Génocide arménien : « Reconnaître son passé est la meilleure chose qui peut arriver à la Turquie » Entretien de Raymond Kévorkian

Dans la nuit du 24 avril 1915, le préfet de police de Constantinople (devenue Istanbul en 1930) ordonne l’arrestation de l’élite arménienne de la ville. Quelque 600 intellectuels sont exécutés en quelques jours. Dans les mois suivants, les populations arméniennes sont prises pour cible sur l’ensemble du territoire ottoman. Ce génocide, le premier du 20e siècle, a tué plus de 1,5 million d’Arméniens de manière systématique à la fin de l’Empire ottoman entre 1915 et 1917.

Pour Raymond Kévorkian, historien et enseignant à l’Institut français de géopolitique, « les Arméniens ont été éliminés au nom du nationalisme, maladie qui a irrigué toute l’Europe, qui consistait à vouloir purifier la nation. On voulait créer un État-nation turc avec l’idée d’exclusion des corps étrangers, des ‘microbes’, c’est le terme que l’on employait à l’époque », indique-t-il dans un entretien accordé à France 24.

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Source France24
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