« Si le vent tombe » en présence de sa réalisatrice Nora Martirosyan – jeudi 10 juin 2021 20h30 cinéma l’Atalante Bayonne

« Si le vent tombe » : l’impossible envol d’un peuple dans le Haut-Karabakh
Nora Martirosyan réalise un premier long-métrage ubuesque et puissant, inspiré par la situation de la province arménienne et République autoproclamée.

Le Monde par Clarisse Fabre

L’immersion malgré lui d’un Français dans la vie en pointillé du Karabakh/Artsakh martyr. A l’heure où un nouveau conflit a une fois de plus embrasé le Haut-Karabakh avec son lot de victimes, d’exactions et de souffrances, le film « Si le vent tombe » résonne de manière magistrale.  

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La réalisatrice Nora Martirosyan en 2020  lors du festival de film à d’Angoulème.

Pour son premier long-métrage, la réalisatrice d’origine arménienne a posé sa caméra dans le Haut-Karabakh, un territoire en crise, afin d’évoquer l’espoir sans cesse déçu de tout un peuple à « faire pays ».

Le Monde Mathieu Macheret

‘Seule la terre viendra à notre secours’ – Journal d’une déportée du génocide arménien – Serpouhi Hovaghian

Oublié pendant des décennies dans un grenier avant de rejoindre les collections de la BnF, le carnet de Serpouhi Hovaghian constitue l’un des rares témoignages connus d’une victime écrit alors même que le génocide arménien se commettait. La présente édition critique du récit qu’il renferme nous plonge dans une des périodes les plus sombres du XXe siècle.

Pour comprendre et décrypter ce document fragile, bouleversant, les éditions de la BnF ont fait appel à l’historien Raymond Kévorkian, spécialiste de l’histoire arménienne, qui livre ici une édition critique indispensable.

 » Nous marchions sans but, six heures par jour, sans manger ni boire. Marche, marche sur la route jusqu’à ce que tu en finisses avec ta vie [… ]. « 

Serpouhi Hovaghian

Le 25 octobre 1915, une jeune Arménienne de vingt-deux ans échappée d’un convoi de déportés arrive dans le port de Giresun sur la mer Noire dans des conditions dramatiques. Le génocide orchestré par les Jeunes-Turcs contre les Arméniens de l’Empire ottoman fait rage depuis le mois d’avril. Comme beaucoup de ses compagnes d’infortune, Serpouhi Hovaghian a dû abandonner son fils de quatre ans en cours de route, et demeurera cachée plusieurs années, au prix de fréquents changements de domicile.
Au cours de sa longue clandestinité, elle utilise un carnet pour consigner par écrit avec plus ou moins de régularité son expérience et les événements dont elle a vent dans une sorte de journal intime, tenu en arménien, puis en français, avec quelques passages en grec. Dans ce récit fragmentaire, elle relate son périple à travers l’Anatolie, depuis son départ en déportation de Trébizonde où elle vivait avec sa famille en juin 1915, et sa vie recluse à Giresun.

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Supplément du Parisien du 4 juin 2021