Karabagh : quand passent les cigognes – Arte Reportage

1 sept. 2025 #reportage #arte #azerbaïdjan
Reportage Arte Frédéric Tonolli
Disponible jusqu’au 21/05/2028

Le 19 septembre 2023, l’enfer s’abat sur Stepanakert, capitale du Haut-Karabakh. Au prétexte d’une « opération antiterroriste », l’Azerbaïdjan envahit cette enclave peuplée d’Arméniens qui échappait à son contrôle.

Ses troupes balayent tout sur leur passage. Après plus de 30 ans de guerre, le drapeau azéri flotte sur l’ancien parlement de Stepanakert, la capitale arménienne du Karabagh. La tempête a tout emporté. En quarante-huit heures, ils sont plus de 100 000 Arméniens du Karabagh, dont des milliers d’enfants, à fuir leurs maisons, une migration massive et douloureuse vers l’Arménie. 
C’est par la route de l’Ararat, sous le regard étonné des cigognes qui, chaque année, reviennent nicher en Arménie, que sont passés des milliers de réfugiés fuyant le Karabagh en feu. Pour les Arméniens, les cigognes sont un emblème de fidélité et d’amour à une terre. Toujours, elles reviennent aux mêmes nids et avec le même partenaire, une triste mais forte allégorie pour les milliers de réfugiés du Karabagh. 

Une communauté déracinée, chassée de ses terres ancestrales, qui peine à trouver place et tourner la page de cet épisode traumatisant. Bien sûr, l’accueil des réfugiés du Karabagh en Arménie a essayé d’être à la hauteur du drame, mais passés les premiers mois, la fraternité s’est dissipée. Deux ans après leur exode, beaucoup de réfugiés du Haut-Karabakh se vivent comme des “parias” en Arménie. Beaucoup rêvent en secret de trouver des ailes pour pouvoir, comme les cigognes, s’en retourner au nid, à la maison. 

Depuis plus de trente ans, Frédéric Tonolli filme et partage la vie et l’histoire de ces femmes et de ces hommes. En mêlant archives du passé et images contemporaines, ce reportage raconte l’histoire de leur exil et l’histoire de cette dernière migration.

« Le Pays d’Arto » : Tamara Stepanyan met en scène Camille Cottin à la recherche des fantômes de la guerre d’Arménie, dans un premier film intime et politique

Article FranceInfo:Culture Lison Chambe
France Télévisions – Rédaction Culture
Film en salles le 31 décembre 2025

La réalisatrice Tamara Stepanyan plonge dans l’histoire de son pays natal et questionne son futur, incertain dans un contexte de guerre territoriale.

« Peut-on sauver les morts ? », questionne pour son premier long-métrage de fiction, la réalisatrice Tamara Stepanyan qui nous mène parmi les ruines et les fantômes de sa terre natale : l’Arménie, qu’on appelle aussi ici « Le Pays d’Arto », titre du film à découvrir en salles le 31 janvier 2025.

Nous sommes en 2021, quelques mois après la défaite de l’Arménie dans la guerre sanglante qui l’opposait à l’Azerbaïdjan, en novembre 2020. Française, Céline se rend pour la première fois en Arménie, pays d’origine de son mari, Arto, qui s’est récemment suicidé. Dans le méandre administratif d’un pays traversé par la guerre depuis la chute de l’URSS, elle cherche le certificat de naissance de son mari. Très vite, on lui indique qu’Arto n’a jamais existé, ou du moins pas sous ce nom-là.
Céline, impeccablement incarnée par Camille Cottin, s’aventure alors sur des chemins sinueux, marqués par la guerre – celle du passé, celle d’aujourd’hui –, à la recherche de fantômes, jusqu’au Haut-Karabakh, où se concentre le conflit.

Tamara Stepanyan est arménienne. À l’âge de 10 ans, la guerre éclate au Haut-Karabakh. Elle quitte le pays deux ans après avec ses parents. Après avoir étudié au Liban, elle vit aujourd’hui en France.
La réalisatrice produit des documentaires depuis plus de dix ans. Elle a filmé déjà l’Arménie à quatre reprises dans ses précédents films, parmi lesquels Mes fantômes arméniens, paru cette année. « J’ai grandi avec des histoires de guerre, celles de ma grand-mère notamment, qui a combattu pendant la Seconde Guerre mondiale, et qui me disait : il y a des choses de la guerre qu’on ne peut pas raconter », nous confie la réalisatrice.

Première fiction, Le Pays d’Arto lui permet de dévoiler son récit d’un pays qui continue de lutter, et avec lui, sa propre galerie de personnages. Il y a Arto qui a dû fuir, la guerre devenant insupportable. Il y a Arsiné, la jeune Arménienne qui lutte de tout son corps, lucide. Il y a Céline, la Française qui sait si peu. « Je pense que je suis plutôt celle qui est partie, comme Arto, mais au fond de moi, j’aurais aimé rester me battre comme Arsiné« , raconte, émue, Tamara Stepanyan. « J’ai grandi avec ce désir de revenir me battre pour mon pays. Aujourd’hui, je crois que je combats par les films. »

Le Haut-Karabakh, terre de déchirements

Le Pays d’Arto se présente comme une lettre d’amour aux Arméniens, mais aussi à une terre : le Haut-Karabakh. Un territoire devenu le symbole d’une résistance à la fois politique et culturelle. Majoritairement peuplée d’Arméniens, il reste pourtant rattaché administrativement à l’Azerbaïdjan. Il a proclamé son indépendance en 1991, dans le sillage de la chute de l’URSS. L’Azerbaïdjan, qui n’a jamais reconnu cette autonomie, a tenté de la reprendre par les armes dans un conflit qui a fait des centaines de morts. Après avoir reconquis une partie de l’enclave à l’automne 2020, les forces azerbaïdjanaises ont entièrement repris le contrôle de la région lors d’une offensive éclair en septembre 2023. Une opération qui a provoqué la fuite de plus de 100 000 Arméniens.

La patte documentaire de Tamara Stepanyan se lit dans les longs plans contemplatifs sur les paysages montagneux qui défilent derrière Camille Cottin, tantôt verdoyants, tantôt désertiques et arides, dans les montagnes du Haut-Karabakh. Mais aussi dans les silences éloquents, les scènes de vie quotidienne, le sens du détail. Le spectateur, s’il est moins averti que la cinéaste sur l’Arménie et son histoire, marchera dans les pas de Céline, à la découverte d’un récit de guerre encore peu connu en France. Le Pays d’Arto oscille entre récit historique et fable presque mythique, entre le personnel et le politique, et surtout entre l’intime et le pédagogique.

Réalisation : Tamara Stepanyan
Distribution : Camille Cottin, Zar Amir Ebrahimi, Shant Hovhannisyan
Synopsis : Céline arrive pour la première fois en Arménie afin de régulariser la mort d’Arto, son mari. Elle découvre qu’il lui a menti, qu’il a fait la guerre, usurpé son identité, et que ses anciens amis le tiennent pour un déserteur. Commence pour elle un nouveau voyage, à la rencontre du passé d’Arto : invalides des combats de 2020, vétérans de guerre, hantises d’une guerre qui n’en finit jamais. Une femme court après un fantôme. Comment faire pour l’enterrer ? Peut-on sauver les morts ?

L’Arménie, archi moderniste – Invitation au voyage – Art

Disponible jusqu’au 27/03/2027

Dans les années 1960, les bâtiments modernistes métamorphosent l’apparence de l’Arménie soviétique. En 1961, Youri Gagarine devient le premier homme à s’envoler dans l’espace. La fièvre de la conquête spatiale s’empare alors des architectes partout en URSS, et notamment en Arménie.
Sa capitale, Erevan, jadis une petite ville provinciale, devient un champ d’expérimentation où poussent aéroports, gares et salles de concert particulièrement modernes. Certaines constructions ressemblent même à des vaisseaux spatiaux échoués aux confins du monde.

« Un Garçon, une Terre, la Guerre » – A revoir sur Arte Reportage

Réalisation Sareen Hairabedian
Disponible jusqu’au 20/09/2026

Débutant à l’été 2020, ce documentaire suit un jeune garçon et sa famille dans le Haut-Karabakh, à l’heure où l’Azerbaïdjan s’apprête à lancer une offensive sur l’enclave séparatiste arménienne. La guerre à hauteur d’enfant dans une chronique quotidienne d’une remarquable sensibilité.

Vrej, 11 ans, vit avec les siens, au milieu des canards et des abeilles, dans un village de cent cinquante habitants “où la guerre peut éclater à tout moment”. Car Tsaghkashen est situé dans la république autoproclamée de l’Artsakh, ou Haut-Karabakh, une enclave montagneuse majoritairement peuplée d’Arméniens, que se disputent Erevan et Bakou depuis des décennies. En septembre 2020, la menace redevient réalité lorsque l’armée azérie lance une offensive sur la région. Vrej et sa famille fuient en Arménie, d’où leur parviennent les nouvelles catastrophiques du front : au terme des combats, l’Azerbaïdjan contrôle plus de 70 % du territoire. Quelques mois après la signature du cessez-le-feu sous l’égide de Moscou, le père du garçon, qui a pris part aux affrontements, vient enfin les chercher. Vrej retrouve son village, où les chars russes stationnent entre les bâtiments endommagés, tandis que les portraits des morts s’affichent dans le hall de son école. Peu après, garçons et filles sont envoyés en camp militaire, où les premiers vont apprendre à manier des armes. Mais Vrej, qui s’était construit un fusil en bois, n’a plus envie de jouer à la guerre…

Paradis perdu
S’il le faut, je me battrai. Comment faire autrement ?” Viscéralement attaché à la terre de ses ancêtres, ce petit bonhomme aux grands yeux curieux, qui rêve d’ouvrir un cabinet de dentiste à Tsaghkashen, prend conscience, au fil de ce récit d’apprentissage déchirant, du poids de son destin. Sa génération, comme les précédentes, devra-t-elle verser son sang pour défendre les dernières miettes de l’Artsakh, ou se résoudra-t-elle à quitter son paradis, déjà en partie perdu ? De promenades à travers champs en anniversaires familiaux, de jeux insouciants en chants patriotiques entonnés avec son petit frère – qui, haut comme trois pommes, assure à sa grand-mère que les territoires conquis seront repris –, la réalisatrice Sareen Hairabedian a capturé, sur plus d’une année, la vie quotidienne de son jeune héros au cœur d’une région déchirée par un conflit séculaire. Entre innocence et gravité, la chronique délicate d’une enfance à l’ombre de la guerre, sélectionnée dans de nombreux festivals internationaux.

Les Arméniens oubliés derrière le Mont Ararat – Yerkir 21 sept 2025

Témoignages de Diyarbakir, Kharpet, Dersim, Hamchène

Autant la suppression du mont Ararat des tampons de la douane arménienne démontre une soumission (avérée si c’est une demande de la Turquie ou mentale si c’est une initiative arménienne), autant la contre-réaction démontre, elle, un fétichisme qui ne va pas plus loin que la portée symbolique.

De l’autre côté de l’Ararat, en Turquie, depuis maintenant une vingtaine d’années, il y a un phénomène de résurgence de l’identité arménienne au travers des cryptos-Arméniens (islamisés, alévisés, turquifiés, kurdifiés), les « restes de l’épée » comme on les surnomme en Turquie.

Ces Arméniens qui reviennent à leurs racines sont une chance inestimable pour pouvoir faire renaître la culture et l’identité arménienne en Arménie Occidentale, sur cette terre laissée en friche depuis 1915.

Non seulement, ils peuvent être les acteurs d’une renaissance arménienne sur ces territoires, mais ils peuvent être aussi un formidable vecteur d’échange entre les sociétés turques/kurdes et arméniennes (Diaspora et Arménie). Une grande partie habitant l’Est de la Turquie, jouxtant les frontières du Caucase, peuvent à terme être, une courroie de transmission socio-économique pour la République d’Arménie.

Certains de ces Arméniens s’organisent en créant des associations à Diyarbakir, Mouch, Kharpet, Van, Istanbul, au Dersim, en pays Hamchène… Malheureusement, ces Arméniens sont livrés à eux-mêmes et ne disposent d’aucuns matériaux pour apprendre leur langue, leur histoire et leur coutume.

Pour remédier à cela ainsi que pour les accompagner dans leur structuration, notre ONG YERKIR s’est engagée depuis une quinzaine d’année dans la réalisation de programmes en Turquie (Revitalisation du Patrimoine immatériel, Track II Diplomacy, Dialogue Interculturel, Van Project, REPAIR, commémoration du 24 avril à Diyarbakir, MiASiN !).

Le mont Ararat n’est pas qu’une représentation symbolique sur un tableau ou un tampon, c’est un territoire qui porte en lui la possibilité de faire renaitre des communautés arméniennes sur leurs terres originelles.

Armen Ghazarian

Les pertes territoriales à la suite de la « guerre des 44 jours », l’émigration et le déclin démographique de l’Arménie, l’assimilation et l’acculturation en diaspora réduisent de toutes parts l’espace arménien. Ces « nouveaux » Arméniens sont une chance inestimable pour pouvoir faire renaître des communautés arméniennes sur leurs terres ancestrales.

Biarritz : l’Arménie en lutte pour exister, avec Élise Boghossian à la médiathèque de Biarritz samedi 29 nov 15h

Article du Sud Ouest du 26/11/2025


Élise Boghossian sera de passage à Biarritz samedi 29 novembre. © Crédit photo : Collection personnelle

L’association AgurArménie a invité l’humanitaire Élise Boghossian ce samedi 29 novembre. Elle partagera une lecture contemporaine des vicissitudes de la terre de ses ancêtres

L’Arménie finira-t-elle rayée des cartes ? Telle est la question à laquelle tentera de répondre Élise Boghossian, ce samedi 29 novembre, à 15 heures (entrée libre), à l’auditorium de la médiathèque.

Élise Boghossian est fondatrice de l’organisation non gouvernementale Elisecare, qui vient en aide aux victimes en zone de guerre. Elle est invitée par l’association mémorielle AgurArménie qui maintient les liens entre le Pays basque et ce pays à la civilisation trimillénaire. Ambassadrice des droits des femmes pour l’ONU, Élise Boghossian est une femme de terrain, souvent en déplacement aux quatre coins du monde.

« Les Sacrifiés »

En lien avec son histoire familiale, elle vient de publier chez Plon « Les Sacrifiés », ouvrage qui met en perspective la vie de ses ancêtres avec l’actualité récente des attaques turco-azéries en Arménie.

À Biarritz, elle vient sensibiliser sur ces terres menacées, sur un peuple martyrisé depuis plus d’un siècle. Cette conférence sera avant tout une déclaration passionnée d’amour à une nation en danger, un appel à l’unité, à l’engagement et à l’espoir.

L’hôtel Baron l’un des plus vieux hôtels d’Alep, toujours debout malgré la guerre

La famille Mazloumian d’origine arménienne qui a accueilli Ataturk, Agatha Christie, T.E. Lawrence, le roi Faisal d’Irak, Charles Lindbergh et Yuri Gagarin

Voir l’article dans le FaceBook de Armenians And Armenia

L’hôtel est encore debout malgré la guerre !

Carte du Xème Siècle publiée par Ibn-Khaukal (Ibn Khordadbeh), auteur de l’ouvrage « Le livre des voies et des pays » (« Kitab al-masalik va-l-mamalik », 960-970s)

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Géographe et voyageur du Ibn Khordadbeh (persan de nationalité) au sujet de la division administrative-territoriale de l’Arménie et de la composition ethnique de la région du Haut-Karabakh.
Ibn-Khaukal (Ibn Khordadbeh), a voyagé pendant plus de 30 ans dans différents pays. Auteur de l’ouvrage « Le livre des voies et des pays » (« Kitab al-masalik va-l-mamalik », 960-970s). Le livre a été republié à Londres en 1800.

Voir l’article dans le FaceBook de Armenians And Armenia

Retransmission à Biarritz le 30 nov 2025 à 17h en direct du Metropolitan Opera de New York « La Bohème »

Avec dans le rôle de Mimi la remarquable et très grande soprano arménienne Juliana Grigoryan

Retransmission à la Gare du Midi de Biarritz le 30/11/2025 à 17h
Réservation sur le site Ville de Biarritz
Infos sur le site du MET
Beaucoup plus d’infos sur le blog de Guy Gerlier
Voir aussi les stars de l’art lyrique d’origine arménienne

Rencontre Arménienne 28 mai 2025 dans les Landes

Rencontre en musique avec la culture arménienne à Saint Vincent de Paul
Avec Varduhi et Laura en mission à la Maison de l’Europe
Vidéo de Parole Adour

Caucase : le mémorandum de Trump qui entérine l’humiliation arménienne et l’effacement français

POINT DE VUE. En imposant un accord inédit dans le Caucase, le président américain fragilise l’Arménie et écarte la France du jeu régional. Analyse de Raphaëlle Auclert*, spécialiste de la Russie et de la Guerre froide.
Le Journal du Dimanche 07/08/2025

Ilham Aliev, président de l’Azerbaïdjan (à gauche), Donald Trump, président des Etats-Unis, et Nikol Pachinian, Premier ministre de l’Arménie. - N. Howard/UPI/Newscom/SIPA

Ces 7 et 8 août 2025, une rencontre au sommet réunit à Washington le président américain Donald Trump, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian et le président azéri Ilham Aliyev. Les dirigeants s’apprêtent à signer un mémorandum d’entente secret censé poser les bases d’une stabilisation de la région. Cette occasion offrira à chacun le rôle de sa vie : Trump le faiseur de paix se rapprochera à grandes enjambées du Prix Nobel, auquel il pense tous les matins en se rasant, tandis que Pachinian et Aliyev démontreront ainsi leur bonne volonté pour trouver un apaisement après trente ans de guerre entre leurs pays respectifs. Bien que ce document ne soit pas un traité à part entière, qu’il ne prévoie pas d’engagements précis ni de mécanismes pour en assurer l’application, Pachinian s’empresse de l’accepter, sacrifiant au passage les intérêts véritables de son pays pour des chimères de gloire diplomatique.

Le corridor de Zanguezour, tête de pont américaine et grignotage turc dans le Caucase

Le point central de ce document, auquel nous avons eu accès, est l’ouverture dudit « corridor de Zanguezour » traversant sur 42 km la province arménienne de Syunik pour relier l’exclave azerbaïdjanaise de Nakhitchevan au reste du pays. Ce projet, connu également sous l’appellation de Trump’s Bridge pour Bilateral Regional Defence Gateway & Economic corridor ou The Trump Route for International Peace and Prosperity (acronyme TRIPP), sera contrôlé par des structures turques et otaniennes, notamment par une société de gestion américaine qui jouira de droits privilégiés. L’Arménie ne percevra que 30 % des revenus générés par ce corridor.

La signature de ce mémorandum renforcera la présence des États-Unis dans le Caucase du Sud au détriment de la Russie, de l’Iran et des Européens. Trump tirera tout le bénéfice diplomatique de la résolution de ce conflit régional complexe, tandis que la Turquie étendra son influence et avancera ses pions dans l’accomplissement de son ambition panturquiste. Elle s’appuiera pour cela sur son alliance avec l’Azerbaïdjan, qui bénéficie d’avantages économiques et militaires, notamment une connexion directe avec le Nakhitchevan.

La France, traditionnelle puissance d’équilibre dans la région, se trouve définitivement évincée

Après avoir arraché le Haut-Karabakh à l’Arménie en 2020, la création du corridor de Zanguezour est devenue la principale revendication de l’Azerbaïdjan, mais Erevan y résistait. En effet, il signifiait la renonciation à sa souveraineté sur une partie importante de son territoire. Mais cela ne semble pas déranger le Premier ministre arménien ; le mémorandum prévoit même des modifications constitutionnelles, avec renonciation à toute revendication territoriale envers l’Azerbaïdjan, affaiblissant les garanties juridiques d’Erevan et sa position régionale. La France, quant à elle, traditionnelle puissance d’équilibre dans la région, s’en trouvera de fait totalement et définitivement évincée.

La France victime collatérale de ce nouveau deal de Trump

Cette situation porte un coup grave à Paris, qui voit à juste titre le Caucase du Sud comme une plaque tournante des axes de transport et énergétiques reliant l’Europe et l’Asie centrale. La France, leader mondial dans le nucléaire et la sécurité énergétique, compte par ailleurs sur la stabilité de ses approvisionnements en uranium d’Asie centrale, a fortiori après la bérézina nigérienne… En effet, selon Euratom, en 2023, 27 % de ses importations d’uranium provenaient du Kazakhstan et 19 % d’Ouzbékistan. Pour elle, désenclaver et diversifier les routes de transport traversant l’Arménie représenterait une opportunité stratégique majeure. En revanche, l’ouverture d’un corridor sous contrôle américain, turc et azerbaïdjanais réduirait la possibilité d’itinéraires alternatifs. Ainsi, la dépendance européenne vis-à-vis de la Turquie et de l’Azerbaïdjan augmenterait et le rôle de la France comme acteur européen dans la région, lui, s’affaiblirait. Paris serait alors reléguée au rang d’observateur impuissant devant la mainmise des États-Unis et de l’OTAN.

Nikol Pachinian est parfaitement conscient que le peuple arménien ne peut raisonnablement accepter la vente au rabais des intérêts de son pays. C’est pourquoi l’homme politique n’a eu de cesse de marteler que la création du corridor de Zanguezour n’était pas à l’ordre du jour, lui préférant l’expression ambiguë de « carrefour de la paix » qui n’est autre que ce même corridor. Alors qu’en est-il vraiment ? Après la fuite d’informations sur ce projet de mémorandum d’entente fin juillet, confirmant une déclaration émise deux semaines plus tôt par l’ambassadeur américain en Turquie, le dirigeant arménien a nié farouchement l’existence de ce document et s’est bien gardé d’en révéler la teneur à ses compatriotes. Pourtant, sa signature aura lieu demain. La mise en place de ce corridor entraînera une présence militaire étrangère permanente sur le sol arménien, puisque la sécurité en sera confiée à une société militaire privée qui déploiera une force pouvant atteindre 1 000 hommes. En l’acceptant, Pachinian prive de fait l’Arménie de sa souveraineté, bradant les intérêts nationaux au profit des appétits géopolitiques américains et turcs.

* Raphaëlle Auclert est enseignante-chercheuse et docteur en Études russes. Spécialiste de la Russie et de la Guerre froide, elle a coécrit Poutine, Lord of warparu en 2024 chez Mareuil Éditions.

Fête champêtre « tachtahantes » ce dimanche 29 juin 2025 à l’Abbaye de Belloc

Quelle belle fête champêtre « tachtahantes » ce dimanche dernier, 29 juin à l’Abbaye de Belloc ! En Voici quelques photos et vidéos … en musique !
https://photos.app.goo.gl/znh2sZVEvJVAkdcDA.
N’hésitez pas à cliquer sur les vidéos..

Sous les grands arbres séculaires du Parc de l’Abbaye de Belloc à Urt, nous n’avons pas trop souffert de la chaleur de cette journée pourtant caniculaire, bénéficiant aussi de la fraicheur des salles intérieures pour le buffet de spécialités et mets divers très copieux comme à l’accoutumé.

Avec …la super animation musicale par le duo « Mon amie La Rose », Solène chanteuse et violoniste et Jérémy, guitariste, animation suggérée par Jean-Christian Onossian, ce qui a permis aussi de danser, comme d’habitude..
Et  … la surprise du son du duduk de Khoren UMRIKYAN, professeur de duduk venu de Pau, et présenté par Ovsanna (asso Lourdes-Arménie). Voir et écouter les vidéos…
Bien sûr, La tombola avec un lot particulier cette année d’une magnifique corbeille de produits landais de la Ferme Beleslou ..C’est le jeune Théo « l’Argentin » qui l’a gagné !

Merci à vous tous qui, par votre présence, vos mets délicieux, votre bonne humeur et vos  joies, avez donné bonheur et vie à cette journée festive.
Merci à Patricia et Roger Gasparin qui ont proposé ce lieu très convivial et bien adapté qui se prêtera surement à diverses manifestations futures.
Un merci particulier pour Jacky et sa constante bonne humeur derrière le bar, et qui  par son sourire relève les saveurs du raki.
Merci à Cathy et Marc Derderian pour les délicieux beurreks fromage et viande et les feuilles de vigne de son jardin, que Cathy a confectionnés.  C’est aussi eux qui ont rapporté d’Alfortville (Traiteur Philippe) les rakis et soudjouks pour l’apéro offert par l’association

Les contacts :
– «Traiteur Philippe», 6 bd Carnot, 91140 ALFORTVILLE, 01 43 96 51 90 – 06 66 57 25 27 (Astrig)
–  Khoren UMRIKYAN , 07 78 14 30 99 & 06 12 89 18 20 –

Anatole France & Archag Tchobanian

Deux grandes voix pour l’Arménie

Dans les carrières d’Anatole France et d’Archag Tchobanian, le 9 mars 1897 est digne d’être marqué d’une pierre blanche. Ce jeune poète arménien de 25 ans, venu de Constantinople à Paris pour plaider la cause des Arméniens massacrés dans l’Empire ottoman, donne, dans la salle de la Société de Géographie, une conférence sur « L’Arménie, son Histoire, sa Littérature, son rôle en Orient » qui fut
aussitôt publiée sous la forme d’une plaquette aux Éditions du Mercure de France.
Anatole France la préside. C’est la 1re fois que le nouvel académicien accepte de prendre la parole pour défendre une cause humanitaire. Il rend hommage à la généreuse et savante éloquence du conférencier et déclare : « une force est avec vous, dispersée mais puissante, la sympathie des cœurs généreux et des nobles esprits ». Dès lors il sera une figure majeure du mouvement arménophile naissant.

Le 16 juin 1900, il préside une « Grande Matinée au profit de quatre-vingt mille
orphelins d’Arménie », organisée dans le Théâtre du Vaudeville par Archag
Tchobanian. Il prononce un généreux discours et déclare : « Aujourd’hui, des
sommets du Taurus aux plateaux de l’Ararat 300 000 victimes nous crient : “Vous n’êtes pas venus. Nous sommes morts et nos enfants vont mourir. Pour que nous nous endormions en paix donnez du pain à nos orphelins” ».
Avec Georges Clemenceau, Jean Jaurès, Francis de Préssenssé et Eugène de
Roberty, il fait partie du comité de rédaction du journal « Pro Armenia » fondé
par Pierre Quillard.

Le 9 avril 1916, il participe à un « Hommage à l’Arménie » organisé dans le Grand amphithéâtre de la Sorbonne et prononce un vibrant discours prémonitoire :
« L’Arménie expire mais elle renaîtra. Le peu de sang qui lui reste est un sang
précieux dont sortira une postérité héroïque. Un peuple qui ne veut pas mourir
ne meurt pas ».

Tchobanian consacra sa vie à plaider la cause arménienne par de nombreux
discours et à faire connaître la culture arménienne par de remarquables
publications, en particulier « Les Trouvères arméniens » et les 3 tomes de sa
« Roseraie d’Arménie ». C’est à juste titre que l’académicien René Grousset lui a
déclaré, en 1950 : « Vous avez été l’interprète aussi scrupuleux que fervent de la
pensée française en Orient, de la pensée arménienne en Occident ».
Anatole France, dont toutes les interventions proarméniennes sont réunies dans cet ouvrage, est une figure majeure du mouvement arménophile français.

Livre à commander sur la FNAC

Edmond Khayadjian est né en 1940 à Marseille. Agrégé des Lettres modernes, il enseigné au Lycée Marcel Pagnol de Marseille.
Ses études sur l’attitude des écrivains français devant la Question Arménienne l’ont conduit à découvrir et révéler le rôle qu’Archag Tchobanian a joué dans la naissance et le développement d’un important mouvement arménophile en France.

Le Génocide des Arméniens – Au coeur de l’histoire – Stéphane Bern avec Raymond Kévorkian- Europe 1

Clic ici puis connectez-vous au podcast avant de lire

Stéphane Bern raconte, en ce 24 avril, jour de commémoration, un chapitre tragique de l’Histoire : le génocide des Arméniens qui a eu lieu en Turquie, entre 1915 et 1916.
Une opération méticuleusement préparée par les hauts dignitaires du gouvernement ottaman qui ont procédé à une épuration ethnique sans précédent… Comment le génocide arménien a-t-il été, au même titre que le génocide des juifs d’Europe lors de la Seconde Guerre mondiale, préparé ? Pourquoi sa reconnaissance a-t-elle pris autant de temps ? Quels sont, aujourd’hui encore, les enjeux mémoriels ?
Pour en parler, Stéphane Bern reçoit Raymond Kévorkian, historien, directeur de recherche émérite à l’Institut français de géopolitique, président de la Fondation Musée-Institut du génocide des Arméniens, auteur de « Le Génocide des Arméniens » et  » Parachever un génocide » (Odile Jacob).

Au Coeur de l’Histoire. Rédaction en chef : Benjamin Delsol. Auteur du récit : Tony Liégois. Journaliste : Clara Leger.

Distribué par Audiomeans.

Actualités Orientales du 29 mai 2025 – L’Épopée du MUSA DAGH – France2

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Chrétiens Orientaux revient sur l’actualité récente des Eglises Orientales.
– Le pape Léon XIV est le nouveau pape de l’Eglise Catholique : quel est le lien entre lui, le Vatican et les Eglises Orientales Catholiques ?
– Lors de la fête de Saint Marc, les Coptes Orthodoxes procède au ré-embaumement de la relique de leur premier patriarche. Un rite millénaire qui a été christianisé et qui est à découvrir.
– Pendant le Génocide de 1915, la Marine Française a pu sauver de l’horreur plus de 4000 arméniens de la région du Musa Dagh. Une histoire miraculeuse racontée à partir des témoignages des militaires français et des arméniens dans le nouveau livre de Jean Cordelle (L’épopée du Musa Dagh – éditions Hémisphères).

Avec la participation de :
Mgr Elie Yeghiayan (évêque des arméniens catholiques de France) – Père Arsanios Gadan (curé Copte Orthodoxe de Chatenay-Malabry), Jean Cordelle (L’épopée du Musa Dagh – éditions Hémisphères) et Saro Mardiryan (Association France – Musa Dagh)

Émission du jeudi 29 mai 2025 – 9h30, France 2 – présentée par Thomas Wallut et réalisée par Guillaume Juherian.

L’Épopée du Musa-Dagh
Jean Cordelle
Paraîtra le 12 juin
Éditeur : Hémispheres

Chrétiens d’orient : qui sont-ils ? Documentaire France2 – 25/05/2025

La diversité des Églises orientales s’explique par les apôtres qui, après la Pentecôte, ont su évangéliser en s’adaptant aux langues et aux cultures locales.

Chrétiens Orientaux diffuse pour la première fois un documentaire destiné à présenter la spécificité du monde oriental dans sa globalité.

Le mot « chrétien d’Orient » est utilisé par les occidentaux. En Orient, les fidèles s’identifient en fonction de leur Eglise.

Dès les premiers siècle de L’Eglise fondée par le Christ, la diversité des Eglises orientales est présente. Elle s’explique par les apôtres qui, après la Pentecôte, ont su évangéliser en s’adaptant aux langues et aux cultures locales.

Ces Eglises forment une grande diversité, unie dans le même Credo.
Et elles ont des points communs dans l’expression de la foi :
– la prise en compte des 2 natures du Christ : Homme et Dieu, qui s’exprime particulièrement dans les liturgies de la Semaine Sainte.
– la vénération de la Vierge Marie comme la Théotokos, la mère de Dieu
– le rôle de la croix, qui n’est pas un instrument de mort, mais celui par lequel la vie est donnée. On l’appelle « l’arbre de la vie »
– un art, qui n’est pas décoratif, mais qui destiné à la vénération des fidèles ; les icones et les fresques sont l’expression de la réalité biblique ou de la vie des saints.

Ces chrétiens à travers les siècles ont été – ou sont – martyrs dans leur pays. Aujourd’hui ils sont très présents en Occident.
Ce documentaire permet de découvrir qui uni ces Chrétiens d’Orient, dans leur grande diversité.

Avec la participation de :
Jean-Pierre Mahé, historien (Institut de France) ; Raphaëlle Ziadé, conservatrice (Musée du Petit Palais à Paris) ; Philippe Sukiasyan, diacre Arménien Apostolique, historien ; père Isaïa Gazzola, moine, théologien (Institut Catholique de Paris).
Mgr Issam Abi Khalil, maronite et le père Mihai Marina (Gréco Catholique Roumain).

Documentaire du 25 mai 2025 – 9h30 – France 2 – de Thomas Wallut et Fred Nony (réalisation).

Mercredi 28 mai à 20h RDV à la Bergerie du Berceau,  St Vincent de Paul, Dax

Commémoration du Génocide des Arméniens 24 avril 2025 à Biarritz

Ce 24 avril à 11 h, sous un ciel gris au bord de l’océan, l’Association AgurArménie du Pays basque a réuni toutes les consciences amies sensibles au symbole sinistre d’un génocide en passe de réussir.
Sous-Préfet, Maire, Sénateur, Député, Personnalités ont accompagné une nombreuse assistance recueillie.
Un discours touchant et engagé du Président Clément Parakian fut prolongé par les hymnes arménien et français.

La Stèle de la Mémoire Future
Esplanade des Anciens Combattants
Monument aux Morts de Biarritz

Allocution de Clément Parakian, Président de AgurArménie

Bonjour à tous
Chaque 24 avril, la Mémoire et le Futur se donnent rendez-vous devant la pierre de la Rhune pour une alliance du souvenir et de l’avenir.
Vous êtes nombreux à l’appel de notre modeste Association culturelle France Arménie du Pays basque, AgurArménie !
Votre présence nous rassure dans notre folle démarche : faire ressentir en Euskadi la part des anges de l’enivrante culture arménienne.
Bienvenue à Madame le Maire de Biarritz, chère Maider, notre fidèle amie ;
Bienvenue à Monsieur le Sous- Préfet, Fabrice Rosay, visage de la France lors de cette Journée désormais Nationale ;
Bienvenue au nouveau Député, Peio Dufau qui va découvrir l’ardeur de notre engagement ;
Bienvenue à Monsieur le Sénateur Max Brisson, ami de la première heure ;
Bienvenue aux représentants des Cultes, si sensibles à notre indicible souffrance ;
Bienvenue aussi et surtout à tous les porte- drapeaux, images de la fidélité dans l’honneur ;
Et enfin bienvenue à toutes les consciences amies présentes.

Mes chers Amis,
« L’Histoire est un mensonge que l’on ne conteste plus. »
Cette vérité prémonitoire due à Napoléon 1er, anticipe d’un siècle la lente agonie oublieuse du Génocide des Arméniens que nous commémorons ensemble ce 24 avril 2025.
110 ans après le début de la disparition programmée de l’Âme et des Corps arméniens, passeurs d’une culture antique bimillénaire, je peux aVirmer que le premier génocide du 20e siècle est un génocide qui a réussi !
Il a réussi parce qu’il n’a jamais existé !
Une grande conscience amie, Elie Wiesel, affirme : « Un génocide tue deux fois, la 2e par le silence »
Peuple ancestral de cette région ottomane qui allait devenir la Turquie en 1923, 1,5 million d’Arméniens innocents n’ont jamais été exécutés, assassinés, brûlés vifs dans leurs églises ;
Ils n’ont jamais été précipités dans les puits d’eau claire ni dans les ravins profonds ;
Il n’a jamais existé que l’eau azurée des rivières devinsse écarlate ;
Il n’a jamais existé que la soldatesque turque et kurde pariait plaisamment sur le sexe des bébés portés par les femmes enceintes ;
Il n’a jamais existé que les mères affolées préféraient bercer leurs enfants jusqu’à les étouffer ;
Et surtout, les rubans humains titubants n’ont jamais atteint les déserts de Syrie au terme d’une marche funèbre. Les os blanchis des misérables recouvrent encore aujourd’hui le sable d’une neige noire, linceul d’un peuple chrétien oublié !
Est-il permis de prétendre que pareille boucherie n’ait jamais existé ?
Et bien, nous qui sommes ici quelques rejetons et rejets des « restes de l’épée » portons, en messagers incrédules de l’Apocalypse, ces horreurs dans nos cœurs.
Nous ne vivons pas, nous survivons, sans racines profondes, sans espoir de revivre un jour sur la terre profanée de nos aïeux.
Pourquoi je prétends évoquer un génocide qui a réussi sans n’avoir jamais existé ?
La veille du 24 avril 2015, après 100 ans, la Grande Nation allemande a reconnu, à l’unanimité de son Parlement, sa co-responsabilité dans l’organisation du Génocide des Arméniens.
Depuis on cherche vainement l’autre co-responsable, l’initiateur, le concepteur diabolique de cette boucherie sans équivalent (cet holocauste, ni jugé ni puni, a conduit 30 ans après à une réplique en plus grand).
La sidération se prolonge ; dix ans plus tard, il n’y a toujours aucune protestation des pays de l’Europe des « Droits de l’Homme », une Europe, il est vrai, qui est constitutionnellement, depuis 2008, sans racines chrétiennes.
La Turquie et l’Azerbaïdjan peuvent impunément procéder à un nettoyage ethnique en Artsakh , région ancestrale arménienne.
Depuis près de 20ans, notre Association AgurArménie cherche inlassablement à diffuser avec ses modestes moyens, la réalité encore trop méconnue de cette Histoire tragique. C’est à l’aide de la Culture au sens large que notre Association cherche à mettre la lumière sur les richesses artistiques d’un peuple pacifique, créateur et initiateur de la Foi chrétienne, Foi, elle aussi, en danger en Orient.
Pour lutter contre l’oubli qui menace la mémoire arménienne, je demande humblement, une fois de plus, aux villes voisines de Biarritz, le périmètre n’est pas limité, de semer un petit caillou blanc d’hommage et d’amitié envers ces martyrs oubliés et leurs descendants courageux. Une rue, un stade, une piscine, un fronton, que sais-je avec des références arméniennes.
Deux peuples frères partageant les mêmes valeurs ne peuvent pas s’ignorer.
Notre Histoire est finissante donc fragile, je vous en supplie, faites qu’il reste après nous dans ce beau Pays basque, en plus de notre stèle, une infime trace de cette civilisation originelle et originale avant qu’elle ne disparaisse dans les sombres profondeurs de l’oubli.
Je vous remercie

Commémoration du 110e Anniversaire du Génocide des Arméniens le 24 Avril 2025 à Biarritz Esplanade des Anciens Combattants

Commémoration du Génocide des Arméniens Biarritz 11h
Esplanade des Anciens Combattants

La cérémonie républicaine de la commémoration aura lieu en présence  de Monsieur Fabrice Rosay, sous-Préfet de Bayonne, de Madame Maider Arosteguy, Maire de Biarritz et des élus, des représentants du culte et des corps constitués

Dans ce contexte, votre présence est précieuse, ainsi que celle de vos amis qui souhaitent manifester, par leur présence, leur amitié et leur solidarité envers la cause arménienne

C’est grâce à vos cotisations et à vos dons que l’Association AgurArménie peut déployer ses manifestations culturelles au Pays Basque et dans les Landes et poursuivre ses actions humanitaires en Arménie

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L’association Lourdes-Arménie organise mardi 29 avril 2025 une cérémonie pour les Martyrs du Génocide des Arméniens de 1915

Lourdes Arménie est une association engagée dans la promotion de la culture arménienne et le renforcement du lien social, à Lourdes et au sein de la communauté de France. L’association place le partage, l’enrichissement culturel, et la solidarité au cœur de ses actions.
https://www.lourdes-armenie.fr/
Cliquer sur l’image ci-dessous pour la visualiser et l’agrandir.

« Hommage à Aznavour » un récital par le virtuose Erik Berchot, pianiste attitré d’Aznavour, organisé par l’association Le Mouvement Arménien de Pau : Samedi 19 avril à 20h00

Ci-dessous l’affiche de l’événement « Hommage à Aznavour » un récital par le virtuose Erik Berchot, pianiste attitré d’Aznavour (mais aussi Michel Legrand).

L’événement est organisé par l’association Le mouvement arménien en partenariat avec la mairie de Pau et se déroulera : Samedi 19 avril à 20h00 à la salle de concert du Foirail à Pau. 

Vous pouvez vous procurez les billets auprès de l’office de tourisme de Pau ou via internet en suivant le lien : https://eboutique.pau-pyrenees.com/la-billetterie/evenements/hommage-a-aznavour

Programme du mois d’avril organisé par l’asso Yeraz Gascogne de Mont-de-Marsan à l’occasion du 110e anniversaire du génocide des Arméniens

A l’occasion du 110è anniversaire du génocide des Arméniens, l’Association franco arménienne Yeraz Gascogne de Mont de Marsan vous propose un programme qui se déroulera du 15 au 26 avril 2026. Venez nombreux pour ces moments de partages et de découvertes.

Le 26 avril, à l’issue de la conférence de Frédéric Pons au Théâtre Le Molière à 18h, l’association vous propose de partager un repas franco arménien qui viendra clôturer ces événements. Alors, rendez-vous aux Halles de la Madeleine à 19h30 !

Cliquez sur l’image pour l’afficher et pouvoir l’agrandir

Voici le menu du repas organisé le 26 avril 2025
à partir de 19 h 30 aux
Halles de la Madeleine

Le lien ci-après pour la réservation de repas du 26 avril : https://urls.fr/Jj6H5x

En cas de difficulté lors de la réservation en ligne, vous pouvez appeler Stella au 06 78 61 21 67

Urgence Arménie : l’action de l’ONG EliseCare

Elisecare se mobilise pour permettre un accès à la santé et renforcer la sécurité des personnes vulnérables en Arménie
Notre association AgurArménie est heureuse de pouvoir soutenir cette action

L’accès à la santé et la sécurité de la population arménienne sont deux défis qui touchent l’Arménie. Le système de santé actuel ne permet pas de répondre aux besoins de l’ensemble de la population. De nombreux Arméniens ne peuvent se soigner faute de moyens. L’arrivée de réfugiés du Haut-Karabagh a également renforcé la nécessité d’une mise en place de soins adaptés comme la prise en charge du psycho-traumatisme et du deuil notamment chez les enfants. Les incursions militaires en Arménie par l’Azerbaïdjan, qui revendique le territoire arménien sont fréquentes et menacent la sécurité des Arméniens.

Pour venir en aide à la population arménienne Elisecare a mis en place plusieurs programmes : le déploiement d’une clinique mobile dans la région d’Ararat, la mise en place de sessions de prise en charge psychologique des enfants dans la ville de Spitak et des formations aux gestes de premiers secours le long de la frontière est entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Description des postes de dépenses

Une clinique mobile dans la région d’Ararat

L’offre médicale dans la région d’Ararat est insuffisante : la région compte une centaine de villages et seulement 4 hôpitaux publics. Dans les villages qui disposent d’un dispensaire il n’y a généralement qu’une infirmière. La distance à parcourir pour se rendre à l’hôpital le plus proche (parfois plus de 40 km) ainsi que les coûts élevés des consultations et des traitements font que de nombreux Arméniens renoncent à se soigner. Depuis septembre 2023, l’arrivée de 12000 réfugiés du Haut-Karabagh dans cette région a renforcé la pression existante sur un système de santé déjà en difficulté.

Pour lutter contre le phénomène des déserts médicaux Elisecare a déployé une clinique mobile dans la région d’Ararat. L’équipe d’Elisecare constituée uniquement de spécialistes se rend dans 20 villages éloignés des centres de soins pour donner des consultations et des traitements gratuits aux populations

Un centre pour enfant à Spitak

La ville de Spitak est la ville la plus pauvre de la région de Lori. L’insuffisance des aides gouvernementales laisse encore des milliers de familles en proie au chômage et à la pauvreté. La capitulation du Haut-Karabagh en septembre 2023 suivi de l’afflux de réfugiés en Arménie a renforcé la nécessité d’une mise en place de soins adaptés comme la prise en charge du psycho-traumatisme et du deuil. Parmi les 4 400 réfugiés dans la région de Lori, 1 réfugié sur 3 est un enfant.

Pour venir en aide aux enfants issus de familles en situation de grande précarité, victimes de violences domestiques et aux enfants réfugiés du Haut-Karabagh, Elisecare a mis en place des sessions de prise en charge psychologique notamment à travers l’art thérapie dans la ville de Spitak. Chaque semaine 73 enfants âgés de 5 à 13 ans habitant à Spitak et dans les villages voisins d’Italacan et de Jrashen sont suivis par nos psychologues.

Formation aux gestes de premiers secours dans les villages frontaliers avec l’Azerbaïdjan

Les victoires militaires de l’Azerbaïdjan lui ont permis de remettre sur le devant de la scène d’anciennes revendications territoriales notamment dans les régions du Tavush et du Syunik.

Face aux menaces d’attaques Elisecare dispense des formations aux gestes de premiers secours dans les villages situés à une centaine de mètres de la frontière. 60 villages ont été recensés pour ce projet. Les bénéficiaires sont des personnes clés qui sont au cœur des villages comme le maire, les directeurs d’école, les professeurs… A la fin de chaque formation ils reçoivent un kit de premier secours contenant le matériel médical permettant de faire face aux premières urgences comme les hémorragies et les brûlures. Ces formations permettent d’éviter la panique et d’assister les blessés en attendant l’arrivée des secours.

Bénéficiaires finaux de la collecte

Elisecare fait appel à votre générosité pour venir en aide aux populations qui ne peuvent se soigner, aux enfants qui ont besoin d’une aide psychologique et aux habitants qui craignent pour leur vie. 

Conférence de Jean-Christophe BUISSON à la Médiathèque de Biarritz – Samedi 22 mars 15h

Jean-Christophe BUISSON, Journaliste, grand reporter, Directeur-adjoint de la Rédaction du Figaro-Magazine, présentateur du Club le Figaro Culture. Jean-Christophe Buisson est allé de nombreuses fois en Arménie dont il parle avec passion.

En partenariat avec l’Association AgurArménie du Pays Basque.

« Il y a un an et demi, un territoire habité par le peuple arménien depuis plus deux millénaires – le Haut-Karabakh/Artsakh – a été conquis militairement par l’Azerbaïdjan, provoquant l’exil forcé de plus de 100 000 hommes, femmes et enfants en République d’Arménie. Celle-ci est aujourd’hui menacée par le même voisin belliciste.

Depuis des siècles, la France et l’Arménie entretiennent des relations d’amitié et une communauté de valeurs qui font de notre pays un protecteur naturel des Arméniens.

Mais le voulons-nous ? Le pouvons-nous ? »

Nous vous attendons nombreux à cette conférence qui sera passionnante et de terrain.

Festival de Musique de Chambre de Bordeaux 11,12 & 14 avril 2025

Festival de Musique de Chambre de Bordeaux
Théâtre La Pergola, 11 – 14 avril 2025
Musique classique & influences du monde et d’Arménie

Musique et vin, un accord parfait !
Dégustation de vins offerte après chaque concert
Infos & billetterie

Artavazd Sargsyan
Stéphane Rougier
Artvazd Hachatrian

Duo OANA – Cyril Phélix

BALAGAN

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1er jour: 
4 Mélodies op. 51 de Gabriel Fauré
Cycle Banalités de Francis Poulenc 
La rose de Romanos Melikyan 
Ils disent de Edouard Mirzoyan 
Tzigane de Maurice Ravel
Nocturne de Baghdassarian 
Danse de Aram Khachaturian
Violons dans le soir de Camille Saint-Saens
Dle Yaman Komitas 

2eme jour :
Sonate pour piano à quatre mains de Francis Poulenc 
Danses hongroises de Johanness Brahms 
Les Saisons de Astor Piazzolla 

3eme jour: 
Musiques Klezmer
Musique Tzigane 
Musique de l’Est 
Musique Russe
Piazzolla 
Musique Arménienne
Musique du monde…