Chrétiens Orientaux revient sur l’actualité récente des Eglises Orientales. – Le pape Léon XIV est le nouveau pape de l’Eglise Catholique : quel est le lien entre lui, le Vatican et les Eglises Orientales Catholiques ? – Lors de la fête de Saint Marc, les Coptes Orthodoxes procède au ré-embaumement de la relique de leur premier patriarche. Un rite millénaire qui a été christianisé et qui est à découvrir. – Pendant le Génocide de 1915, la Marine Française a pu sauver de l’horreur plus de 4000 arméniens de la région du Musa Dagh. Une histoire miraculeuse racontée à partir des témoignages des militaires français et des arméniens dans le nouveau livre de Jean Cordelle (L’épopée du Musa Dagh – éditions Hémisphères).
Avec la participation de : Mgr Elie Yeghiayan (évêque des arméniens catholiques de France) – Père Arsanios Gadan (curé Copte Orthodoxe de Chatenay-Malabry), Jean Cordelle (L’épopée du Musa Dagh – éditions Hémisphères) et Saro Mardiryan (Association France – Musa Dagh)
Émission du jeudi 29 mai 2025 – 9h30, France 2 – présentée par Thomas Wallut et réalisée par Guillaume Juherian.
L’Épopée du Musa-Dagh Jean Cordelle Paraîtra le 12 juin Éditeur : Hémispheres
La diversité des Églises orientales s’explique par les apôtres qui, après la Pentecôte, ont su évangéliser en s’adaptant aux langues et aux cultures locales.
Chrétiens Orientaux diffuse pour la première fois un documentaire destiné à présenter la spécificité du monde oriental dans sa globalité.
Le mot « chrétien d’Orient » est utilisé par les occidentaux. En Orient, les fidèles s’identifient en fonction de leur Eglise.
Dès les premiers siècle de L’Eglise fondée par le Christ, la diversité des Eglises orientales est présente. Elle s’explique par les apôtres qui, après la Pentecôte, ont su évangéliser en s’adaptant aux langues et aux cultures locales.
Ces Eglises forment une grande diversité, unie dans le même Credo. Et elles ont des points communs dans l’expression de la foi : – la prise en compte des 2 natures du Christ : Homme et Dieu, qui s’exprime particulièrement dans les liturgies de la Semaine Sainte. – la vénération de la Vierge Marie comme la Théotokos, la mère de Dieu – le rôle de la croix, qui n’est pas un instrument de mort, mais celui par lequel la vie est donnée. On l’appelle « l’arbre de la vie » – un art, qui n’est pas décoratif, mais qui destiné à la vénération des fidèles ; les icones et les fresques sont l’expression de la réalité biblique ou de la vie des saints.
Ces chrétiens à travers les siècles ont été – ou sont – martyrs dans leur pays. Aujourd’hui ils sont très présents en Occident. Ce documentaire permet de découvrir qui uni ces Chrétiens d’Orient, dans leur grande diversité.
Avec la participation de : Jean-Pierre Mahé, historien (Institut de France) ; Raphaëlle Ziadé, conservatrice (Musée du Petit Palais à Paris) ; Philippe Sukiasyan, diacre Arménien Apostolique, historien ; père Isaïa Gazzola, moine, théologien (Institut Catholique de Paris). Mgr Issam Abi Khalil, maronite et le père Mihai Marina (Gréco Catholique Roumain).
Documentaire du 25 mai 2025 – 9h30 – France 2 – de Thomas Wallut et Fred Nony (réalisation).
Ce 24 avril à 11 h, sous un ciel gris au bord de l’océan, l’Association AgurArménie du Pays basque a réuni toutes les consciences amies sensibles au symbole sinistre d’un génocide en passe de réussir. Sous-Préfet, Maire, Sénateur, Député, Personnalités ont accompagné une nombreuse assistance recueillie. Un discours touchant et engagé du Président Clément Parakian fut prolongé par les hymnes arménien et français.
La Stèle de la Mémoire Future Esplanade des Anciens Combattants Monument aux Morts de Biarritz
Allocution de Clément Parakian, Président de AgurArménie
Bonjour à tous Chaque 24 avril, la Mémoire et le Futur se donnent rendez-vous devant la pierre de la Rhune pour une alliance du souvenir et de l’avenir. Vous êtes nombreux à l’appel de notre modeste Association culturelle France Arménie du Pays basque, AgurArménie ! Votre présence nous rassure dans notre folle démarche : faire ressentir en Euskadi la part des anges de l’enivrante culture arménienne. Bienvenue à Madame le Maire de Biarritz, chère Maider, notre fidèle amie ; Bienvenue à Monsieur le Sous- Préfet, Fabrice Rosay, visage de la France lors de cette Journée désormais Nationale ; Bienvenue au nouveau Député, Peio Dufau qui va découvrir l’ardeur de notre engagement ; Bienvenue à Monsieur le Sénateur Max Brisson, ami de la première heure ; Bienvenue aux représentants des Cultes, si sensibles à notre indicible souffrance ; Bienvenue aussi et surtout à tous les porte- drapeaux, images de la fidélité dans l’honneur ; Et enfin bienvenue à toutes les consciences amies présentes.
Mes chers Amis, « L’Histoire est un mensonge que l’on ne conteste plus. » Cette vérité prémonitoire due à Napoléon 1er, anticipe d’un siècle la lente agonie oublieuse du Génocide des Arméniens que nous commémorons ensemble ce 24 avril 2025. 110 ans après le début de la disparition programmée de l’Âme et des Corps arméniens, passeurs d’une culture antique bimillénaire, je peux aVirmer que le premier génocide du 20e siècle est un génocide qui a réussi ! Il a réussi parce qu’il n’a jamais existé ! Une grande conscience amie, Elie Wiesel, affirme : « Un génocide tue deux fois, la 2e par le silence » Peuple ancestral de cette région ottomane qui allait devenir la Turquie en 1923, 1,5 million d’Arméniens innocents n’ont jamais été exécutés, assassinés, brûlés vifs dans leurs églises ; Ils n’ont jamais été précipités dans les puits d’eau claire ni dans les ravins profonds ; Il n’a jamais existé que l’eau azurée des rivières devinsse écarlate ; Il n’a jamais existé que la soldatesque turque et kurde pariait plaisamment sur le sexe des bébés portés par les femmes enceintes ; Il n’a jamais existé que les mères affolées préféraient bercer leurs enfants jusqu’à les étouffer ; Et surtout, les rubans humains titubants n’ont jamais atteint les déserts de Syrie au terme d’une marche funèbre. Les os blanchis des misérables recouvrent encore aujourd’hui le sable d’une neige noire, linceul d’un peuple chrétien oublié ! Est-il permis de prétendre que pareille boucherie n’ait jamais existé ? Et bien, nous qui sommes ici quelques rejetons et rejets des « restes de l’épée » portons, en messagers incrédules de l’Apocalypse, ces horreurs dans nos cœurs. Nous ne vivons pas, nous survivons, sans racines profondes, sans espoir de revivre un jour sur la terre profanée de nos aïeux. Pourquoi je prétends évoquer un génocide qui a réussi sans n’avoir jamais existé ? La veille du 24 avril 2015, après 100 ans, la Grande Nation allemande a reconnu, à l’unanimité de son Parlement, sa co-responsabilité dans l’organisation du Génocide des Arméniens. Depuis on cherche vainement l’autre co-responsable, l’initiateur, le concepteur diabolique de cette boucherie sans équivalent (cet holocauste, ni jugé ni puni, a conduit 30 ans après à une réplique en plus grand). La sidération se prolonge ; dix ans plus tard, il n’y a toujours aucune protestation des pays de l’Europe des « Droits de l’Homme », une Europe, il est vrai, qui est constitutionnellement, depuis 2008, sans racines chrétiennes. La Turquie et l’Azerbaïdjan peuvent impunément procéder à un nettoyage ethnique en Artsakh , région ancestrale arménienne. Depuis près de 20ans, notre Association AgurArménie cherche inlassablement à diffuser avec ses modestes moyens, la réalité encore trop méconnue de cette Histoire tragique. C’est à l’aide de la Culture au sens large que notre Association cherche à mettre la lumière sur les richesses artistiques d’un peuple pacifique, créateur et initiateur de la Foi chrétienne, Foi, elle aussi, en danger en Orient. Pour lutter contre l’oubli qui menace la mémoire arménienne, je demande humblement, une fois de plus, aux villes voisines de Biarritz, le périmètre n’est pas limité, de semer un petit caillou blanc d’hommage et d’amitié envers ces martyrs oubliés et leurs descendants courageux. Une rue, un stade, une piscine, un fronton, que sais-je avec des références arméniennes. Deux peuples frères partageant les mêmes valeurs ne peuvent pas s’ignorer. Notre Histoire est finissante donc fragile, je vous en supplie, faites qu’il reste après nous dans ce beau Pays basque, en plus de notre stèle, une infime trace de cette civilisation originelle et originale avant qu’elle ne disparaisse dans les sombres profondeurs de l’oubli. Je vous remercie