Cette femme engagée et de courage préside également l’Union internationale de la presse francophone (UPF), en qualité de secrétaire générale depuis 2018. Elle revient sur son parcours et son lien si fort avec l’Arménie et la francophonie.
Née à Tbilissi, Zara Nazarian a grandi dans le quartier arménien de la capitale géorgienne. Elle a été profondément marquée par une culture triple, du Caucase, de Russie et du monde francophone. En 2004, après avoir démarré une brillante carrière professionnelle en France, elle a choisi de s’installer en Arménie où elle a créé Le Courrier d’Érevan, le premier média arménien entièrement en langue française.
L’association AgurArménie a invité l’humanitaire Élise Boghossian ce samedi 29 novembre. Elle partagera une lecture contemporaine des vicissitudes de la terre de ses ancêtres
L’Arménie finira-t-elle rayée des cartes ? Telle est la question à laquelle tentera de répondre Élise Boghossian, ce samedi 29 novembre, à 15 heures (entrée libre), à l’auditorium de la médiathèque.
Élise Boghossian est fondatrice de l’organisation non gouvernementale Elisecare, qui vient en aide aux victimes en zone de guerre. Elle est invitée par l’association mémorielle AgurArménie qui maintient les liens entre le Pays basque et ce pays à la civilisation trimillénaire. Ambassadrice des droits des femmes pour l’ONU, Élise Boghossian est une femme de terrain, souvent en déplacement aux quatre coins du monde.
« Les Sacrifiés »
En lien avec son histoire familiale, elle vient de publier chez Plon « Les Sacrifiés », ouvrage qui met en perspective la vie de ses ancêtres avec l’actualité récente des attaques turco-azéries en Arménie.
À Biarritz, elle vient sensibiliser sur ces terres menacées, sur un peuple martyrisé depuis plus d’un siècle. Cette conférence sera avant tout une déclaration passionnée d’amour à une nation en danger, un appel à l’unité, à l’engagement et à l’espoir.
La famille Mazloumian d’origine arménienne qui a accueilli Ataturk, Agatha Christie, T.E. Lawrence, le roi Faisal d’Irak, Charles Lindbergh et Yuri Gagarin
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Géographe et voyageur du Ibn Khordadbeh (persan de nationalité) au sujet de la division administrative-territoriale de l’Arménie et de la composition ethnique de la région du Haut-Karabakh. Ibn-Khaukal (Ibn Khordadbeh), a voyagé pendant plus de 30 ans dans différents pays. Auteur de l’ouvrage « Le livre des voies et des pays » (« Kitab al-masalik va-l-mamalik », 960-970s). Le livre a été republié à Londres en 1800.
AgurArménie présent à la Commémoration du 11 novembre 1918
Le 21 août 1914 de nombreux Arméniens de Paris ont défilé spontanément aux Champs Élysées avant de se rendre au bureau du recrutement des Invalides. Les Arméniens, à la suite de l’appel de M. Turabian, ont signé un engagement pour la durée de la guerre et seront versés dans la Légion étrangère conformément à la loi française. Je veux citer ici le Lieutenant-Colonel L’Hopitalier : « C’est un effectif important de soldats que les Arméniens ont offert à la France pour combattre à ses côtés. » Ils deviendront les héroïques et légendaires légionnaires de la Grande Guerre.
Le 9 mai 1915, le 2e Régiment de Marche composé en grande partie de volontaires arméniens est engagé en Artois. Ses effectifs ont rapidement fondu dans l’effrayante fournaise d’Artois et de Champagne; ce n’est que le début de faits héroïques. Terminons ce rappel avec une partie du discours d’Anatole France à la fin de la guerre : « Nous accomplissons ici ce devoir sacré. Nous rendons à l’Arménie les Honneurs dus, moins encore à ses illustres infortunes qu’à la constance avec laquelle elle les a supportées. Nous la louons de cet invincible amour qui l’attache à notre civilisation. Car l’Arménie est unie à nous par des liens de famille et elle prolonge en Orient le génie latin. Plus de cinq cent mille Arméniens sont morts pour notre cause et notre nom sur les lèvres. Après la victoire de nos armées qui combattent pour la Justice et la Liberté, les Alliés auront de grands devoirs à remplir, et le plus sacré de ces derniers sera de rendre la vie aux Peuples Martyrs. Alors ils assureront la sureté et l’indépendance de l’Arménie. Ils lui diront : Ma Sœur, lève toi, ne souffre plus, tu es désormais libre de vivre selon ton génie et ta foi » Ce vœu poignant est hélas resté lettre morte.
Au même moment, le gouvernement Jeunes Turcs ottoman parachevait sa sinistre et diabolique ordonnance : « Finissons d’éradiquer le peuple arménien et sa culture de ses terres ancestrales, quoi qu’il en coûte! » En plus d’avoir été une bataille horrible « la Somme » des Morts arméniens a dépassé les deux millions de morts. Nous porterons ensemble, embrassés à jamais, nos deux souvenirs carminés au pied de la Stèle de la Mémoire future de Biarritz, nouveau cimetière marin !