Karabagh/Artsakh : L’Azerbaïdjan et la Turquie doivent être sanctionnés

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh soutient pleinement l’appel des présidents français, russe et américains, coprésidant le groupe de Minsk de l’OSCE, pour une « cessation immédiate des hostilités entre les forces militaires concernées ». Il s’associe à ces trois chefs d’Etat et en particulier au Président Macron pour déplorer avec eux « la perte de vies humaines » et pour exprimer sa « sympathie aux familles des victimes et des blessés » de toutes part.

« C’est une véritable tragédie humaine qui touchent tant les civils artsakhiotes que les jeunes conscrits de ce pays ainsi que ceux d’Azerbaïdjan » a déclaré Guy Teissier, président du Cercle d’Amitié France-Artsakh.

Le Cercle d’Amitié rappelle que dès le début des combats, le Président Macron, insistant sur la gravité de la situation, avait déclaré que « les frappes qui sont parties de l’Azerbaïdjan n’avaient à notre connaissance pas de justification ». Le Cercle souligne à cet égard que la responsabilité des hostilités incombe au régime de Bakou qui au mépris de la vie des Artsakhiotes comme de celles de ces propres citoyens joue son va-tout dans une guerre dont le seul dessein est sa propre survie politique.

« On ne peut se réfugier derrière des fausses symétries » a asséné Guy Teissier. « Vous avez d’un côté l’Arménie et l’Artsakh qui ont bâti des Etats de droit et qui appellent à une solution négociée au conflit et de l’autre la dictature d’Azerbaïdjan qui n’envisage comme victoire que l’éradication totale et définitive des Arméniens d’Artsakh et d’Arménie. On doit prendre parti car la justice prend parti. Ne pas prendre parti, c’est prendre parti pour l’agresseur » a-t-il poursuivi.

Le Cercle d’Amitié rappelle également les graves affirmations du Président Macron selon lequel « nous avons établi à partir de nos propres renseignements que 300 combattants ont quitté la Syrie pour rejoindre Bakou en passant par Gaziantep. Ces combattants sont connus, tracés, identifiés, et ils viennent des groupes djihadistes qui opèrent dans la région d’Alep ». Le Cercle souligne à cet égard la responsabilité de la Turquie, parrain belliqueux de l’Azerbaïdjan, qui a considérablement aggravé l’ampleur des destructions et le nombres de victimes par l’envoi de ces mercenaires djihadistes, par la fourniture de matériel militaire de haute technologie et par l’encadrement avéré des troupes azerbaïdjanaises par des officiers turcs.

Fort de ces enseignements et faisant sienne la position des 27 membres de l’Union européenne selon lesquels « il ne peut y avoir aucune solution militaire au conflit, ni aucune ingérence », le Cercle d’Amitié appelle les coprésidents du groupe de Minsk :
A prononcer l’exclusion de la Turquie, facteur de déstabilisation régionale, du groupe de Minsk de l’OSCE
A prendre des sanctions contre le régime Aliev, comme par exemple le gel de ses avoirs et des restrictions concernant les déplacements internationaux des hauts dignitaires du régime tant qu’il refusera de s’engager dans de réelles négociations de paix, impliquant des concessions réciproques,
A s’engager dans un processus de reconnaissance de la République d’Artsakh en tant que que seule garantie constitutive du droit à la vie des populations artsakhiotes

Le Cercle d’Amitié France-Artsakh a été créé le 19 mars 2013. Il regroupe aujourd’hui une soixantaine de responsables politiques (députés, sénateurs, maires et autres élus). Le Cercle a pour objectif de soutenir l’action du Groupe de Minsk de l’OSCE (ce Groupe coprésidé par la France, les Etats-Unis et la Russie, est chargé de médiation pour trouver une solution au conflit du Karabagh), de sécuriser les peuples de la région, de rompre l’isolement international du peuple d’Artsakh et de favoriser un espace de dialogue et d’échanges entre les peuples du Caucase du Sud.

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Turquie : l’Empire contre-attaque ? – 28 Minutes – ARTE – 5 oct 2020

Le réveil du conflit opposant depuis 1988 l’Arménie à l’Azerbaïdjan pour le contrôle du Haut-Karabakh a conduit le président turc à soutenir une fois de plus les Azéris. Ce nouveau positionnement est-il la preuve de l’expansion des ambitions territoriales de la Turquie ?

28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Elisabeth Quin du lundi au vendredi à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l’émission le samedi. Retrouvez toutes les informations sur le site : http://www.arte.tv/28minutes.

La question du Haut-Karabagh par Claude Mutafian – 4 oct 2020

La région appelée « Haut-Karabagh », en arménien « Artsakh », est depuis la haute Antiquité partie intégrante de l’Arménie. Sa capitale, Chouchi, second centre de l’imprimerie arménienne hors de la diaspora (1828), a toujours eu une intense activité culturelle.

L'Histoire des Arméniens de Jérusalem par Claude Mutafian

Claude Mutafian


L’Artsakh comptait également une minorité de « Tatares », nom de la population majoritaire en bordure de la Caspienne. Au début du xixe siècle, toute la région au nord de l’Araxe a été annexée par l’Empire russe, sous le nom global de « Transcaucasie ».
La révolution bolchévique de 1917 laissa la place libre à trois peuples : d’ouest en est, les Géorgiens, les Arméniens et les Tatares. Trois républiques s’autoproclamèrent, dont la troisième, avec sa capitale Bakou, usurpa le nom « Azerbaïdjan » qui avait toujours désigné la province septentrionale de l’Iran, autour de Tabriz, au sud de l’Araxe.
Encouragé par les Britanniques, qui avaient obtenu le mandat sur la région à la suite de la Grande Guerre, l’Azerbaïdjan revendiquait l’Artsakh et détruisit Chouchi en avril 1920, massacrant sa population arménienne.

Le pouvoir soviétique s’imposa bientôt en Transcaucasie, il se chargea de délimiter des frontières entre les trois républiques désormais soviétiques ; selon le classique adage ‘diviser pour régner’, il attribua en juillet 1921 le Karabagh à l’Azerbaïdjan, avec toutefois un statut de ‘Région autonome’. Malgré tous les efforts de Bakou, la population arménienne y resta majoritaire, et peu avant la chute de l’URSS, en février 1988, le parlement soviétique du Karabagh vota à une large majorité et en toute légalité le rattachement de cette ‘Région autonome’ à Erevan, ce qui enclencha un vaste mouvement populaire en Arménie. Bakou refusa cette décision et répliqua immédiatement par des pogroms qui vidèrent totalement, en 1990, la forte minorité arménienne de l’Azerbaïdjan.

En 1991, à la suite de la chute de l’URSS, l’Artsakh proclama son indépendance. Bakou lança alors une attaque militaire pour reprendre le contrôle de la région, mais l’Arménie sortit victorieuse du conflit et l’Azerbaïdjan dut accepter, en 1994, un cessez-le-feu qui laissait à son adversaire tout le Karabagh, et même des régions attenantes.
Durant des décennies, les efforts du ‘Groupe de Minsk’, réunissant les puissances mondiales, échouèrent à instaurer la paix, et après plusieurs tentatives militaires sans succès, dont la dernière en avril 2016, l’Azerbaïdjan, ouvertement soutenu par la Turquie, vient de lancer une nouvelle attaque, de grande envergure en 2020.

Pour voir et/ou télécharger l’article de Mutafian cliquer ICI

Le conflit Arménie/Azerbaïdjan au Haut-Karabakh relancé par la Turquie

ÉRIC DENÉCÉ
Éditorial N°55 / Octobre 2020

Sur le site du Cf2R

Un entretien accordé à CivilNet de Pierre Terzian, PDG de Pétrostratégies et du Fonds Arménien de France

Effondrement des prix de l’or noir et guerre de l’Azerbaïdjan contre le Haut-Karabagh

Dans un entretien accordé à CivilNet, Pierre Terzian, PDG de Pétrostratégies et du Fonds Arménien de France, a parlé du lien entre l’épuisement des réserves pétrolières de l’Azerbaïdjan et le timing de l’offensive azérie contre l’Artsakh.

CIVILNET
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Լրատվության նոր տեսակ` ոչ միայն ԻՆՉ, այլ նաև ԻՆՉՈՒ:

Communiqué de l’association AgurArménie – Tous pour l’Artsakh

La guerre est là avec son cortège de drames. Face à l’attitude criminelle de l’agression azéro-turque contre l’Artsakh et l’Arménie,  de nombreux messages interrogeant sur les besoins vitaux tant de l’armée que des populations civiles nous sont parvenus, proposant des collectes de vêtements, médicaments, etc.

Dans cette situation de guerre, et pour plus d’efficacité, il faut privilégier les organisations qui ont la connaissance du terrain. C’est pourquoi, dès le début du conflit, nous vous avions donné le contact du Fonds arménien de France, qui est bien implanté en Arménie.

Pour soutenir l’Artsakh et l’Arménie, AgurArménie, bien sûr, participe à titre associatif  et invite en outre, ses membres et ses amis à le suivre à titre individuel par des dons : 

– Lien du Fonds Arménien de France pour don direct :  https://dons.fondsarmenien.org/artsakh

– Vous pouvez aussi envoyer à AgurArménie votre don que nous transmettrons au Fonds Arménien de France :

-> par virement (IBAN AgurArménie joint) ou chèque libellé à l’ordre de AgurArménie, Maison des associations, 2 rue Darrichon, 64200 Biarritz).
Une attestation fiscale sera délivrée dans les deux cas.

Vous trouverez également des informations récentes de la situation sur le site https://www.armenews.com/spip.php?page=article&id_article=69246

Continuez à informer vos amis, connaissances, sur la situation en Artsakh et en Arménie..
Et à alerter les journalistes pour que l’on parle davantage de ce conflit dans les médias.

Cordialement
Le Président Manuel Deirmendjian

Conflit en Artsakh face à l’agression azérie

Dans l’actualité brûlante du conflit en Artsakh face à l’agression azérie, vous trouverez ci-dessous quelques informations

– Les articles de Stéphane dans Armenews.com

– Le discours du Président MACRON au Conseil de l’Europe le 1er octobre

– Et le message que nous a envoyé le Député Vincent BRU (qui fait partie du groupe d’amitié France-Arménie de l’Assemblée Nationale) en soutien au peuple arménien lors de la manifestation du 29/09 devant l’ambassade d’Azerbaïdjan :

« Je me suis rendu hier soir devant l’ambassade d’Azerbaïdjan pour protester aux côtés du peuple arménien contre l’offensive militaire lancée par l’Azerbaïdjan, et permise par la Turquie.
Devant les journalistes, j’ai interpellé le gouvernement et la communauté internationale sur l’attitude à adopter face à cette agression, et j’ai rappelé qu’il fallait que la démocratie triomphe et que c’était la raison pour laquelle nous soutenions tous ceux qui dénoncent ces dérives.
J’ai relayé l’information sur les réseaux sociaux où j’ai pu également exprimer mon soutien au peuple arménien. Bien à vous. »
Vincent Bru

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Faire un don au Fonds Arménien de France

« TOUS POUR L’ARTSAKH »
CAMPAGNE DE SOUTIEN AU PEUPLE DE L’ARTSAKH

Le 27 septembre, une campagne de collecte de dons « Tous pour l’Artsakh: soutien au peuple de l’Artsakh » a été lancée pour venir en aide à l’Artsakh, agressé par les forces turco-azéries.

En ce moment critique, nous encourageons tout le monde à contribuer auprès du Fonds Arménien de France pour cette initiative vitale.

Tous les fonds collectés au travers de cette plateforme seront transférés sur un compte spécial attribué à cette cause et seront utilisés pour subvenir aux besoins les plus urgents pendant cette période.

Lien pour faire un don au Fonds Arménien de France

Vahan Sarkissian à Biarritz en 2007

Վահան Սարգսյան - Վիքիպեդիա՝ ազատ հանրագիտարան

Les Basques et les Arméniens:
le défi d’une identité oubliée

Article publié en 2009 lors de son séjour au Pays Basque

Wikipedia en basque
Wikipedia en arménien
Armenian Trends – Basque et Arméniens article Sarkissian publié en 2011

Editorial de Valérie Toranian dans la Revue des Deux Mondes du 28/09/2020

C’est donc la guerre. Depuis dimanche 27 septembre, l’Azerbaïdjan soutenu par la Turquie, bombarde les Arméniens de la République d’Artsakh, République autonome du Haut-Karabakh, peuplée majoritairement d’Arméniens, ayant proclamé son indépendance en 1991.

« Ce qui se joue dans cette région montagneuse du Caucase ne peut se comprendre qu’en revenant à l’origine du conflit. Il ne s’agit pas d’une aventure «séparatiste» et donc enfreignant le cadre légal juridictionnel. »

Voir l’éditorial de Valérie Toranian

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