L’Affiche Rouge par Feu!Chatterton lors de l’entrée de Missak et Mélinée Manouchian au Panthéon

Retrouvez l’interprétation de « L’affiche rouge » par le groupe FEU ! CHATTERTON lors de la cérémonie en l’honneur de l’entrée de Missak Manouchian au Panthéon à Paris.

Missak Manouchian, un immigré communiste au Panthéon

Rescapé du génocide arménien, arrêté et fusillé par l’armée allemande, à 37 ans, Missak Manouchian, « accompagné de Mélinée », son épouse, entre au Panthéon.
Par Karim El Hadj et Adrien Sahli Publié le 21 fév 2024 à 7h06

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Fusillé par l’armée allemande, le 21 février 1944, Missak Manouchian, un Arménien âgé de 37 ans, entre au Panthéon « accompagné de Mélinée », son épouse, d’origine arménienne et résistante comme lui. Missak Manouchian a été un des chefs militaires d’un groupe de résistants étrangers en région parisienne commandés par le Parti communiste : les Francs-Tireurs et Partisans – Main -d’œuvre immigrée.

Rescapé du génocide arménien, il débarque en France sans papiers d’identidté au milieu des années 1920. Face à la montée de la xénophobie et du fascisme dans toute l’Europe, il s’engage au début des années 1930 dans les rangs du Parti communiste.

Fin 1943, des policiers français au service de l’occupant allemand finissent par arrêter cet étranger en guerre contre l’envahisseur nazi. Torturé par la police française puis jugé par une cour martiale allemande, lui et un peu plus d’une vingtaine de résistants sont condamnés à mort. En parallèle de ce procès expéditif, le service de la propagande nazi diffuse une affiche taxant ces combattants d’« armée du crime ». C’est L’Affiche rouge que le poète Aragon immortalise quelques années après la fin de la guerre.

Entrée au Panthéon de Missak Manouchian : symbole de l’engagement des Arméniens pour la France

Mercredi 21 février 2024 – Paris, jour historique pour la France, mais également pour l’Arménie. L’entrée de Missak Manouchian au Panthéon est un événement historique pour nos deux pays, une reconnaissance d’un « français non par le sang reçu, mais par le sang versé ».

Cercle d’Amitié France – Artsakh

Missak et Mélinée Manouchian

Le sacrifice de Missak Manouchian témoigne de l’engagement de tous les Arméniens envers la France, au nom de ce lien indéfectible qui trouve ses racines il y a dix-sept siècles.

Parmi les vingt-trois hommes fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944 figurait son ami Armenak Manoukian, natif de Chouchi, ville d’Artsakh tombée aux mains de la dictature azerbaïdjanaise en octobre 2020. Le groupe Manouchian comptait de nombreux autres Arméniens, H. Tebirian exécuté à Trondes, mais aussi H.Karayan, A. Tchakarian, A. Konstantinian, M. Mavian, D. Vosguiritchian, qui furent envoyés à Bordeaux, à Lyon ou en Meurthe-et-Moselle après l’exécution de leur chef.

En plus de leurs actions pendant l’Occupation, les FTP-MOI arméniens d’autres groupes jouèrent un rôle majeur au moment de la Libération, secondant les FFI pour celle de Marseille, aidant au débarquement des troupes alliées à Saint-Tropez et à Toulon.

Outre ceux versés dans les FTP-MOI, des Arméniens de toutes sensibilités et origines engagèrent leurs vies pour la liberté de la France. Environ 100 000 d’entre eux s’enrôlèrent sous les drapeaux des Alliés, principalement en France. Ils avaient déjà été des milliers à servir le drapeau tricolore pendant la Première Guerre Mondiale, sur le sol français, mais aussi au Proche-Orient, dans la Légion arménienne.

Des soldats arméniens soviétiques, dont des Arméniens d’Artsakh, enrôlés de force dans la Wehrmacht après avoir été capturés, s’évadèrent à leur arrivée en France pour reprendre la lutte contre les nazis. Ils contribuèrent à l’anéantissement des Allemands en août 1944 en Lozère, en Aveyron, en Haute-Loire et dans le Cantal, libérèrent des villes ou villages comme Mende, Nîmes ou La Calmette.

La liste serait trop longue à détailler, mais n’oublions pas d’autres Arméniens engagés dans la résistance,tels que la famille de Charles Aznavour, la poétesse Louisa Aslanian morte à Ravensbrück, le commandant Manoukian, chef de la Résistance de Deuil-la-Barre, Louisette Hovanessian-Texier résistante et l’une des premières femmes pilote de course automobile, Anita Conti, première femme océanographe et première femme militaire à bord des navires de la Marine française en 1940.

« Alors que les Arméniens de la République d’Artsakh, défenseurs ardents des valeurs de la démocratie et des libertés fondamentales, ont été chassés de leur pays par la dictature azerbaïdjanaise, la France a un devoir de mémoire mais aussi un devoir de soutien envers ce peuple qui n’a jamais hésité à verser son sang pour elle », déclare François Pupponi, Président du Cercle d’amitié France-Artsakh, invité par le Président de la République à assister à la Panthéonisation.

Contact Presse :
Annabelle Jacquemin-Guillaume
annabellejg@famaconseil.com

A PROPOS : Le Cercle d’Amitié France-Artsakh rassemble plus de soixante-dix élus français avec l’ambition de soutenir la République d’Artsakh dans son combat pour la reconnaissance internationale. Le Cercle promeut une forme de diplomatie parlementaire, complémentaire de la politique étrangère de la France dans la région et des efforts déployés par le Groupe de Minsk de l’OSCE – coprésidé par la France, les États-Unis et la Russie – visant à trouver une solution politique au conflit du Haut-Karabagh.

Copyright © 2022 Cercle d’Amitié France-Artsakh, Tous droits réservés

Bel exemple de francophonie à Goris dans la région de Syunik

Hommage à Missak & Mélinée Manouchian – Mercredi 21 février 2024 à 11h devant la stèle de la Mémoire future au Monument aux Morts de Biarritz

AgurArménie, Association Culturelle France-Arménie du Pays basque, vous invite à participer à l’hommage à Missak & Mélinée Manouchian qui se déroulera devant la stèle de la « Mémoire future » au Monument aux Morts de Biarritz en présence de Madame Pinatel, adjointe aux Anciens Combattants, qui représentera Madame Maider Arostéguy, Maire de Biarritz.

L’Association AgurArménie souhaite vous retrouver nombreux pour cet hommage à ces héros arméniens de la Résistance française.

Hommage à Missak Manouchian et les Émissions sur FranceTV

Nous sommes sur le point d’assister à un moment historique : l’entrée au Panthéon du résistant Missak Manouchian et de sa femme Mélinée, le 21 février. C’est un événement mémorable qui mérite toute notre attention, c’est pourquoi nous vous invitons à suivre de près les documentaires et les détails de la cérémonie qui vous sont présentés ci-dessous :

le dimanche 18 février à 13h15 sur France 2 – « Manouchian », série documentaire de 90 minutes  réalisée par Daniel Rihl et Clément Magnin

le mardi 20 février à 21h10 sur France 2 – « Manouchian et ceux de l’Affiche rouge », documentaire de 97 minutes réalisé par Hugues Nancy et Denis Peschanski

le mercredi 21 février dès 17h10 sur France 2 et Franceinfo canal 27 – Emission spéciale en direct présentée par Julian Bugier, accompagné de Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique à France Télévisions, et Stéphane Bern. Des invités en plateau et des envoyés spéciaux au Panthéon et au Mont-Valérien (Christelle Méral, Astrid Mezmorian, Sofia Dollé, Anne-Claire Poignard) seront présents pour vous fournir une couverture complète de l’événement.

le jeudi 22 février à 22h50 sur France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur et france.tv« Missak et Mélinée Manouchian », un film de 52 minutes réalisé par Katia Guiragossian, présenté par « La France en Vrai ». 

La cérémonie au Panthéon débutera le 21 février à 18h30

avec un cortège remontant la rue Soufflot, éclairé aux couleurs du drapeau français. La garde républicaine accompagnera le cercueil jusqu’au Panthéon, où le président Macron prononcera l’oraison funèbre devant 1 200 invités. La musique de Pascal Dusapin accompagnera l’entrée, et le groupe Feu! Chatterton reprendra un poème d’Aragon. Vers 20 heures, les restes du couple rejoindront le caveau XIII avec une plaque honorant leurs camarades. Une veillée funéraire au Mont-Valérien et un hommage populaire dans les rues de Paris sont également prévus.

Cette cérémonie historique sera présidée par le Président de la République, Emmanuel Macron, retransmise en direct dès 17h10 sur France 2 et FranceInfo canal 27.

Source :
Humanité https://www.humanite.fr/politique/emmanuel-macron/manouchian-au-pantheon-voici-comment-se-deroulera-la-ceremonie
France TV Pro https://www.francetvpro.fr/contenu-de-presse/64918187 )

Restons unis pour honorer la mémoire de ces héros et pour témoigner de notre respect et de notre reconnaissance envers leur sacrifice pour la liberté.

Manouchian et les héros de l’Affiche rouge

A voir aussi sur YouTube :

Titre : L’affiche rouge    Poète : Louis Aragon (1897-1982)

Vous n’avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
À la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant.

Quand les filles arméniennes apprenaient à lire

Deux thèses soutenues à Paris en 2017 mettent l’accent sur le modèle occidental de l’enseignement chez les jeunes filles arméniennes au milieu du 19e et au début du 20e siècle. Un enseignement qui les a ouvertes à la modernité.

Lire l’article de France Arménie Mag – janvier 2018

Dikran l’Ourfatsi ou L’odyssée d’un enfant arménien – Récit par Jean-Christian Onossian

Voici la nouvelle édition du livre de JC Onossian

Encerclée dans le Caucase, l’Arménie a-t-elle encore des soutiens ?

*Article de Factuel.media par PIERRE D’HERBÈS vendredi 9 février 2024 13:00

La bascule s’est opérée il y a quelques jours, au début du mois de février : Erevan largue les amarres et se détache de la Russie. Simultanément, Erevan s’active diplomatiquement vers l’Occident et notamment en France, mais aussi en direction de l’Inde, des Émirats Arabes Unis et de la Géorgie. Analyse.

Noël 2023 à Erevan en Arménie ALEXANDER PATRIN/TASS/SIPA USA/SIPA

Vendredi 2 février, un peu moins de trois mois après sa visite à Paris, Nikol Pashinian prononce une allocution qui défraye la chronique. Le Premier ministre arménien déclare que son pays se passera désormais du partenariat militaire privilégié qui l’unissait jusqu’ici à la Russie, et qu’il compte s’appuyer désormais sur la France et les États-Unis. Ce coup de tonnerre géopolitique avait été précédé l’avant-veille par l’entrée formelle d’Erevan à la Cour pénale internationale. Un événement tout sauf anodin, car désormais, en théorie du moins, l’Arménie serait maintenant contrainte de procéder à l’arrestation de Vladimir Poutine si jamais il se présentait sur son territoire. En se retournant contre Moscou, et en projetant sa diplomatie au plus loin, Erevan travaille à sa survie, mais intègre aussi de nouveaux paramètres géopolitiques dans une région déjà explosive.

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L’Arménie et le Kurdistan suite au Traité de Sèvres en 1920

On peut comprendre combien les Kurdes et les Arméniens regrettent le Traité de Sèvres de 1920 qui a été malencontreusement aboli deux ans plus tard avec l’aval des pays occidentaux.

Les Kurdes avaient enfin un État le Kurdistan au Nord de la Syrie et de l’Irak sur leurs terres ancestrales.
Les articles 62 à 64 du traité prévoient la création d’un « territoire autonome des Kurdes » englobant le sud-est de l’Anatolie.

L’Arménie retrouvait son territoire la Grande Arménie avec un accès à la Mer Noir par Trébizonde.
Selon les articles 88 à 94, les vilayets de Van, Bitlis, Trébizonde et Erzurum doivent être intégrés à la République indépendante d’Arménie, la détermination de la frontière étant soumise à l’arbitrage du président américain Woodrow Wilson, selon ses « 14 points »

La France occupe alors la Syrie (avec une frontière bien au nord de l’actuelle) et se voit confier une zone d’influence comprenant la Cilicie avec Adana, et s’étendant jusqu’au nord, bien au-delà de Sivas. (Wikipédia)

Le traité de Sèvres, conclu le 10 août 1920 à la suite de la Première Guerre mondiale entre les Alliés victorieux et l’Empire ottoman, sera signé et respecté par le sultan Mehmed VI.

Par celui-ci, l’Empire ottoman renonçait officiellement et définitivement à ses provinces arabes et africaines. À l’est, l’indépendance d’une grande Arménie était reconnue et une province autonome kurde créée.

L’Empire ottoman est alors tiraillé entre deux gouvernements concurrents : celui du sultan à Constantinople et celui de Mustafa Kemal qui a pris la tête d’un gouvernement émanant d’une Grande Assemblée nationale créée à Ankara le 23 avril 1920.
Mustafa Kemal ne reconnaît pas la validité traité de Sèvres qui minore drastiquement l’assiette territoriale de l’Empire. Ce traité n’est donc jamais ratifié par l’ensemble de ses signataires et, provoquant en Turquie un sursaut nationaliste autour de Mustafa Kemal, aboutit à la chute de l’Empire ottoman, à la proclamation de la République de Turquie, à une guerre victorieuse contre la Grèce et à la négociation d’un second traité plus avantageux pour la Turquie : le traité de Lausanne signé en 1923.

Quant à Google Maps il ne fait pas figurer en 2022 le Haut-Karabagh

Invitation au Voyage – Au Liban terre d’accueil – La soif de vivre des Arméniens – ArteTV

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Cartes sur table – RadioAyp le 27/01/2024- La Diaspora Arménienne face aux ambitions Panturque

avec Tigrane Yégavian

et avec Raymond H. Kévorkian

Chenoravor Nor Dari Yev Sourp Tzenount ! (Bonne Année et Sainte Naissance – Joyeux Noël Arménien) !

Nous vous souhaitons nos meilleurs vœux d’une année 2024plus sereine pour tous … avec la paix dans le monde

Hier 5 janvier et aujourd’hui 6 janvier, les Arméniens célèbrent à la fois la Nativité du Christ et sa Théophanie* (du grec théos = Dieu et phainô = rendre visible).

Les Arméniens ont gardé l’antique tradition de célébrer ces deux fêtes ensemble, le 6 janvier comme dans les premiers temps du christianisme.

A travers ces deux fêtes, ils célèbrent la double nature du Christ* : homme incarné (Noël) et Dieu (à travers la révélation du Père « celui-ci est mon fils bien aimé » lors de son baptême).

Les Arméniens fêtent Noël et l’Épiphanie le 6 janvier, restant fidèles aux traditions antiques du Christianisme.

Au IVe siècle, la date du 25 décembre a été choisie comme date pour la fête de Noël, principalement dans le but de la substituer aux fêtes païennes qui étaient d’usage à l’époque.

L’Église apostolique arménienne, plus ancienne Église de la chrétienté, fondée en 301 en Arménie, n’a pas accepté cette réforme de 354, qui a fixé Noël le 25 décembre. Elle a conservé la date du 6 janvier pour fêter la naissance de Jésus. Et célèbre en même temps la Nativité, le baptême du Christ et l’Épiphanie, l’hommage des Rois mages au Messie.

Le baptême de Jésus est appelé Épiphanie parce que ce jour là, la divinité de Jésus a été manifestée : le ciel s’est ouvert “et l’Esprit Saint descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe” …..

MESSE DE NOËL

En Arménie, la célébration de la fête commence la veille avec une messe dans toutes les églises et se poursuit le 6 Janvier par une grande messe dans la Cathédrale d’Etchmiadzin.

A la fin de la Messe de Noël, dans l’église, on procède à la triple bénédiction de l’eau et du saint chrême contenus dans de grandes bassines en argent. La croix est immergée dans l’eau bénie et sortie de l’eau, symbolisant le baptême de Jésus. Elle s’accompagne de chants de prières. On chante les cantiques de la bénédiction de l’eau « Ov Zarmanali » « Aïssor tzaïn haïragan » (de la voix du père).

L’eau est distribuée aux fidèles qui l’emportent pour en imprégner leur maison (la bénir) et pour la boire en guise de purification. Ce jour là, les Arméniens échangent ces mots et disent :
-Քրիստոս ծնավ և հայտնեցավ -Kristos tsnav yev haytnetsav -Jésus est né et est apparu et reçoivent en réponse : Մեզ և Ձեզ մեծ Ավետիս”- mez ev dzez mets Avédis-« Grande nouvelle pour nous et pour vous. »

LES AGAPES

Un repas aussi copieux que possible de toutes les bonnes recettes est servi le soir de Noël… (Beureks, dolmas, mantis, des poissons succulents, baklavas, anouch abour ….).

Durant tous ces jours de fête, dans chaque maison, une table est garnie de gâteaux préparés par la maîtresse de maison, de fruits frais et toutes sortes de fruits secs, des entremets au blé, des boissons, etc…. La table n’est jamais desservie durant plus d’une semaine ! Ainsi, tout visiteur sera invité à s’asseoir et à honorer la table. Même sur les tables les plus pauvres, vous trouverez en Arménie, patiemment cueillis dés l’été, des abricots, des figues sèches, des amandes, des noisettes, des noix, de quoi vous désaltérer avec un délicieux jus de grenade, et, bien sûr, divers petits gâteaux, afin de célébrer dignement Noël…. Sourp Tzenount, et la Nouvelle Année.

Mille ans de Musique Arménienne – Concert exceptionnel – Salle Gaveau Paris – 14 janvier 2024 16h

Une idée de cadeau pour Noël : le Concert Exceptionnel « 1000 ans de musique arménienne » le dimanche 14 janvier 2024 à la salle Gaveau, à Paris.
La Croix Bleue des Arméniens de France présente Astrig Siranossian – Cellist, Chouchane Siranossian , Nathanaël Gouin Pianiste, Narek Kazazyan et Artyom Minasyan pour un évènement unique, dans une salle mythique, avec des artistes de renommée internationale
Faîtes plaisir, faîtes vous plaisir….
Réservation 01.49.53.05.07 et sur www.sallegaveau.com ou www.fnac.com

Haut-Karabakh arménien : requiem pour une République fantôme

Vidée de ses habitants et dirigeants arméniens après trente-deux ans d’existence, la République du Haut-Karabakh est en train de devenir un souvenir que le gouvernement en place à Erevan et celui de Bakou sont pressés d’enterrer.

LogoCourrier international Publié le 2/1/2024 par Alda Engoian

Après plus de trente-deux ans d’existence, la république du Haut-Karabakh, également connue sous son nom arménien d’Artsakh, cessera-t-elle vraiment d’exister ce 1er janvier 2024 ? C’est un débat qui anime les médias arméniens et russes après les récentes déclarations de son ex-président Samvel Chahramanian.

Le 28 septembre, après l’offensive militaire azerbaïdjanaise des 19 et 20 du même mois, qui a déclenché l’exode de plus d’une centaine de milliers d’Arméniens karabakhis, Chahramanian avait signé un décret sur la dissolution de cette entité ethnopolitique. Cependant, comme le rapporte le site Russia-Armenia Info, Chahramanian, exilé à Erevan, la capitale de l’Arménie, signait le 19 octobre un nouveau décret annulant le premier.

Une nouvelle déclaration faite par Chahramanian le 22 décembre a suscité encore plus de confusion et de consternation dans la capitale arménienne. “Il n’existe aucun document dans le domaine juridique de la République d’Artsakh qui prévoie la dissolution des institutions de l’État”, a-t-il affirmé lors de la réunion avec les chefs des organes d’État et administrations du Haut-Karabakh, qui continuent d’occuper leurs postes “sur une base volontaire”, poursuit le site établi à Moscou.

La Promesse – ‘The Promise’, un rare film sur le génocide arménien – Mercredi 20 décembre 2023 à 20h55 sur ARTE

Mettant en vedette Oscar Isaac, Christian Bale et Charlotte Le Bon, ce film de Terry George, consacré au génocide des Arméniens de l’Empire ottoman, lors de la Première Guerre mondiale, a demandé près de deux ans de tournage, en plus d’avoir été scénarisé pendant une cinquantaine d’années.

Lire la suite dans Présence information religieuse

Charlotte Le Bon, Oscar Isaac et Christian Bale dans uns scène de The Promise. CNS photo/Open Road Films

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ou bien sur Google

L’Arménie à l’épreuve des siècles

Annie et Jean-Pierre Mahé
Éditions Gallimard, collection « Découvertes »
(2005), 160 pages, 12,5 cm x 18 cm

Entre mer Noire et mer Caspienne, Caucase et Mésopotamie, le haut plateau arménien, dominé par le mont Ararat où se serait échouée l’arche de Noé, vit éclore l’une des plus importantes civilisations du Moyen-Orient.

À la fin du VIe siècle avant J.-C., les Arméniens y fondent un puissant royaume qui devient, en 301, le premier État officiellement chrétien. Située au carrefour des grands Empires perse, romain, byzantin, puis arabe, mongol, ottoman et russe, cette terre a toujours été âprement disputée.

Les brèves périodes d’indépendance de l’Arménie, entrecoupées de siècles de sujétion et d’occupation, lui ont toutefois permis de forger les armes d’une forte identité culturelle : une foi inébranlable, une écriture et une littérature exaltant la conscience nationale.

Victime en 1915 du premier génocide du XXe siècle, le peuple arménien a su préserver, tant dans la mère-patrie qu’en diaspora, cette culture millénaire dont Annie et Jean-Pierre Mahé retracent avec une brillante érudition les grands jalons.

Quand un chercheur expert de l’Arménie et son épouse acceptent de vulgariser leur savoir dans le cadre d’une collection exemplaire au plan éditorial, cela donne au lecteur un intense moment de bonheur

 « L’épreuve des siècles », le titre fait écho à ce vers de Tcharents, d’un poème que les auteurs citent dès l’entrée du livre :

« Où que je sois, je n’oublierai jamais notre chant de plainte endeuillé »

L’exil, le deuil et le chant : comme toujours dans cette collection « Découvertes », les images à l’entrée du livre vous immergent dans le sujet. C’est ici un mariage en 1910 en Anatolie, le catholicos Sahak II avec la communauté à Alep en 1925, de toutes jeunes filles sur une scène à Adana en 1901, une famille à Gardanne en 1930 devant son épicerie… Quelques pages, et vous pressentez les douleurs toujours actuelles de l’histoire.

Puis viennent cinq chapitres qui suivent les siècles, où le propos brillant se conjugue avec une riche iconographie, dans une relation étroite où l’interprétation des images fait un écho aux arguments de l’approche historique. Le territoire est d’abord planté, hommes et montagnes, et les cartes montrent cette Arménie historique, dix fois grande environ comme la république actuelle, et qui fera comparaison tout au long du livre. Premier état chrétien du monde, ballotté d’abord entre les Perses sassanides et les Romains, l’Arménie se forge une identité malgré tout, malgré les Seldjoukides, les Mongols, les Turcomans, malgré les déportations vers Ispahan, malgré l’oppression des Ottomans dès le XVIIe siècle (« En ville, négociants et artisans arméniens sont étroitement surveillés. Ils doivent s’habiller de bleu rayé de blanc, pour être immédiatement identifiés »). Puis, ce sont les Russes au XIXe siècle, l’Europe qui ne bronche pas quand on cherche à exterminer ce peuple au début du XXe siècle.

Mais sur l’autre versant des siècles, il y a une langue, une littérature à profusion exaltant l’arménité, des lieux, l’architecture, les manuscrits, l’intelligence du négoce et cette capacité à se recommencer partout dans le monde. Les visuels très judicieusement choisis montrent cela d’abord, et cela fait puissance comme le chant inextinguible.

L’Arménie va-t-elle disparaître ? Un conflit oublié aux portes de l’Europe

Frédéric Pons (Auteur)
Artege 2 Novembre 2023
Librairie Georges.com

Une nouvelle guerre menace l’Arménie, comme l’annoncent clairement les inquiétants projets géopolitiques de l’Azerbaïdjan et de la Turquie, comme le prouve aussi leur pression permanente sur l’enclave chrétienne bimillénaire du Haut-Karabakh.

La question n’est plus de savoir si cette guerre aura lieu, mais quand elle aura lieu.
Prise en tenaille entre l’Azerbaïdjan et la Turquie, lâchée par la Russie au jeu ambigu, l’Arménie est seule, livrée à elle-même, victime collatérale du conflit en Ukraine.
Les Arméniens se voient abandonnés à leur sort, comme le furent leurs ancêtres, lors du génocide perpétré par les Turcs en 1915, dans une indifférence quasi générale. Une catastrophe humanitaire sans précédent se prépare et, de nouveau, l’Occident regarde ailleurs, prêt au compromis avec l’Azerbaïdjan et la Turquie. Cette complaisance européenne ne fait qu’encourager leur implacable politique de puissance.

Grand reporter familier du Caucase et spécialiste des questions militaires, Frédéric Pons raconte avec force et clarté la situation dramatique de l’Arménie. Il rappelle comment le destin de ce petit pays – le plus vieil État chrétien du monde – concerne directement l’Europe et ses valeurs. Le soutien à l’Arménie est un défi civilisationnel à relever.

YouTube · Terra Bellum · 7 oct. 2023
YouTube · Le Figaro · 21 sept. 2023
YouTube · Public Sénat · 27 sept. 2023
TVLibertes en novembre 2023

Il y a 35 ans, le 7 décembre 1988 à 11h41, un terrible séisme frappait le nord de l’Arménie.

En ce jour de souvenir et de deuil, l’Ambassade de France en Arménie exprime sa solidarité au peuple arménien.
https://twitter.com/AmbaFR_Armenie/status/1732626753561006414

Une année 2024 « pour célébrer l’Arménie en France », annonce la ministre de la Culture Rima Abdul Malak

En déplacement à Erevan, la ministre française de la Culture a rencontré les autorités arméniennes pour discuter des modalités de la célébration de l’évènement en France.

franceinfo:Culture avec AFP
Publié le 27/10/2023 15:46

La statue de la Mère Arménie, située dans le parc de la victoire à Erevan, en Arménie, le 10 Novembre 2022 (BENJAMIN FURST / HANS LUCAS)

L’année 2024 sera « exceptionnelle pour l’Arménie en France, permettant de renforcer nos liens culturels », a déclaré à l’AFP la ministre de la Culture Rima Abdul Malak, en déplacement à Erevan. Parmi les événements célébrés en 2024, le centenaire de la naissance de Charles Aznavour. Décédé en 2018, le représentant le plus célèbre de la nombreuse communauté arménienne de France, est né à Paris le 22 mai 1924.

Missak Manouchian au Panthéon en février 2024

Lors du premier déplacement d’une ministre de la Culture française en Arménie, Rima Abdul Malak a discuté des célébrations avec son homologue Janna Andréassian jeudi 26 octobre et doit le faire le 27 octobre avec le Premier ministre Nikol Pachinian. Elle a également pu évoquer l’entrée au Panthéon, le 21 février, du résistant Missak Manouchian« L’annonce de sa panthéonisation a eu un énorme retentissement ici. C’est une figure très importante. Nous avons visité une petite exposition qui lui est consacrée à Erevan, où il y avait des scolaires, et pu voir combien la mémoire est transmise aux jeunes Arméniens », a expliqué la ministre de la Culture, jointe par téléphone depuis Paris.

L’année 2024 est aussi le centenaire du cinéaste Sergueï Paradjanov, « moins connu en France, mais qui a inspiré des générations d’artistes arméniens ». Dans la délégation ministérielle, la présidente du musée du Louvre, Laurence des Cars, est venue parler avec les musées arméniens de coopération en vue de l’ouverture au public, prévue vers 2027, d’un nouveau département, celui des Arts de Byzance et des Chrétientés en Orient.

Un département Arts de Byzance et des Chrétientés en Orient au Louvre

« Ce nouveau département sera lié à ceux des Antiquités romaines et des Arts de l’islam, avec des points de contact qui reflèteront la réalité historique et géographique de ces rencontres entre cultures. Et l’Arménie l’illustre très bien », a détaillé Laurence des Cars à l’AFP. La visite avait commencé dans la matinée du 26 octobre par un temps de recueillement au mémorial aux victimes du génocide arménien à Erevan. Elle se déroule alors que Nikol Pachinian a affirmé jeudi espérer un accord de paix avec l’Azerbaïdjan « dans les prochains mois », après la victoire militaire en septembre de Bakou contre les séparatistes arméniens du Haut-Karabakh.

L’auteur-compositeur français d’origine arménienne André Manoukian, également dans la délégation, interrogé par l’AFP, a salué « l’engagement du gouvernement français, essentiel par les temps qui courent, avec une vraie menace existentielle pour l’Arménie, et des Arméniens qui nous disent que plus les dirigeants étrangers viendront en Arménie, mieux ce sera, y compris pour leur sécurité ».

Collecte de vêtements pour les Arméniens déplacés du Haut-Karabagh (Artsakh) – 12 au 20 nov 2023

Collecte de vêtements et produits d’hygiène pour les Arméniens déplacés du Haut-karabagh (Artsakh)
A l’initiative d’Olia et Zoé au centre OLATU d’Anglet
avec l’aide logistique de l’association AgurArménie, Samuel, Lucie Pierre et les amis d’Olia et de Zoé
ainsi que du transporteur LATASTE pour le transport des 120 cartons (6 palettes) du Pays basque à Paris,

et l’association EliseCare pour l’envoi de Paris en Arménie début décembre.
Merci à tous les amis et donateurs qui ont participé.

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Jérusalem et les Arméniens, avec Claude Mutafian – France Culture 3/12/2023

Evocation ce matin en compagnie de son auteur, Claude Mutafian, d’un livre magistral paru aux éditions des Belles Lettres qui retrace la présence millénaire de la communauté arménienne de Jérusalem. Une sujet peu connu.

Cette présence arménienne à Jérusalem se manifeste tant par l’archéologie, l’épigraphie, les nombreux textes et illustrations, mais encore par une continuité humaine et géographique jusqu’à nos jours où quelques 2000 Arméniens vivent encore la vieille-ville dans un quartier qui représente un sixième de sa superficie.

Claude Mutafian est agrégé de mathématiques, mais encore historien, depuis les années 1980 où il explore sans relâche l’histoire des Arméniens au Proche-Orient avec particulièrement une exposition et des publications qui ont marqué les esprits sur le « royaume arménien de Cilicie ».

Claude MutafianJérusalem et les Arméniens : Jusqu’à la conquête ottomane (1516), (Les Belles Lettres)

CONFÉRENCE Bayonne – vendredi 8 déc 2023 – « Arménie d’hier et d’aujourd’hui »

Riche d’une civilisation ancienne de plus de 3000 ans, la Nation arménienne a su préserver les savoirs anciens, forgeant son identité autour de sa langue et de sa religion, dans son terroir ancestral, situé majoritairement dans l’Empire ottoman. A l’ombre majestueuse du Caucase, au pied du vénéré Ararat, l’Arménie, dispose d’un patrimoine architectural remarquable, témoin d’une brillante civilisation, aujourd’hui en péril.

Le Haut-Karabagh ou « Artsakh » en arménien, a subi l’agression de l’Azerbaïdjan. Les plus belles églises et monastères de cette terre, historiquement arménienne, sont désormais sous contrôle azéri. Un patrimoine exceptionnel est en danger. Plus que jamais, l’Arménie a besoin de l’intérêt, de la connaissance mutuelle de cette civilisation, d’hier et d’aujourd’hui, pour sa préservation. La conférence permettra d’en aborder les grandes lignes ainsi que les liens culturels très forts, tissés au fil des siècles, entre la France et l’Arménie.

CONFÉRENCE – jeudi 7 déc 2023 – « Entre la France et l’Arménie, des liens culturels… »

Riche d’une civilisation ancienne de plus de 3000 ans, la Nation arménienne a su préserver les savoirs anciens, forgeant son identité autour de sa langue et de sa religion chrétienne, dans son terroir ancestral, situé majoritairement dans l’Empire ottoman. Des liens culturels très forts entre la France et l’Arménie, tissés au fil des siècles depuis l’époque des croisades, ont pris un essor particulier à la fin du XIXème siècle. La présence d’écoles missionnaires françaises, fréquentées surtout par de jeunes Arméniens, garçons et filles, fortifie la connaissance de la culture française.

Le génocide de 1915 anéantit la presque totalité des Arméniens ottomans, mais épargne ceux du Caucase, sous domination soviétique à partir de 1922 et devenus indépendants en 1991 après l’éclatement de l’URSS. Dans l’imaginaire des Arméniens, la France garde une place toute particulière comme terre d’accueil et pays des droits de l’homme. La reconnaissance du génocide arménien par le Parlement français en janvier 2001 renforce ce capital de sympathie. La volonté des présidents de la République des deux pays de lancer une « Année de l’Arménie en France » en 2006-2007 montre que les relations culturelles peuvent être un rapprochement entre les deux peuples pour une meilleure connaissance réciproque. En témoigne le Sommet de la Francophonie, en 2018, à Erevan, capitale de l’Arménie d’aujourd’hui qui ne représente que 10% de l’Arménie historique.

Seront rappelées les grandes lignes de cette proximité culturelle des Arméniens avec la France, dans leur terroir ancestral,  depuis l’époque des croisades et en particulier au XIXème siècle avec la présence des missions catholiques françaises, ainsi que les échanges culturels avec la France et  l’Arménie d’aujourd’hui.