Publication du groupe Facebook « Fiers d’être Arméniens »

MARS 1920 : LE MASSACRE DES ARMÉNIENS DE CHOUCHI

Il y a 106 ans, la population arménienne de la ville de Chouchi et de sa région était en grande partie exterminée, les survivants condamnés à l’exil. Environ 20 000 Arméniens furent tués et les quartiers arméniens furent entièrement détruits.

Selon Richard Hovannisian, « les troupes azerbaïdjanaises, rejointes par les habitants azerbaïdjanais de la ville, ont transformé la Chouchi arménienne en un brasier. « 

Du 22 au 26 mars, quelque 2 000 bâtiments ont été consumées par les flammes, dont les églises, les institutions culturelles, les écoles, les bibliothèques, le quartier des affaires et les grandes demeures de la classe marchande.

L’évêque Vahan (Ter-Grigorian), longtemps partisan d’un accommodement avec les autorités azerbaïdjanaises, a payé le prix de la vengeance, sa langue ayant été arrachée avant que sa tête ne soit coupée et exhibée dans les rues au bout d’une pique. Le chef de la police, Avetis Ter-Ghukasian, a été transformé en torche humaine.

Selon la description du communiste azerbaïdjanais Odzhakhkuli Musayev, « une destruction impitoyable de femmes, d’enfants, de vieilles femmes et de vieillards sans défense a commencé. Les Arméniens ont été exposés à un massacre de masse… Et quelles belles filles arméniennes ont été violées puis abattues… »

Sur ordre de Khosrov-bek Sultanov, les pogroms se sont poursuivis pendant plus de six jours, les maisons de la partie arménienne ont été détruites, pillées et réduites en cendres, chacun emmenant les femmes, quand il le souhaitait, vers des bourreaux musavates. Au cours de ces massacres, Khosrov-bek Sultanov, tenant des discours haineux et violents, a parlé aux musulmans de guerre sainte (Jihad) en les a appelant à achever les Arméniens de la ville de Chouchi, sans épargner les femmes et les enfants.