Le Parlement arménien a adopté ce mercredi 12 février 2025 un projet de loi visant à ouvrir des négociations pour rejoindre l’Union européenne

Cette décision illustre la volonté d’Erevan, en froid avec son allié traditionnel russe, de se rapprocher des Occidentaux.

Par Le Figaro International avec AFP
Publié le 12 février à 14h12, mis à jour le 12 février à 16h39

«Exprimant la volonté du peuple de la République d’Arménie, ayant fixé comme objectif de faire de l’Arménie un pays sûr et développé, l’Arménie annonce le début d’un processus d’adhésion à l’UE», indique le texte voté avec 63 voix «pour» et sept voix «contre». Le texte devra désormais être étudié en deuxième lecture. Il avait été soumis aux élus le 9 janvier dernier par le gouvernement de cette ex-république soviétique du Caucase.

Erevan multiplie les gestes de défiance à l’égard de la Russie

L’année dernière, une pétition demandant le début d’un processus d’adhésion, soutenu par des partis et organisations pro-européennes, avait recueilli environ 60.000 signatures dans ce pays de 2,7 millions d’habitants. Depuis près d’un an et demi, Erevan multiplie les gestes de défiance à l’égard de la Russie, alliée historique qui lui a longtemps vendu des armes et dispose toujours d’une base militaire sur le territoire arménien.

L’Arménie reproche à Moscou son manque de soutien face à l’Azerbaïdjan, qui a entièrement reconquis par la force, à l’automne 2023, la région azerbaïdjanaise à majorité arménienne du Karabakh, contrôlée pendant trois décennies par des séparatistes. Des soldats de maintien de la paix russes déployés dans le Karabakh n’étaient pas intervenus lors de cette offensive azerbaïdjanaise pour faire respecter un cessez-le-feu conclu fin 2020 entre Bakou et Erevan après une guerre de six semaines. La reprise de tout le Karabakh par l’Azerbaïdjan a contraint plus de 100.000 Arméniens à fuir ce territoire, par crainte d’exactions. Depuis, Erevan prend ses distances avec Moscou.

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