Rescapé du génocide arménien, arrêté et fusillé par l’armée allemande, à 37 ans, Missak Manouchian, « accompagné de Mélinée », son épouse, entre au Panthéon.
Par Karim El Hadj et Adrien Sahli Publié le 21 fév 2024 à 7h06

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Fusillé par l’armée allemande, le 21 février 1944, Missak Manouchian, un Arménien âgé de 37 ans, entre au Panthéon « accompagné de Mélinée », son épouse, d’origine arménienne et résistante comme lui. Missak Manouchian a été un des chefs militaires d’un groupe de résistants étrangers en région parisienne commandés par le Parti communiste : les Francs-Tireurs et Partisans – Main -d’œuvre immigrée.
Rescapé du génocide arménien, il débarque en France sans papiers d’identidté au milieu des années 1920. Face à la montée de la xénophobie et du fascisme dans toute l’Europe, il s’engage au début des années 1930 dans les rangs du Parti communiste.
Fin 1943, des policiers français au service de l’occupant allemand finissent par arrêter cet étranger en guerre contre l’envahisseur nazi. Torturé par la police française puis jugé par une cour martiale allemande, lui et un peu plus d’une vingtaine de résistants sont condamnés à mort. En parallèle de ce procès expéditif, le service de la propagande nazi diffuse une affiche taxant ces combattants d’« armée du crime ». C’est L’Affiche rouge que le poète Aragon immortalise quelques années après la fin de la guerre.