ? L’avenir seul le dira. En attendant, la lyricosphère découvre ce chanteur de quarante ans, d’origine arménienne, devenu ténor en 2017 après avoir été baryton une dizaine d’années (voir biographie ci-dessous). A écouter ses enregistrements, faute d’avoir pu l’apprécier sur scène, la voix est ample, solide, puissante sans pour autant se ranger dans la catégories des ténors bucherons, capables d’abattre des forêts de note au détriment de la sensibilité et de la subtilité. Le médium coulé dans la fonte, le timbre sombre (ex-baryton oblige) n’empêchent pas l’aigu de rayonner. Otello n’est pas une prise de rôle. A Berlin, sous la direction de Zubin Mehta en avril 2019, la critique saluait l’éclat de la performance malgré une caractérisation encore sommaire. Espérons que les quatre années écoulées depuis lui auront permis d’approfondir l’interprétation d’un rôle réputé tant pour sa complexité que pour sa difficulté.

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