Carte sur Table du 13 02 2021 par Christian Ajamian avec Jean Christophe Buisson

Ils étaient en Artsakh durant le conflit
Jean Christophe Buisson
Directeur adjoint de la rédaction du Figaro Magazine
Antoine Agoudjian
Photographe

Dans un univers médiatique polarisé sur la pandémie, le Brexit ou l’élection présidentielle aux Etats Unis, nous avons guetté avec inquiétude le traitement, souvent inégal, que la presse a réalisé de l’agression Turco-Azérie sur la petite république d’Artsakh.
Une couverture tardive, diront certains, et qui nous a parfois laissé un gout amer, tant par le parti pris que par la méconnaissance du sujet proposée par certains journalistes. D’autres, par contre, qui ont parfaitement saisi l’incidence de ce conflit, qui transcende largement les frontières de l’Arménie et de l’Artsakh, se sont pleinement engagés dans une large couverture qui en explore les multiples facettes politiques, culturelles, sociales, humaines et civilisationnelles.

Jean Christophe Buisson, Directeur adjoint de la rédaction du « Figaro Magazine », que nous recevons à l’émission « Cartes sur Table » de ce samedi, est incontestablement de ceux-là. Il nous expliquera ce qui a motivé cet engagement qui l’a conduit à se rendre en Artsakh durant le conflit, ce qu’il y a vu, ce qu’il a ressenti, et il nous fera part de ses inquiétudes sur les ambitions de la Turquie et de l’Azerbaidjan, perceptibles dans la rhétorique belliqueuse d’Erdogan et d’Aliev.

Il sera accompagné d’Antoine Agoudjian, ce photographe de grand talent, qu’on ne présente plus dans la communauté arménienne. En Artsakh, où il a retrouvé Jean Christophe Buisson, Antoine Agoudjian en a rapporté un témoignage photographique exceptionnel qui a alimenté les magazines et la presse française. Mais il a également vécu des instants douloureux en compagnie de la population et des jeunes militaires assurant la défense des frontières, face à une armée suréquipée, faisant appel à des technologies du futur et utilisant des armes prohibées par les conventions internationales, telles que les bombes à sous munitions et à phosphore, ce qui n’a pas suscité beaucoup d’indignation auprès des instances politico-judiciaires internationales.

Cartes sur Table Radio AYP du 13 février 2021
Harout Mardirossian