Annie et Jean-Pierre Mahé Éditions Gallimard, collection « Découvertes » (2005), 160 pages, 12,5 cm x 18 cm
Entre mer Noire et mer Caspienne, Caucase et Mésopotamie, le haut plateau arménien, dominé par le mont Ararat où se serait échouée l’arche de Noé, vit éclore l’une des plus importantes civilisations du Moyen-Orient.
À la fin du VIe siècle avant J.-C., les Arméniens y fondent un puissant royaume qui devient, en 301, le premier État officiellement chrétien. Située au carrefour des grands Empires perse, romain, byzantin, puis arabe, mongol, ottoman et russe, cette terre a toujours été âprement disputée.
Les brèves périodes d’indépendance de l’Arménie, entrecoupées de siècles de sujétion et d’occupation, lui ont toutefois permis de forger les armes d’une forte identité culturelle : une foi inébranlable, une écriture et une littérature exaltant la conscience nationale.
Victime en 1915 du premier génocide du XXe siècle, le peuple arménien a su préserver, tant dans la mère-patrie qu’en diaspora, cette culture millénaire dont Annie et Jean-Pierre Mahé retracent avec une brillante érudition les grands jalons.
Quand un chercheur expert de l’Arménie et son épouse acceptent de vulgariser leur savoir dans le cadre d’une collection exemplaire au plan éditorial, cela donne au lecteur un intense moment de bonheur
« L’épreuve des siècles », le titre fait écho à ce vers de Tcharents, d’un poème que les auteurs citent dès l’entrée du livre :
« Où que je sois, je n’oublierai jamais notre chant de plainte endeuillé »
L’exil, le deuil et le chant : comme toujours dans cette collection « Découvertes », les images à l’entrée du livre vous immergent dans le sujet. C’est ici un mariage en 1910 en Anatolie, le catholicos Sahak II avec la communauté à Alep en 1925, de toutes jeunes filles sur une scène à Adana en 1901, une famille à Gardanne en 1930 devant son épicerie… Quelques pages, et vous pressentez les douleurs toujours actuelles de l’histoire.
Puis viennent cinq chapitres qui suivent les siècles, où le propos brillant se conjugue avec une riche iconographie, dans une relation étroite où l’interprétation des images fait un écho aux arguments de l’approche historique. Le territoire est d’abord planté, hommes et montagnes, et les cartes montrent cette Arménie historique, dix fois grande environ comme la république actuelle, et qui fera comparaison tout au long du livre. Premier état chrétien du monde, ballotté d’abord entre les Perses sassanides et les Romains, l’Arménie se forge une identité malgré tout, malgré les Seldjoukides, les Mongols, les Turcomans, malgré les déportations vers Ispahan, malgré l’oppression des Ottomans dès le XVIIe siècle (« En ville, négociants et artisans arméniens sont étroitement surveillés. Ils doivent s’habiller de bleu rayé de blanc, pour être immédiatement identifiés »). Puis, ce sont les Russes au XIXe siècle, l’Europe qui ne bronche pas quand on cherche à exterminer ce peuple au début du XXe siècle.
Mais sur l’autre versant des siècles, il y a une langue, une littérature à profusion exaltant l’arménité, des lieux, l’architecture, les manuscrits, l’intelligence du négoce et cette capacité à se recommencer partout dans le monde. Les visuels très judicieusement choisis montrent cela d’abord, et cela fait puissance comme le chant inextinguible.
Une nouvelle guerre menace l’Arménie, comme l’annoncent clairement les inquiétants projets géopolitiques de l’Azerbaïdjan et de la Turquie, comme le prouve aussi leur pression permanente sur l’enclave chrétienne bimillénaire du Haut-Karabakh.
La question n’est plus de savoir si cette guerre aura lieu, mais quand elle aura lieu. Prise en tenaille entre l’Azerbaïdjan et la Turquie, lâchée par la Russie au jeu ambigu, l’Arménie est seule, livrée à elle-même, victime collatérale du conflit en Ukraine. Les Arméniens se voient abandonnés à leur sort, comme le furent leurs ancêtres, lors du génocide perpétré par les Turcs en 1915, dans une indifférence quasi générale. Une catastrophe humanitaire sans précédent se prépare et, de nouveau, l’Occident regarde ailleurs, prêt au compromis avec l’Azerbaïdjan et la Turquie. Cette complaisance européenne ne fait qu’encourager leur implacable politique de puissance.
Grand reporter familier du Caucase et spécialiste des questions militaires, Frédéric Pons raconte avec force et clarté la situation dramatique de l’Arménie. Il rappelle comment le destin de ce petit pays – le plus vieil État chrétien du monde – concerne directement l’Europe et ses valeurs. Le soutien à l’Arménie est un défi civilisationnel à relever.
Quelques vidéos récentes pour en savoir plus sur la géopolitique au Sud Caucase
YouTube · Terra Bellum · 7 oct. 2023
YouTube · Le Figaro · 21 sept. 2023
YouTube · Public Sénat · 27 sept. 2023
Fréderic PONS sur @CHAINETVL-TVLibertes en novembre 2023
En déplacement à Erevan, la ministre française de la Culture a rencontré les autorités arméniennes pour discuter des modalités de la célébration de l’évènement en France.
La statue de la Mère Arménie, située dans le parc de la victoire à Erevan, en Arménie, le 10 Novembre 2022 (BENJAMIN FURST / HANS LUCAS)
L’année 2024 sera « exceptionnelle pour l’Arménie en France, permettant de renforcer nos liens culturels », a déclaré à l’AFP la ministre de la Culture Rima Abdul Malak, en déplacement à Erevan. Parmi les événements célébrés en 2024, le centenaire de la naissance de Charles Aznavour. Décédé en 2018, le représentant le plus célèbre de la nombreuse communauté arménienne de France, est né à Paris le 22 mai 1924.
Missak Manouchian au Panthéon en février 2024
Lors du premier déplacement d’une ministre de la Culture française en Arménie, Rima Abdul Malak a discuté des célébrations avec son homologue Janna Andréassian jeudi 26 octobre et doit le faire le 27 octobre avec le Premier ministre Nikol Pachinian. Elle a également pu évoquer l’entrée au Panthéon, le 21 février, du résistant Missak Manouchian. « L’annonce de sa panthéonisation a eu un énorme retentissement ici. C’est une figure très importante. Nous avons visité une petite exposition qui lui est consacrée à Erevan, où il y avait des scolaires, et pu voir combien la mémoire est transmise aux jeunes Arméniens », a expliqué la ministre de la Culture, jointe par téléphone depuis Paris.
L’année 2024 est aussi le centenaire du cinéaste Sergueï Paradjanov, « moins connu en France, mais qui a inspiré des générations d’artistes arméniens ». Dans la délégation ministérielle, la présidente du musée du Louvre, Laurence des Cars, est venue parler avec les musées arméniens de coopération en vue de l’ouverture au public, prévue vers 2027, d’un nouveau département, celui des Arts de Byzance et des Chrétientés en Orient.
Un département Arts de Byzance et des Chrétientés en Orient au Louvre
« Ce nouveau département sera lié à ceux des Antiquités romaines et des Arts de l’islam, avec des points de contact qui reflèteront la réalité historique et géographique de ces rencontres entre cultures. Et l’Arménie l’illustre très bien », a détaillé Laurence des Cars à l’AFP. La visite avait commencé dans la matinée du 26 octobre par un temps de recueillement au mémorial aux victimes du génocide arménien à Erevan. Elle se déroule alors que Nikol Pachinian a affirmé jeudi espérer un accord de paix avec l’Azerbaïdjan « dans les prochains mois », après la victoire militaire en septembre de Bakou contre les séparatistes arméniens du Haut-Karabakh.
L’auteur-compositeur français d’origine arménienne André Manoukian, également dans la délégation, interrogé par l’AFP, a salué « l’engagement du gouvernement français, essentiel par les temps qui courent, avec une vraie menace existentielle pour l’Arménie, et des Arméniens qui nous disent que plus les dirigeants étrangers viendront en Arménie, mieux ce sera, y compris pour leur sécurité ».
Collecte de vêtements et produits d’hygiène pour les Arméniens déplacés du Haut-karabagh (Artsakh) A l’initiative d’Olia et Zoé au centre OLATU d’Anglet avec l’aide logistique de l’association AgurArménie, Samuel, Lucie Pierre et les amis d’Olia et de Zoé ainsi que du transporteur LATASTE pour le transport des 120 cartons (6 palettes) du Pays basque à Paris, et l’association EliseCare pour l’envoi de Paris en Arménie début décembre. Merci à tous les amis et donateurs qui ont participé.
Evocation ce matin en compagnie de son auteur, Claude Mutafian, d’un livre magistral paru aux éditions des Belles Lettres qui retrace la présence millénaire de la communauté arménienne de Jérusalem. Une sujet peu connu.
Cette présence arménienne à Jérusalem se manifeste tant par l’archéologie, l’épigraphie, les nombreux textes et illustrations, mais encore par une continuité humaine et géographique jusqu’à nos jours où quelques 2000 Arméniens vivent encore la vieille-ville dans un quartier qui représente un sixième de sa superficie.
Claude Mutafian est agrégé de mathématiques, mais encore historien, depuis les années 1980 où il explore sans relâche l’histoire des Arméniens au Proche-Orient avec particulièrement une exposition et des publications qui ont marqué les esprits sur le « royaume arménien de Cilicie ».
Riche d’une civilisation ancienne de plus de 3000 ans, la Nation arménienne a su préserver les savoirs anciens, forgeant son identité autour de sa langue et de sa religion, dans son terroir ancestral, situé majoritairement dans l’Empire ottoman. A l’ombre majestueuse du Caucase, au pied du vénéré Ararat, l’Arménie, dispose d’un patrimoine architectural remarquable, témoin d’une brillante civilisation, aujourd’hui en péril.
Le Haut-Karabagh ou « Artsakh » en arménien, a subi l’agression de l’Azerbaïdjan. Les plus belles églises et monastères de cette terre, historiquement arménienne, sont désormais sous contrôle azéri. Un patrimoine exceptionnel est en danger. Plus que jamais, l’Arménie a besoin de l’intérêt, de la connaissance mutuelle de cette civilisation, d’hier et d’aujourd’hui, pour sa préservation. La conférence permettra d’en aborder les grandes lignes ainsi que les liens culturels très forts, tissés au fil des siècles, entre la France et l’Arménie.
Riche d’une civilisation ancienne de plus de 3000 ans, la Nation arménienne a su préserver les savoirs anciens, forgeant son identité autour de sa langue et de sa religion chrétienne, dans son terroir ancestral, situé majoritairement dans l’Empire ottoman. Des liens culturels très forts entre la France et l’Arménie, tissés au fil des siècles depuis l’époque des croisades, ont pris un essor particulier à la fin du XIXème siècle. La présence d’écoles missionnaires françaises, fréquentées surtout par de jeunes Arméniens, garçons et filles, fortifie la connaissance de la culture française.
Le génocide de 1915 anéantit la presque totalité des Arméniens ottomans, mais épargne ceux du Caucase, sous domination soviétique à partir de 1922 et devenus indépendants en 1991 après l’éclatement de l’URSS. Dans l’imaginaire des Arméniens, la France garde une place toute particulière comme terre d’accueil et pays des droits de l’homme. La reconnaissance du génocide arménien par le Parlement français en janvier 2001 renforce ce capital de sympathie. La volonté des présidents de la République des deux pays de lancer une « Année de l’Arménie en France » en 2006-2007 montre que les relations culturelles peuvent être un rapprochement entre les deux peuples pour une meilleure connaissance réciproque. En témoigne le Sommet de la Francophonie, en 2018, à Erevan, capitale de l’Arménie d’aujourd’hui qui ne représente que 10% de l’Arménie historique.
Seront rappelées les grandes lignes de cette proximité culturelle des Arméniens avec la France, dans leur terroir ancestral, depuis l’époque des croisades et en particulier au XIXème siècle avec la présence des missions catholiques françaises, ainsi que les échanges culturels avec la France et l’Arménie d’aujourd’hui.
A l’occasion du centenaire de la République de Turquie, Geerdink souligne un « chapitre noir » de l’histoire de la Turquie : le génocide arménien. « Sans une pleine reconnaissance de cette atrocité, au cours de laquelle un million et demi d’Arméniens ont été massacrés, la république continuera d’exercer son hégémonie sur les Kurdes et les autres communautés ethniques et religieuses du pays », dit-elle.
Feux d’artifice que j’ai vu ce week-end. Photos de feux d’artifice à Istanbul et ailleurs en Turquie pour célébrer le 100e anniversaire de la République. Depuis toutes les années que j’écris sur la Turquie et le Kurdistan, le 29 octobre 2023 est une date de référence. Erdoğan parviendrait-il à rester président jusqu’à ce jour ? Dans quelle mesure aurait-il alors réformé la République ? Et maintenant, au moment où j’écris ces lignes, ce jour est passé du futur à l’histoire. Espoir inassouvi. Cela m’attriste, surtout parce que je n’arrive pas à me sortir un autre 100e anniversaire de la tête. L’autre anniversaire, auquel celui-ci est inextricablement lié.
Je ne vais pas en faire un jeu de devinettes. L’autre anniversaire dont je parle est la 100e commémoration du génocide arménien, il y a huit ans, en 2015. Nous savons tous ce qui s’est passé. Pendant la Première Guerre mondiale et à la fin de l’Empire ottoman, environ un million et demi d’Arméniens furent massacrés par des milices dans le but de nettoyer l’Anatolie d’une communauté qui y vivait et prospérait depuis des siècles.
Même si les preuves de l’existence d’un génocide sont accablantes, la République de Turquie l’a nié dès le premier jour de son existence. Le récit officiel est toujours qu’il y avait une guerre et que, oui, de nombreux Arméniens ont péri, mais qu’il n’y avait aucune intention de les effacer de la surface de la terre, et d’ailleurs, les Arméniens ont également tué des Turcs – ces choses arrivent tout simplement dans les guerres.
Chapitre noir
Dans un podcast que j’ai écouté sur le 100e anniversaire de la Turquie, l’intervieweuse Amberin Zaman a qualifié le génocide arménien de « péché originel » de la Turquie. Tant que ce chapitre noir de la naissance de la Turquie n’est pas abordé, aucun problème fondamental du pays ne pourra être résolu. C’est le problème des chapitres noirs : on peut les arracher du livre ou les retourner rapidement et faire semblant de ne pas l’avoir vu, mais cela influence quand même les événements consécutifs et l’intrigue du livre. Tant que vous ne le lisez pas, tant que vous n’y faites pas face, vous ne comprendrez pas pourquoi de mauvaises choses continuent de se produire et pourquoi les personnages du livre ne peuvent pas résoudre leurs problèmes.
Bien entendu, mon pays d’origine, les Pays-Bas, a aussi un chapitre noir. Et nous non plus ne reconnaissons pas notre histoire coloniale et la traite transatlantique des esclaves dans laquelle nous avons été impliqués. Nous savons que cela s’est produit, mais nous sommes passés à autre chose, prétendant que le chapitre noir n’a pas défini le cours de notre histoire, notre histoire depuis lors. Les Pays-Bas doivent eux aussi faire face à leur « péché originel » dans toute sa brutalité pour opérer des changements fondamentaux et s’engager dans un travail sérieux de décolonisation et d’éradication du racisme et de la suprématie blanche.
Formuler les choses ainsi est déjà insupportable pour de nombreux Néerlandais blancs. Trop radical, et n’est-ce pas il y a trop longtemps pour nous influencer encore aujourd’hui ? La prise de conscience à ce sujet ne fait que commencer et nous avons un chemin incroyablement long à parcourir.
Digranakerd
Lorsque le génocide arménien a été commémoré pour la 100e fois en avril 2015, j’ai vécu et travaillé à Digranakerd (nom arménien de Diyarbakir; Amed en kurde). Vous n’avez peut-être jamais entendu parler de ce nom, mais il s’agit du nom arménien d’Amed, qui est à nouveau le nom kurde de la ville de Diyarbakır. Digranakerd comptait une importante communauté arménienne et, après le génocide, il ne restait presque plus personne.
Je considère les semaines précédant la commémoration et le jour de la commémoration lui-même comme parmi les plus marquants de ma vie. J’ai tellement appris incroyablement. Je me souviens avoir participé à une visite que des Arméniens de la diaspora ont effectuée sur les terres où leurs ancêtres vivaient autrefois en paix jusqu’à ce que leurs vies soient brutalement déracinées et prennent fin. C’était difficile et émouvant, les gens étaient nerveux, mais il y avait quelque chose d’important qui rendait le voyage possible et qui enchâssait tout le voyage dans une certaine douceur. Et c’est que leurs hôtes ne le niaient pas.
Constantinople
Leurs hôtes étaient l’une des autres communautés présentes depuis toujours dans l’est de l’Anatolie : les Kurdes. Lors des rassemblements et des réunions précédant la commémoration du 24 avril, j’avais déjà remarqué que les Kurdes n’hésitaient pas à utiliser le mot en turc : soykırım, ou génocide. C’était remarquable, car les milices kurdes, en particulier la cavalerie Hamidiye, figuraient parmi les plus importants auteurs du génocide à l’époque. Les ordres venaient de Constantinople, les Kurdes, de mèche avec le pouvoir central, faisaient une grande partie du sale boulot.
Les Kurdes ont toujours su ce qui s’est passé, aussi bien ceux qui ont participé au génocide que ceux qui n’y ont pas participé. Ils y étaient. C’est l’une des raisons pour lesquelles les Kurdes alévis du Dersim savaient dans les années 1930 ce qui allait se passer lorsque l’armée d’Atatürk commença à construire des infrastructures dans leur province : ils étaient parmi les dernières tribus kurdes qui devaient être mises à genoux et pleinement obéir à l’État, et ils savaient que cela allait être ultra violent. Ils ont résisté, mais un génocide a été perpétré contre eux.
Ce génocide est également nié par l’État turc. Ils prétendent qu’il y a eu une rébellion qu’il fallait simplement réprimer. C’est ce que les habitants du Dersim ont demandé. Tout comme les Arméniens, d’ailleurs, collectivement considérés comme des « traîtres ».
Égalité
Cette expérience historique des Kurdes et leur remarquable volonté d’affronter et d’accepter leur « péché originel » ne peuvent être dissociées de la manière dont le mouvement kurde envisage aujourd’hui l’histoire et l’avenir de la République de Turquie. Les peuples d’Anatolie et de Mésopotamie sont frères et devront vivre ensemble dans l’égalité pour s’assurer que quelque chose d’aussi horrible que le péché originel ne se reproduise plus. Une république, certes, mais non fondée sur l’hégémonie d’un groupe sur un autre, et en harmonie avec les communautés ethniques et religieuses des autres pays. Regardez comment l’Union des communautés kurdes (KCK) l’a formulé dans sa déclaration à l’occasion de l’anniversaire de la République.
Les dirigeants turcs des partis au pouvoir et de l’opposition établie ont également placé la Turquie dans le contexte des troubles qui sévissent dans la région au sens large. Mais alors qu’ils célébraient la violence et honoraient le sang, les Kurdes pleuraient ce qui aurait pu être et aspirait à l’unité. Et heureusement, il s’est engagé à continuer à se battre pour cela.
Journal Sud-Ouest Par Jean-Charles Gallacy, à Erevan et Areni Publié le 21/10/2023
Dans un contexte géopolitique tendu, l’un des plus vieux vignobles au monde, au bord de l’effacement sous le joug soviétique, se reconstruit une aura internationale
Sur les hauteurs de Rind, à une centaine de kilomètres de la capitale Erevan, son interminable mât semble inébranlable. À une petite heure de marche de la frontière azerbaïdjanaise, les barres rouge, bleu et jaune orangé du drapeau national s’agitent aux chaleureuses sautes de vent de l’été indien. La « tendre Arménie », comme chantait Aznavour, « son sol sillonné par des cicatrices », « 1 000 fois ravagée mais qui renaissait pure », est confrontée de nouveau aux tourments d’une possible guerre avec les Azéris. Mais la plus ancienne nation chrétienne de la planète a aussi retrouvé foi dans son vieil élixir : le vin est redevenu la fierté du pays.
La Saryan Street, à Erevan, déverse chaque soir jusque sur le trottoir son lot de touristes venus siroter les nectars locaux. Le géant mondial du verre à vin Riedel a imaginé une coupe spécialement dédiée à la dégustation de l’areni noir, le cépage emblématique. La production nationale, 13 millions de bouteilles en 2022, enfle d’année en année.
Mis à mal au cours de son histoire, le vignoble arménien s’est relevé, à chaque fois. En partie détruit au cours du règne séfévide au XVIIIe siècle, arraché lors de l’occupation turque en 1918, on a bien cru le perdre, définitivement, du temps de l’Union soviétique, lorsque Moscou a découpé à la serpe ses territoires pour les productions agricoles : celle du vin allant à la Géorgie, laissant à l’Arménie celle du brandy. « Notre vin était dans le coma, livre Samvel Machanyan, vigneron à Etchmiadzin, à une vingtaine de kilomètres d’Erevan. Ses plantations étaient proches de l’anéantissement avant de renaître il y a une quinzaine d’années. À l’époque, il devait rester entre cinq et dix propriétés dans tout le pays : aujourd’hui, nous en comptons 175. »
À Areni, au début de l’automne, de nombreuses familles proposent leur petite production en bord de route : du vin à base de grenades ou de raisins ainsi que des poivrons. Jean-Charles Galiacy
L’histoire de cette reconquête s’amorce dans un coin un peu paumé, à Areni, une petite bourgade d’environ 2 000 habitants, située à une heure et demie au sud d’Erevan. Une équipe d’archéologues y a découvert en 2007, dans les recoins d’une grotte, les vestiges d’un chai de vinification de 6 100 ans, propulsant le vignoble arménien comme l’un des plus anciens au monde. Près de vingt ans plus tard, la marque Karas, s’érigeant sur six millénaires d’histoire, s’affiche sur une bouteille géante à la sortie de l’aéroport international de Zvartnots quand le vignoble Trinity Canyon Vineyards commercialise des cuvées « 6 100 » en rouge, blanc ou rosé à travers le monde.
« Chrétiens Orientaux » est consacrée à la Foi, aux Traditions et aux particularités des Églises Orientales en France et dans les pays de l’Église «mère» Cette émission de France2 TV a un double objectif: permettre aux fidèles (plus de 700.000 en France) d’être en lien avec leur Église et faire découvrir la foi et le dynamisme de ces Églises à d’autres chrétiens ou non chrétiens.
A l’heure où les pays de l’Orient Chrétien vivent des périodes de guerre ou de fortes tensions, sept chorales de différentes Traditions orientales de la région parisienne vont nous permettre de méditer sur le sens du mot « Paix ».
Véritable voyage dans les traditions des Églises, nous découvrirons aussi les cultures musicales des différents pays d’origines : Arménie, Égypte (Copte), Liban (Maronite et Grec-Melkite-Catholique), Turquie (Chaldéen et Syriaque Orthodoxe) et Ukraine (Gréco-Catholique).
Au cours de l’émission, 3 chanteurs donneront leur témoignage. Ils dialogueront avec l’historien et diacre arménien Philippe Sukiasyan. A la fin de l’émission, les 50 choristes de toutes les Traditions seront rassemblés en seul chœur : la diversité des rites et des musiques se rassemble dans l’unité : « Heureux ceux qui créent la paix autour d’eux, car ils seront appelés enfants de Dieu ».
Avec la participation de Philippe Sukiasyan, historien et diacre de l’Église apostolique arménienne ; Lussiné Levoni, cathédrale apostolique arménienne de Paris (75) ; Chorale chaldéenne Saint-Thomas de Sarcelles (95) ; Chœur des diacres Copte-Orthodoxe d’Ile-de-France ; Diacre Liubomyr Petsiukh, Gréco-Catholique Ukrainienne (69) ; Chorale des jeunes de la cathédrale maronite Notre-Dame-du-Liban de Paris (75) ; Chorale Grecque Melkite-Catholique Saint-Julien-le-Pauvre (75) ; Diaconesses et diacres Syriaques-Orthodoxes de Sainte-Marie de Montfermeil (93).
Émission religieuse présentée par Thomas Wallut. Réalisation : Jean-Bernard Ganne. Enregistrée à l’église russe catholique (de rite byzantin) de la Très Sainte Trinité à Paris (16e).
Franceinfo France Télévision Publié le 06L10/2023 06:04
Des Arméniens fuient le Haut-Karabakh et se dirigent vers Goris (Arménie), après une offensive menée par l’Azerbaïdjan, le 26 septembre 2023. (GAIANE YENOKIAN / AP / SIPA)
Le président Ilham Aliev convoite depuis longtemps la région de Syunik, et ce, avec l’appui de la Turquie. De leur côté, les alliés de l’Arménie ne semblent pas tous sur la même longueur d’onde.
L’Azerbaïdjan ira-t-il plus loin? Depuis la victoire de Bakou sur le Haut-Karabakh, les habitants du sud de l’Arménie craignent que la région de Syunik soit désormais dans le viseur du président Ilham Aliev. Une telle continuité territoriale renforcerait en outre le lien entre l’Azerbaïdjan et la Turquie. C’est d’ailleurs depuis le Nakhitchevan que le président Recep Tayyip Erdogan a célébré la « victoire » au Haut-Karabakhdeson plus proche allié, y voyant de « nouvelles opportunités » pour la région. Franceinfo vous explique pourquoi l’inquiétude est de plus en plus grande à Erevan.
Parce que l’Azerbaïdjan veut relier son territoire au Nakhitchevan
L’Azerbaïdjan possède depuis un siècle le Nakhitchevan, une région montagneuse qui n’a pas de continuité avec le reste du pays et qui est enclavée entre l’Arménie, la Turquie et l’Iran. En 1921, Staline en avait fait une république socialiste soviétique autonome, avant de la rattacher à l’Azerbaïdjan en 1923, retrace La Croix. Le territoire, qui s’étend sur 5 500 km2, est majoritairement peuplé d’Azéris.
L’Azerbaïdjan entend créer une route terrestre, surnommée « corridor de Zanguezour », afin de relier le Nakhitchevan au pays. (HELOISE KROB / FRANCEINFO)
Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a toujours réclamé une voie de communication terrestre qui passerait par l’Arménie, afin de rejoindre le Nakhitchevan. Après la victoire de Bakou lors de la guerre de 2020 entre le Haut-Karabakh et l’Azerbaïdjan, les deux pays s’étaient entendus sur le principe de cette route. Selon l’accord de cessez-le-feu, établi via la médiation de la Russie, l’Arménie promet de garantir la sécurité des transports, sous le contrôle des autorités russes. Cependant, cette entente a provoqué la colère de milliers de manifestants arméniens qui y ont vu une capitulation de leurs dirigeants.
Alors que ce corridor est resté pour l’heure à l’état de projet, Ilham Aliev souhaite de plus qu’il dispose d’un statut extraterritorial. Dès lors, les biens et personnes y circulant ne seraient pas soumis à la loi arménienne, en dépit de leur passage dans le pays. « Pour les Arméniens, ce serait le début de la fin parce qu’ils seraient entourés d’ennemis mortels et coupés de la frontière avec l’Iran », a prévenu, mi-septembre, sur franceinfo Tigrane Yégavian, chercheur en relations internationales et spécialiste de la région.
Toutefois, une attaque de Bakou dans le sud de l’Arménie afin de constituer cette route par la force « semble peu probable dans un avenir proche », selon Armine Margaryan, ancienne cheffe de cabinet du Conseil de sécurité de l’Arménie. L’Azerbaïdjan risquerait alors d’entrer en conflit avec les Occidentaux. « Après l’invasion de l’Ukraine, l’Occident a démontré sa très forte hostilité envers les entorses au respect de l’intégrité territoriale des pays », rappelle-t-elle dans La Croix.
Parce que la Turquie soutient les ambitions de l’Azerbaïdjan
La Turquie, grande alliée de Bakou dans la région, se montre particulièrement favorable au projet de corridor. Le 25 septembre, cinq jours après l’offensive menée par l’Azerbaïdjan au Haut-Karabakh, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et Ilham Aliev se sont rencontrés au Nakhitchevan. Les deux dirigeants devaient officiellement lancer la construction d’un gazoduc de 85 km entre l’est de la Turquie et le Nakhitchevan, et inaugurer un complexe militaire. Mais selon des médias turcs cités par l’AFP, ils devaient aussi discuter de l’ouverture du « corridor de Zanguezour », du nom du massif montagneux qui dessine une frontière naturelle entre le Nakhitchevan et la province arménienne de Syunik.
Son tracé longerait la frontière avec l’Iran au sud de l’Arménie, via la ville de Meghri. Après la guerre de 2020, les Arméniens s’inquiétaient déjà du sort de cette localité. « Si nous abandonnons l’Artsakh [le nom du Haut-Karabakh pour les Arméniens], nous abandonnerons Meghri, et ensuite Erevan », avait prévenu le président de l’Assemblée nationale arménien, une déclaration rapportée à l’époque par la diplomatie française(PDF). Aujourd’hui, les habitants de cette commune se sentent menacés et certains se disent prêts à prendre les armes pour se défendre.
Pour Ankara, en plus de renforcer les échanges économiques avec Bakou, ce couloir lui permettrait d’étendre son influence vers tous les Etats turciques, dont les langues partagent les mêmes racines que le turc. Outre l’Azerbaïdjan, c’est le cas de l’Ouzbékistan, du Kazakhstan et même d’une partie de l’ouest de la Chine, développe France Inter.
« Personne ne sait exactement à quoi pourrait ressembler ce corridor, mais les observateurs craignent que la jonction se fasse tout simplement par l’annexion du sud de l’Arménie, la région de Syunik, déplore auprès de franceinfo Taline Ter Minassian, spécialiste des Etats post-soviétiques et enseignante à l’Institut national des langues et civilisations orientales. Il s’agirait d’un scénario terrible, d’une violation assez massive de l’intégrité territoriale de l’Arménie. D’autant plus qu’une agression militaire fragiliserait la position de l’Azerbaïdjan dans le processus de paix encadré par les Occidentaux avec l’Arménie. »
Parce que les alliés de l’Arménie sont divisés quant au soutien à apporter
Face à cette menace, les alliés de l’Arménie se disent prêts à la soutenir, mais sans réelle unité. « La France est très vigilante à l’intégrité territoriale de l’Arménie, car c’est ça qui se joue », a assuré Emmanuel Macron dans un entretien télévisé le 24 septembre. En visite à Erevan, la cheffe de la diplomatie française, Catherine Colonna, a annoncé mardi que Paris avait « donné son accord » pour la livraison de matériel militaire à l’Arménie, afin de renforcer sa défense face à l’Azerbaïdjan.
Les Etats-Unis se montrent plus timides. « Pour l’heure, nous sommes très concentrés sur la situation humanitaire », a fait savoir mardi John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, cité par l’AFP.
De son côté, la Russie, pourtant alliée historique d’Erevan, s’éloigne peu à peu de l’Arménie. Cette dernière l’accuse de l’avoir abandonnée en n’assurant pas la sécurité du Haut-Karabakh, comme le prévoyait l’accord de cessez-le-feu de 2020. La reprise de ce territoire par l’Azerbaïdjan « était inévitable », a jugé jeudi Vladimir Poutine, tout en précisant que l’Arménie était « toujours » l’amie de Moscou.
Seul l’Iran, où vit une importante minorité azérie (au nord du pays), reste farouchement opposé au projet d’un corridor dans le sud de l’Arménie. Téhéran se méfie des velléités des nationalistes qui voudraient créer ainsi un « Grand Azerbaïdjan ». Comme le rappelle La Croix, l’Iran propose à la place une route qui passerait à l’intérieur de ses frontières et qui resterait sous son contrôle.
Focus le Haut-Karabagh : ce territoire peuplé d’Arméniens qui se vide de sa population depuis l’offensive éclair de l’Azerbaïdjan il y a deux semaines…
Un exode massif qui inquiète et qui pose question : Et si l’Histoire se répétait ? Sommes-nous en train d’assister, un siècle plus tard, à un nouvel épisode du génocide arménien ? La communauté internationale a-t-elle fermé les yeux ? Que pouvons-nous faire aujourd’hui pour empêcher l’Azerbaïdjan d’aller encore plus loin ?
On en débat avec :
Vincent Duclert, Historien des génocides, ancien directeur du Centre Raymond Aron (CESPRA, EHESS-CNRS), auteur de « Arménie – Un génocide sans fin et le monde qui s’éteint » aux éditions Les Belles Lettres (06/10/2023)
Lucile Schmid, Co-fondatrice et vice-présidente du think tank « La Fabrique écologique »
Gaïdz Minassian, Journaliste au Monde, enseignant à Sciences Po Paris, expert international associé au Centre de recherches internationales de Sciences Po Paris
Faustine Vincent, Journaliste au service international du journal Le Monde
Tigrane Yégavian, Chercheur à l’Institut chrétiens d’Orient (ICO), professeur à l’Université International Schiller, auteur de « Géopolitique de l’Arménie » aux éditions Biblio Monde (06.23)
Présenté par : Karim Rissouli, Camille Diao Chroniqueurs : Laure Adler, Arthur Chevallier Maison de production : France Télévisions / Together Media
Les relations des Arméniens avec la Ville sainte n’ont jamais cessé depuis le IVe siècle, pour culminer à l’époque des croisades, quand les premières Reines de Jérusalem étaient arméniennes.
Dans la division de la vieille ville de Jérusalem, le quartier arménien, avec son patriarcat, est à part, traduisant l’ancienneté de la présence arménienne dans cette ville qui est, hors d’Arménie, le plus important conservatoire de sa culture : inscriptions, sculptures, mosaïques, orfèvrerie, manuscrits ornés de superbes miniatures.
Abondamment illustrée, cette conférence sera un reflet de ce riche passé décrit par de nombreux voyageurs européens au cours des siècles et présenté dans un musée ouvert en octobre dernier. Claude Mutafian dédicacera l’ouvrage qu’il a publié sur le sujet
Claude Mutafian
Docteur en Histoire Maître de conférences en Mathématiques à l’Université Paris-XIII Spécialisé dans l’histoire arménienne Militant de la cause arménienne
« La quasi-totalité de la population arménienne a été contrainte de quitter un territoire dans lequel ils vivent légitimement », s’est indigné Olivier Véran, refusant toutefois de reprendre les termes du patron des sénateurs LR Bruno Retailleau qui dénonce « une épuration ethnique ».
Par L’Obs avec AFP·Publié le
« La France condamne l’action de l’Azerbaïdjan » au Haut-Karabakh, a déclaré ce dimanche 1er octobre le porte-parole du gouvernement Olivier Véran, alors que la majorité de la population arménienne locale a fui l’enclave après sa reprise par Bakou.
C’est « un drame humanitaire », « la quasi-totalité de la population arménienne a été contrainte de quitter (…) un territoire dans lequel ils vivent légitimement », a-t-il relevé sur BFMTV, refusant toutefois de reprendre les termes du patron des sénateurs LR Bruno Retailleau qui dénonce « une épuration ethnique ».
« Les choses doivent se faire dans le cadre des Nations unies », a ajouté le porte-parole, évoquant trois priorités : « la restauration des conditions humanitaires, le soutien à la population et la mobilisation de la communauté internationale ».
Offensive éclair
Les séparatistes arméniens, qui ont contrôlé le Haut-Karabakh pendant trois décennies, ont capitulé et accepté de déposer les armes la semaine dernière, après une offensive éclair de l’Azerbaïdjan pour reconquérir ce territoire.
Depuis, l’enclave a été presque entièrement désertée par ses habitants, avec plus de 100 000 réfugiés ayant fui en Arménie par crainte de représailles de l’Azerbaïdjan.
« Il faut discuter de la relation de l’UE avec l’Azerbaidjan », alors que Bruxelles a signé en janvier avec Bakou un important contrat gazier, a relevé sur France Inter la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. « Ne faudrait-il pas prendre des sanctions contre les Azéris ? Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Il faut continuer, aller plus loin ».
Une mission de l’ONU, réclamée par l’Union européenne, est arrivée ce dimanche au Haut-Karabakh.
Très très très utile, cette mission de l'#ONU en #Artsakh désert, maintenant que presque tous ses habitants #armeniens ont été chassés (quand ils n'ont pas été tués) par les Azéris, et qu'il n'y a rien à faire ni à protéger (sinon veaux, vaches et cochons). pic.twitter.com/AZX6qeNqrm
La prochaine fois qu’un journaliste voudra parler de « séparatistes », je l’invite à regarder cette photo d’une Arménienne du Karabakh qui, née en 1920, est plus âgée que toutes les frontières de la région. https://t.co/V3NL4f9l7x
Des réfugiés arméniens du Haut-Karabakh arrivent en Arménie près du village de Kornidzor (Arménie), le 27 septembre 2023. ERIC GRIGORIAN POUR « LE MONDE »
Voir l’article du journal « Le Monde » du 28/09/2023
La République autoproclamée du Haut-Karabakh va disparaître. Un décret publié jeudi 28 septembre, signé par le président de l’enclave, Samvel Chahramanyan, annonce la dissolution de l’enclave peuplée d’Arméniens en Azerbaïdjan. Cette décision historique entérine la défaite totale des autorités séparatistes, une semaine après l’offensive victorieuse de Bakou sur ce territoire du Caucase, au cœur d’un conflit vieux de plus de trente ans.
Le décret prévoit de « dissoudre toutes les institutions et organisations étatiques (…) d’ici au 1er janvier 2024 ». En conséquence, à cette date, « la République du Haut-Karabakh (Artsakh) cesse d’exister ». La population de l’enclave, « y compris ceux qui sont hors de la République », est invitée à « lire les conditions de réintégration présentées par la République d’Azerbaïdjan, afin de prendre une décision indépendante et individuelle sur la possibilité de rester (ou retourner) dans le Haut-Karabakh ».
Le document précise que le président a pris cette décision « compte tenu de la situation militaro-politique complexe », en se fondant sur « la priorité de garantir la sécurité physique et les intérêts vitaux du peuple d’Artsakh [appellation arménienne du Haut-Karabakh] », qui fuit massivement après la capitulation militaire des forces séparatistes, actée par l’accord de cessez-le-feu signé le 20 septembre sous l’égide de Moscou.
Des réfugiés arméniens quitte le Haut-Karabagh, le 28 septembre 2023. Photo prise près de Goris, en Arménie. PHOTO Alain J
Ces derniers jours, les événements se sont succédé à une vitesse étonnante. En effet, rappelle le journal, en l’espace de vingt-quatre heures seulement, “une offensive éclair menée par l’Azerbaïdjan [commencée le 19 septembre] a contraint le gouvernement du Haut-Karabakh à capituler et à accepter de démanteler ses forces armées”.
Et maintenant que va devenir la Région du Siounik située au sud de la République d’Arménie ?
Après avoir envahi le Haut-Karabagh, l’Azerbaïdjan revendique un couloir pour se relier avec le Nakhitchevan en confisquant le sud de la Région du Siounik.
«Chaque jour apporte son lot de récits de pillages, de tortures, de crimes de guerre dignes des pires conflits de la fin du XXe». Alexander Patrin/TASS/Sipa USA/S
L’écrivain a voulu croire Emmanuel Macron lorsque ce dernier promettait qu’il se tiendrait toujours du côté des Arméniens. Encore une fois – peut-être la dernière -, Sylvain Tesson a décidé de s’adresser à lui.
Cet article est issu du Figaro Magazine.
Les 19 et 20 septembre, l’Azerbaïdjan a lancé une nouvelle fois son armée suréquipée à l’assaut des villages et des villes d’Artsakh/Haut-Karabakh. En vingt-quatre heures, plus de 200 Arméniens ont été tués, et au moins 400 blessés, poussant les autorités locales à déposer rapidement les armes. Depuis, plusieurs milliers d’hommes, de femmes, d’enfants, de vieillards ont pris la route de l’exode pour l’Arménie dans des conditions effroyables. Une épuration ethnique en bonne et due forme: dans quelques jours, 120.000 Artsakhiotes auront sans doute quitté leur terre, mettant fin à deux mille cinq cents ans de présence arménienne dans cette région montagneuse christianisée dès le Ve siècle.
Chaque jour apporte son lot de récits de pillages, de tortures, de crimes de guerre dignes des pires conflits de la fin du XXe et de celui de l’Ukraine. Et pourtant. Face à cette barbarie, aucun pays occidental n’a daigné intervenir ni même condamner formellement ni sanctionner le satrape Ilham Aliev: il ne s’agirait pas d’offenser celui qui vend chaque année à l’Union européenne plusieurs milliards de mètres cubes de gaz…
Depuis trois ans, «Le Figaro Magazine» enquête, alerte, prévient sur la situation. Cette chronique d’une tragédie annoncée a été ponctuée de reportages et d’analyses, mais aussi d’interpellations du président de la République par Sylvain Tesson, qui a voulu croire Emmanuel Macron lorsqu’il promettait qu’il se tiendrait toujours du côté des Arméniens.
Encore une fois – peut-être la dernière -, l’écrivain s’adresse à lui.
«Monsieur le Président,
Au moment où vous receviez le roi (d’Angleterre), un royaume tombait. L’Artsakh, terre cultivée par les Arméniens chrétiens depuis deux mille ans a été attaqué par l’Azerbaïdjan, au mépris du droit international, des préséances de l’Histoire.
Rien n’est similaire à l’agression russe en Ukraine – ni les effectifs ni la surface – et en même temps, tout est comparable: il y a un violeur et un violenté. Pourquoi certains pays déclenchent-ils nos interventions tandis que d’autres s’éteignent, abandonnés?
Nous ne sommes pas naïfs. Nous savons qu’il y a tout ce que nous ne savons pas: les intérêts d’États, le jeu des alliances, les mimétismes médiatiques, les chasses gardées, les rivières invisibles, les menaces immédiates, les enjeux profonds. Mais il y a aussi tout ce que nous savons car nous le sentons. L’Arménie est une continuation de l’Europe, l’ambassade de nous-mêmes à la lisière turco-caspienne. Nos peuples se reconnaissent, ce qui est plus important que de se connaître. C’est une démocratie, une nation chrétienne. On y boit le vin. Les femmes n’y portent pas le voile islamique. On y vit libre. On y parle le français. On y rêve de liberté. On prie sous les églises. On respecte les droits de l’homme. Pour tout cela, nous voyons un miroir dans ces rochers. Il y a des choses du domaine de l’inexplicable et de l’intangible. Là-bas, la lumière à travers les tonnelles est de la même qualité que sur nos rivages. Nous pensions que jamais l’Europe ne laisserait mourir l’Artsakh.
Une semaine après l’assaut de l’armée azérie sur l’Artsakh… NAREK ALEKSANYAN/EPA/MAXPPP
Seulement voilà. À l’ouest, il y a la Turquie puissante dirigée par un imprécateur qui en appelle à l’Islam martial pour rebâtir sa grandeur aux portes de l’Europe. À l’est, l’Azerbaïdjan, petit dragon très capable, avec son gaz et sa croissance, ses armements modernes et ses programmes de nouvelle technologie. Nombreux en France sont séduits par Bakou. On les entend: «En voilà une chouette petite nation! Acceptons ses cadeaux, faisons affaire! Et comme Mme Aliev, avec sa coiffure très “7e arrondissement”et sa fondation culturelle, est avenante et généreuse!»
Donc, tombe l’Artsakh qui, lui, n’a pas de gaz ni de première dame à tailleur. Les Azéris avancent à l’est. Les Turcs sont à l’ouest. Dans l’anatomie qui est la géopolitique du corps, cela s’appelle une mâchoire. On connaît l’alexandrin d’Hugo dans Les Orientales. «Le Turc a passé là, tout est ruine et deuil.» Les églises seront détruites, les hommes pourchassés, les mémoires effacées. La Croix reculera. Car, quoi qu’en disent les esprits forts, là-bas se joue aussi une guerre de religion.
Tout cela a commencé. L’épuration ethnique se poursuivra. L’ancien président du TPI parle déjà d’un génocide à l’œuvre dans l’enclave arménienne où plus de 100.000 Arméniens meurent de mauvais traitements. Et demain? Puisque le président Aliev a triomphé de nos empêchements ou de nos impuissances, pourquoi d’autres despotes ne s’inspireraient-ils pas de lui? «Cet os à ronger me plaît, dira le prochain père Ubu steppique, il est à moi»! Et c’est ainsi que nos renoncements instaureront une jurisprudence du bouledogue.
Et de votre côté, Monsieur le Président, que se passera-t-il? Vous condamnerez «fermement» (ce sera le terme utilisé). Il y aura des communiqués. On entendra des choses superbes. Vous les direz brillamment. Votre voix sait faire vibrer les cœurs. Vous parlerez des «valeurs de la démocratie».
…des milliers d’Arméniens ont pris le chemin de l’exode. NAREK ALEKSANYAN/EPA/MAXPPP
Vous promettrez l’action. Nous ne vous croirons plus. Vous-même, vous croyez-vous?
En septembre 2020, nous étions, Jean-Christophe Buisson et moi-même, allés rendre compte pour Le Figaro Magazine des agressions commises par les forces du président Aliev en Artsakh pendant «la guerre des 44 jours». Déjà, des jeunes gens de 20 ans mouraient sur la frontière, brûlés au phosphore par les bombes d’Aliev.
En 2022, nous étions retournés tous les deux à l’entrée du corridor de Latchine, aorte asphaltée qui relie l’Arménie à son enclave. Vous aviez répondu à nos appels. Assez isolée en Europe, votre voix avait condamné les Azéris. Vous m’aviez convié avec vous chez le Saint-Père. À Rome, tous deux, avions été déçus. François ne s’intéressait pas aux Arméniens. Préoccupé à juste titre de la tragédie des migrants, il ne pouvait tout de même pas, en plus, s’occuper de chrétiens du fond des âges!
En 2023, vous nous aviez reçus à l’Élysée, toujours avec Jean-Christophe Buisson du Fig Mag, mais aussi quelques amis – Pascal Bruckner, Hugues Dewavrin, Stéphane Hasbanian, Olivier Weber, Youri Djorkaeff. Vous parliez énergiquement. Vous vous attendiez aux attaques imminentes d’Aliev. «C’est pire que ce que vous croyez, aviez-vous dit, en ajoutant: je n’abandonnerai jamais les Arméniens.»
Nous étions contents: il y avait une expression du courage au sommet de l’État. Nous étions confiants. Nous connaissions dans nos livres d’histoire les moments où la France de Franchet d’Espèrey ou de Dartige du Fournet, de l’Île de Lumière au Vietnam, se portait aux secours des malheureux du monde, en dépit de la raison. Nous étions comme la vieille dame abusée: «le président a compris». Comme il est doux de se faire hypnotiser.
À Kornidzor, la Croix-Rouge accueille les premiers réfugiés. Kommersant/SIPA
Et nos amis, Arméniens de France, qui aiment tant la France, parlent un français rugueux et beau, la défendent souvent, l’embellissent et l’enrichissent, ne participent jamais à aucune émeute ni ne crachent sur la douceur du vieux pays, eux-mêmes nous croyaient quand nous leur disions qu’ils avaient un ami au sommet de la nation.
Et puis rien. Et à présent, fin de la maison d’Artsakh. Vous nous avez dit que vous n’agissiez pas tout de suite parce que vous attendiez le bon moment. Vous l’avez attendu. Il est passé.
Vos intentions étaient nobles. Elles étaient des intentions. La politique, c’est d’attendre le bon moment. Vous avez raison: on le saisit, on est élu. Ensuite, commence l’Histoire. L’Histoire, c’est de forcer le moment. Ce que font les hommes qui y entrent. Entre-t-on dans l’Histoire en gérant la start-up?
Il y avait des possibilités. Vous les connaissez mieux que nous. Déposer des résolutions au Conseil de sécurité. Se rendre physiquement en Arménie. Envoyer des hommes. Stupides enfants de la République, nous pensions que la France, puissance en déclin mais puissance quand même, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, pouvait faire reculer une petite puissance soviéto-pétrolière, possédant la 57e armée du monde, dirigée par un potentat, enrichie par sa rente géologique et excitée par les mirages de restauration d’un empire turco-caspien.
D’autres moments, il y en a. L’Histoire n’est prodigue que d’une chose: d’occasions. L’Histoire n’existe pas. L’Histoire, c’est quand on la crée. En Ukraine, vous avez associé vos efforts au mouvement très général et très beau qui a soulevé le monde et mis en branle l’Europe, alignée sur la politique américaine. Très bien. La France n’a pas démérité et n’a pas fait moins bien que l’Allemagne. En Arménie, vous pouvez encore prendre, avec l’Europe, devant l’ONU, seul ou soutenu, la tête du combat pour la justice, la mémoire, la paix. L’Histoire attend, Monsieur le Président que vous l’écriviez.
Mais peut-être n’est-ce pas le bon moment? Comment le saurais-je?, je ne suis pas un homme politique.
Sylvain Tesson»
L'hypocrisie du @lemondefr qui, pendant 3 ans, a maintenu une équivalence entre #Armenie er Azerbaïdjan quand nous dénoncions le bourreau azéri et prévenions du nettoyage ethnique, qui continue à parler de "séparatistes #armeniens d'#Artsakh, et qui feint de s'inquiéter aujd'hui. https://t.co/nKQKtkEPu0
Soyons tous au ciné CGR de Bayonne (allée de Glain) le mercredi 20 septembre à 19h (veille de l’anniversaire de l’Indépendance de l’Arménie) pour l’Ouverture de la5ème édition du Festival du Cinéma Chrétien de Bayonne
Mercredi 20 septembre
19h : Accueil et pot d’amitié en musique avec Marie-Isabelle qui chantera de sa superbe voix
20h : Ciné-débat -> « La Promesse » en présence de Clément Parakian, président de l’association AgurArménie
1914, la Grande Guerre menace d’éclater tandis que s’effondre le puissant Empire Ottoman. À Constantinople, Michael, jeune étudiant arménien en médecine et Chris, reporter photographe américain, se disputent les faveurs de la belle Ana. Tandis que l’Empire s’en prend violemment aux minorités ethniques sur son territoire, ils doivent unir leurs forces pour tenir une seule promesse : survivre et témoigner.
CGR Bayonne Site Glain Allée de Glain 64100 Bayonne Parking de 800 places, gratuit 4h (Présentation du ticket de parking aux caisses du cinéma lors de l’achat des places)
Les églises arméniennes, où qu’elles soient dans le monde, ont une architecture très spécifique. Le sommet de leur coupole, souvent conique ou en forme de parapluie, permet de distinguer tout de suite son « arménité ».
Cette architecture, riches de symboles, est un véritable chemin spirituel, dont le seul but est de permettre aux prêtres et aux fidèles d’élever leur âme vers Dieu.
Quelle est la source de la présence si caractéristique des coupoles ? Pourquoi l’autel est-il surélevé ? pourquoi la lumière joue-t-elle un rôle si important ? Pourquoi ces églises sont-elles très dépouillées ? Peintures ou fresques : pourquoi elles sont parfois présentes ? Quelle est la symbolique des sculptures extérieures ?
A travers les images magnifiques des églises en Arménie, nous découvrirons les trésors du patrimoine de la première Nation chrétienne.
Avec la Participation de : Jean-Pierre Mahé, historien, membre de l’Institut de France et Patrick Donabédian, historien, spécialiste de l’architecture arménienne.
Documentaire du dimanche 20 août 2023 – France 2 – écrit par Thomas Wallut et Guillaume Juherian. Réalisation : Guillaume Juherian
du Mercredi 20 au Mardi 26 septembre 2023 au CGR de Bayonne
Pour la 5e année, le Festival du Cinéma Chrétien de Bayonne vous propose durant 7 jours de venir au cinéma pour voir ou revoir 7 films d’obédience chrétienne. 5 soirées ciné-débats sont organisées en présence d’intervenants religieux ou laïcs des différentes communautés catholique, orthodoxe et protestante
Ce festival est destiné à tous, croyants ou non, pratiquants ou non. La sélection des films par une commission a été faite pour toucher le coeur de chacun et certainement pour la plupart apporter une réflexion sur de nombreux sujets.
➢ Ouverture du festival avec un pot de l’amitié le 20 septembre à 19h ; ➢ Clôture du festival avec remise du prix de l’Ichtus d’Or, film préféré du public, le 26 septembre à 22h suivie d’un pot d’amitié.
Cette année, les films ont pour fil conducteur le thème : « Le combat » ● Mercredi 20 : « La Promesse » de Terry George – 20h débat en présence de Clément Parakian, président de AgurArménie
1914, la Grande Guerre menace d’éclater tandis que s’effondre le puissant Empire Ottoman. À Constantinople, Michael, jeune étudiant arménien en médecine et Chris, reporter photographe américain, se disputent les faveurs de la belle Ana. Tandis que l’Empire s’en prend violemment aux minorités ethniques sur son territoire, ils doivent unir leurs forces pour tenir une seule promesse : survivre et témoigner.
CGR Bayonne Site Glain Allée de Glain 64100 Bayonne Parking de 800 places, gratuit 4h (Présentation du ticket de parking aux caisses du cinéma lors de l’achat des places)
Jeudi 31 août 2023 à 21:10, France 2 a diffusé un numéro spécial du « Grand Échiquier » dédiée à l’Arménie qui vous fera découvrir les nombreuses richesses culturelles qui font la force de ce peuple.
Animée par Claire Chazal et André Manoukian, cette grande soirée dédiée à l’Arménie présente les nombreuses richesses culturelles qui font la force de ce peuple. Il s’agit également d’alerter le public sur la situation de la république d’Artsakh, enclave peuplée majoritairement d’Arméniens et coupée du monde depuis fin 2022 en raison d’un blocus imposé par l’Azerbaïdjan.
Pour l’occasion, plusieurs artistes se réunissent afin de marquer leur soutien à l’Arménie. On y retrouve ainsi les chanteurs Patrick Fiori et Hélène Ségara, tous deux d’origine arménienne, les humoristes Mathieu Madénian et Pascal Légitimus, l’acteur et metteur en scène Simon Abkarian, la violoncelliste Astrig Siranossian, ainsi que Patrick Bruel, Sylvain Tesson, Robert Guédiguian, Sergey Khachatryan, Ruzan Mantashyan, Christina Galstian, Jean-Christophe Buisson et Tigran Yegavian ou encore la Compagnie Yeraz, troupe de danse alliant chorégraphies traditionnelles arméniennes et créations originales.
L’occasion également de rendre hommage à Charles Aznavour, en présence de son fils Nicolas, et en musique avec Ave Maria par Ruzan Mantashyan et Ils sont tombés, entonné par Ana Kova et André Manoukian.
Vu la crise humanitaire dans le Haut-Karabagh qui s’aggrave chaque jour, une campagne de sensibilisation a été initiée en Arménie, afin d’attirer l’attention de la communauté internationale, des organismes internationaux, des personnalités politiques de tous niveaux, des sociétés des pays étrangers sur la gravité de la situation. Une action immédiate et/ou des réactions de la communauté internationale sont indispensables pour sauver nos compatriotes du Haut-Karabagh. Chaque seconde compte.
Le Consulat général d’Arménie à Lyon sait que vous faites déjà beaucoup pour l’Arménie et le Haut-Karabagh et vous appelle à participer activement à cette campagne de sensibilisation. Chaque voix compte en ce moment critique.
Vous trouverez ci-dessous des posters et des textes avec une liste de Hashtags et de Tags pour Facebook, Twitter et Instagram.
Le Consulat général d’Arménie compte également sur vous pour diffuser largement ses publications concernant le Haut-Karabagh sur la page Facebook du Consulat : https://www.facebook.com/ConsulatGeneralArmenieLyon
9 000 personnes handicapées luttent pour survivre dans des conditions de malnutrition résultant du blocus du #Haut-Karabagh par l’#Azerbaïdjan, pour leurs droits fondamentaux, y compris les moyens de subsistance décents et la sécurité. L’#Azerbaijan a mis en place un point de contrôle illégal dans le #Corridor de Lachine et interdit l’accès humanitaire du @CICR au #Haut-Karabagh via ce point de contrôle. Une intervention internationale immédiate est cruciale. Chaque seconde compte.
Le blocus illégal du #Corridor de Lachine par l’#Azerbaïdjan a entraîné la violation des droits fondamentaux des habitants du #Haut-Karabagh. Les personnes atteintes de maladies chroniques, dont 8 450 personnes atteintes de maladies de l’appareil circulatoire, se retrouvent sans aucun médicament nécessaire. Une intervention internationale immédiate est cruciale pour soulager la souffrance et restaurer les approvisionnements essentiels. Les Arméniens du #Haut-Karabagh sont soumis à un nettoyage ethnique par l’#Azerbaïdjan. La communauté internationale doit réagir pour l’empêcher. Chaque seconde compte.