« Si le vent tombe » un film de Nora Martirosyan au ciné Le Royal à Biarritz

Film français
de Nora Martirosyan
Avec Grégoire Colin, Hayk Bakhryan, Arman Navasardyan. 1 h 40.

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« Si le vent tombe »,  ou l’immersion malgré lui d’un Français dans la vie en pointillé du Karabakh/Artsakh martyr.

A l’heure où un nouveau conflit a une fois de plus embrasé le Haut-Karabakh avec son lot de victimes, d’exactions et de souffrances, le film « Si le vent tombe » raisonne de manière magistrale

Dans son premier film, la réalisatrice Nora Martirosyan met en scène une étrange histoire de frontière. Cette fiction intime et politique frappe par son audace et sa sensibilité.

Les Echos

Le cinéma de fiction, rattrapé par la réalité douloureuse, reflète parfois avec une rare intensité les soubresauts de la grande Histoire.
Dans cette fiction si pertinente d’un point de vue géopolitique, la cinéaste met en scène Alain, un inspecteur international envoyé au Haut-Karabagh pour valider l’ouverture d’un aéroport dont la situation territoriale pose d’innombrables problèmes vu le contexte local explosif.
Dans ce petit aéroport flambant neuf dont les pistes, pour l’heure, n’accueillent aucun avion, Alain (incarné par Grégoire Colin, dans l’un des meilleurs rôles de sa carrière) plonge dans une aventure à la fois intime et politique où l’absurdité règne en maître et, parallèlement, découvre un pays complexe dont on nie l’existence.

Les Echos

Le film fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020 et de la Sélection ACID Cannes 2020.

Revoir sur LCP un Documentaire Choc « Les Justes Turcs, un trop log silence »

‘Les Justes Turcs, un trop long silence
sur la chaîne LCP (Assemblée Nationale)
Mardi 25 mai à 20h30
Mercredi 1er juin à 00h30
Vendredi 25 juin à 20h30

Un documentaire écrit et réalisé par Laurence D’Hondt et Romain Fleury
Le documentaire diffusé à trois reprises sera suivi sur la chaîne TV LCP d’un débat
Voir la Vidéo

Cela fait plus d’un siècle que la Turquie refuse de reconnaître sa responsabilité dans le génocide arménien et la mort de 1,5 millions d’Arméniens entre 1915 et 1917. Ce négationnisme oppose toujours les deux peuples et a jeté dans l’oubli cette poignée d’hommes et de femmes turcs qui ont choisi de sauver des vies arméniennes.
Simples bergers ou chefs d’entreprise, soldats ou officiels de l’empire ottoman, ces Justes Turcs ont désobéi aux ordres de déportations et de massacres, au péril de leurs vies. Mais leurs actes de résistance qui font d’eux des « Schindlers turcs » restent jusqu’à ce jour méconnus et même niés par l’histoire officielle turque.
Le narrateur, descendant d’une famille arménienne sauvée par des Turcs, se rend en Arménie à la recherche d’autres familles qui comme lui doivent la vie à des Turcs, en Belgique, où il poursuit ses recherches et rencontres et en Turquie, où les descendants de Justes osent témoigner de leur histoire familiale, malgré les risques encourus à parler du génocide arménien dans ce pays.
Tout au long du documentaire, place est faite à des récits d’entraide et d’humanité nés au cœur même de la barbarie, rappelant qu’aucun crime, si atroce soit-il, n’empêche l’humanité de se manifester.

Voir l’article publié par Nouvelles d’Arménie Magazine
sur armenews.com

Ce documentaire raconte l’histoire de ces Turcs qui, face aux ordres de massacres des Arméniens en 1915, ont décidé de désobéir. Ils se sont élevés contre l’injustice, au risque de leur vie. Descendant d’une famille arménienne sauvée par des Justes, le narrateur exhume ces récits d’entraide, nés au cœur de la barbarie.